BMP – Mes doigts en forme de pinceaux colorés


Mes doigts en forme de pinceaux colorés 🙂 voilà je voudrais ceci à la place de la douleur, et des œdèmes dans mes articulations, qui emprisonnent mes doigts. Mais je suis plus forte que cette douleur, je dois lutter afin que cet emprisonnement n’aille pas se faufiler plus loin encore et ailleurs.
La peinture est mon allié, tenir un pinceau, tout comme réaliser de la mosaïque en coupant les tesselles et le modelage sont ma thérapie pour continuer à peindre comme je le peux, pour me battre face à cette situation et ça moi j’aime même si ce n’est pas toujours facile.
Je me suis installée dans la cuisine devant la fenêtre.
Je voulais réaliser un dessin à la fois rigolo et gai. C’était important pour moi. La couleur, les pinceaux font partie de ma thérapie maintenant encore plus pour repousser cette espèce de chose qui « m’invalide », une situation qui commence à s’installer et ça je le refuse totalement. Je veux voir danser les couleurs, les formes. Je refuse de perdre ma motricité, je veux rester BMP, Je veux continuer à pouvoir réaliser et partager les surprises du matin.
Le mot diminuer me vient de suite en tête et je ne le supporte pas.
En réalisant mon esquisse je me disais tu es BMP et ça tu dois t’y accrocher encore plus.
Voilà je me suis accrochée à tout cela pour réaliser mon esquisse.
J’ai commencé celle-ci par la réalisation des mains ! Puis les divers pinceaux.
Je voulais faire ressortir les deux situations. C’était important en ce qui me concerne. Les mains sans couleurs qui me font mal.
Et les pinceaux de couleurs,  la peinture aquarelle qui m’apportent ce mouvement qui me fait du bien, qui me servent à réaliser les manteaux de mes esquisses, pour faire naitre une nouvelle toile, ces pinceaux de couleurs sont devenus encore plus important, ils aides mes doigts, pour ne pas les laisser partir.
Une forme en bas pour réaliser une finition à mon esquisse.
Pour la recouvrir de son manteau, j’ai peins tous les pinceaux en couleurs. Ensuite les mains et là c’était sûr pas de couleur pour elles.
Je voulais séparer la douleur et ce que m’apporte comme « rééducation » l’art thérapie de tenir un pinceau et le mouvement que je réalise avec. J’en reviens à ce mot motricité.

Matériaux

Feuille de format 50 x 70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : noir d’ivoire, blanc de Chine, orange, bleu de Prusse, rouge brillant, vert de vessie, jaune moyen, bleu céruléum
Crayon graphique.
Mines de plomb étude.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je me suis amusée à réaliser ce dessin, un côté calmant était là.
Avec la douleur au niveau de mes doigts qui était là, je ne sais à quelle intensité elle était, mon inquiétude est là pour l’avenir. Concernant la motricité, et le reste.
Je souriais toute seule, je me disais si la médecine pouvait créer des mains en forme de pinceaux ça serait « trop cool ». On les enfilent et hop plus de douleur 🙂
Réaliser ce dessin m’a permis d’oublier un moment cette douleur, le fait de pouvoir tenir un pinceau, même si parfois celui-ci tombait car je ne sentais plus rien. Y déposer de l’aquarelle, de la voir s’étaler sur ma feuille, en réalisant ce mouvement avec ma main de haut en bas ou en allant sur les côtés. Même si parfois mes gestes allaient moins vite, et qu’ils étaient hésitant. Je me suis détendue 🙂 j’ai dansé avec mes pinceaux avec leurs mouvements.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Le mot surnaturellement était là. Le mot « j’ai réalisé » cette aquarelle a pris le dessus. Avec ce côté : continue comme tu le peux, dis-toi que la douleur est remplacé par ces pinceaux de couleurs quand tu as une douleur au point d’en être effrayée.

Une toile positive pour ma frayeur, un coté calmant. J’aimerais que ça reste présent à chaque fois quand je réalise une toile.

BMP – Modelage masque Touareg


Une exposition aura lieu  à Renazé le 19 mars : Le printemps des poètes. Chaque année la commune réalise de grands événements.
C’est dans cette ville où normalement je devrais exposer en octobre ou novembre : Exposition des jeunes talents.
Plein d’Artistes de la région et des alentours se retrouvent tous les ans pour exposer leurs œuvres.
L’année dernière j’y suis allée flâner, j’ai trouvé des réalisations de haut niveau, certains peintres réalisaient des tableaux sur place, peintures, pinceaux, et chevalets étaient de sortie. L’ambiance était agréable.
Ma grande y participe avec les enfants dont elle s’occupe au centre social de la mairie deux fois par semaine. Ils exposent le travail réalisé dans l’année.
Le thème du printemps des poètes cette année sera sur l’Afrique.
Sa patronne a entendu parler du blog et de tout ce qui s’y faisait dessus…
Mon travail mon modelage que je vais réaliser sera aussi exposé ce jour-là. Il y aura des poèmes réalisés par les enfants. Y compris l’exposition de plusieurs tableaux. Dont une réalisation d’un grand éléphant sur 3 tableaux, en peinture, j’en ai aperçu le début.
Donc de mon coté je me suis dit que je vais réaliser une figure pas trop compliquée. Mes doigts ne vont pas trop bien en ce moment.
Je voulais réaliser quelque chose 🙂 mon envie était très présente. Modeler en essayent d’y mettre les couleurs de l’Afrique au final. Ce petit côté fière ressortait de savoir que mon travail allait être exposé.
Ça me rappelle de très bons souvenirs.
Donc je vous présente mon travail.
Les masques africains restent pour moi une curiosité, j’ai cette impression que derrière chaque masque se raconte une histoire. Je les trouve parfois biscornus et attirants, limites effrayants et ensorceleurs.
Quand le mot Afrique a été prononcé, les mots comme savane sauvage, animaux géants, mystère sont ressortis de suite.
Pendant la réalisation de mon modelage, je me suis dit allez Béatrice réalise quelque chose qui ne fait pas trop peur, car ce côté là m’angoisse face au regard des autres, et de ne pas trop biscornu.
Pourtant le mot tordu sonnait bien dans ma tête.
Je trouvais super sympa que cette dame soit d’accord à ma participation tout comme ma grande. Mon lieu de résidence n’est pas là bas non plus.
Une exception.


Pour réaliser ma forme, je me suis basée sur cette image que j’avais dans ma tête. On dirait qu’elle a été photographiée par mon cerveau.
Comme au niveau du toucher, c’est un peu difficile en ce moment pour ressentir et autre, je sortais ma photo de mon cerveau de temps en temps, j’y jetais un coup d’œil pour l’observer et je la rangeais pour la prochaine fois et hop je continuais ma réalisation. Je dirais que c’était mon fil conducteur.
Aucune odeur n’est ressortie non plus au niveau de l’argile et je n’ai employé que très très peu d’eau, celle-ci était suffisamment maniable pour mes doigts. Ce qui a diminué mon angoisse, une grande aide.
Mes gestes n’étaient pas trop sûrs parfois, je dirais même hésitants. Je ne voulais pas de dérapage ou de bulles ou de craquements lors de la préparation de mon morceau d’argile. Je voulais réaliser quelque chose de lisse mais accompagné d’un peu de relief. Pour mettre en valeur ce visage.
J’ai eu quelques moments de blanc.
Ce qui m’a gêné c’était de ne pas trop ressentir aux niveaux de mes doigts, si la pâte était froide ou autre. Je sentais beaucoup mon pouls qui tapais fort et une impression d’avoir des piques qui jouaient à l’intérieur de mes doigts qui me piquaient.
Mais ce qui m’a plu c’est d’essayer de passer outre à tous ces symptômes qui venaient me taquiner, et de réaliser quelque chose c’était ça aussi pour moi l’important. Prendre du bon temps et de me montrer plus forte devant cette espèce de chose qui emprisonne mes doigts.
Pour m’aider un peu plus lors de la réalisation je me suis servie de farine, afin que mon modelage ne colle pas trop sur mon plateau, comme je ne ressentais pas vraiment la force dans me doigts, cette farine a permis à ma réalisation de mieux glisser et surtout de me permettre de mieux la manœuvrer dans tous les sens avec douceur pour ne rien casser. Et me permettre de mieux la saisir et tenir dans mes mains ma réalisation.
J’ai réussi à sortir quelque chose, c’est chouette, j’ai mis deux jours pour la réalisation certes un peu long, mais j’ai aussi réussi à faire travailler mes doigts. J’aurais aimé ressentir plus au touché en sensation, comme la dernière fois. Cette douceur sur la peau, après l’utilisation de l’argile elle glissait tout seule vraiment agréable à ressentir même pour le toucher.
Mais ça sera pour la prochaine fois, je suis contente d’avoir réussir à aller jusqu’au bout de ma réalisation. J’aurais pu faire mieux sûrement comme je me le dis à chaque fois. Mais je dois apprendre à être satisfaite du résultat de mon travail devant les difficultés qui se présentent sur du moment.

Matériels pour ma réalisation.

Argile blanche neutre, farine, eau, pinceau.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : rose portrait, jaune citron, rouge vermillon, vert prairie, bleu cobalt, orange, marron, terre de sienne brûlée, blanc de Chine, noir d’ivoire.