BMP – Le réconfort

BMP – Le réconfort
Parfois, quand je réfléchis, cela m’emmène loin dans mes pensées. Aujourd’hui, je repensais à la vie que nous avons depuis que cette crise sanitaire a éclaté et je me disais que cette nécessité de réconfort, de réconforter et d’être réconfortée était encore plus importante qu’avant. Cette capacité de réconforter se loge dans la plus belle partie de l’être humain : l’âme. Le réconfort, c’est ce qui redonne de la force morale, du courage, ce qui apporte de la consolation dans une situation pénible, qui fait souffrir. Ce coronavirus nous a fait souffrir et même encore. En fait je crois que tout le monde a besoin de réconfort. Ça peut bouleverser nos émotions, mais aussi celles des personnes à qui se réconfort est adressé.
J’aurais tendance à mettre le réconfort avec le soutien et l’écoute attentive. Ouvrir les yeux et le cœur et être toujours prêt à agir et à apporter du réconfort à celui qui est proche de nous, si c’est nécessaire. Le réconfort est partout : dans un regard, dans un sourire, dans un geste, dans un écrit et dans une étreinte. C’est un élan gratuit et souvent inconscient, sans qu’on se doute à quel point il peut être bénéfique pour l’autre. Bien sûr, la spontanéité, le réconfort ne se calculent pas. Cela vient de notre cœur. Et notre cerveau le met en mouvement de différentes façons pour l’autre. C’est la douceur qui se manifeste et se fait sentir. Mais attention, il faut faire attention avec ce geste de réconfort de ne pas devenir trop entreprenant ou prise de tête car l’effet positif pourrait se transformer en angoisses etc.
J’ai eu envie de rendre cette réflexion sur le réconfort plus vivante par une création.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Pour concrétiser mon esquisse, j’avais plusieurs idées qui faisaient des liens dans mon cerveau, mais je n’en n’ai retenu qu’une seule : le cœur. Je me dis que ce réconfort était dans l’âme et pour moi, l’âme se trouve dans le cœur. Comme cela touche également les émotions, mon idée était de dessiner un cœur avec une personne à l’intérieur dans une position de cocooning, recroquevillée dans une espèce de chaleur humaine et de bien-être. On se sent si bien dans ce réconfort que l’on n’a pas envie qu’il s’éparpille ailleurs pour se perdre, c’est pourquoi il fallait que cela évoque une posture chaleureuse.
Mon esquisse étant terminée, j’ai déposé mes couleurs, un voyage entre le ton jaune, le violet, l’orangé et le bleu entre autres. Ces couleurs me paraissaient bien exprimer la chaleur ; elles devaient aller avec ce mouvement de réconfort et de bien-être. Les finitions ont été faites soit au pinceau, soit au feutre.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. J’ai utilisé un crayon à papier HB, comme médium de la peinture aquarelle, un pinceau au bout rond, des feutres de couleur et un crayon noir.

Que ressentez-vous face à votre production ?

J’observe ma production de très loin, dans ma tête, j’avais envie de prendre la place de cette personne qui se trouvait dans le cœur. D’ailleurs le mien bat très fort. Je me sens aspirée dans mon cerveau, mais je ne ressens rien de négatif ! Quand je pense à cette crise sanitaire, elle me fait encore souffrir sur certains points ! Il y a encore beaucoup à dire sur ce réconfort…

BMP – Que de petites formes dans ce cœur

BMP – Que de petites formes dans ce cœur

Il y a peu de temps, j’avais fait apparaître une production dont le titre était : « un cerveau qui vit, un cerveau bien vivant ». Je m’étais bien éclatée à faire apparaître le mouvement de l’intérieur de ce cerveau, car je trouvais sa plasticité extraordinaire, et même encore maintenant !

BMP – Un cerveau qui vit, un cerveau bien vivant

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Je me suis installée dans mon espace à dessin, avec devant moi cette feuille bien trop blanche pour moi, feuille que j’avais bien l’intention de remplir par de multitudes formes de diverses tailles. Il y a aussi sur ma table, tous mes crayons Faber-Castell Pitt artis, de couleur noire. Et me voilà lancée à dessiner cet organe qui nous permet de vivre: le cœur. J’ai choisi un dessin simplifié, car je savais que tous ces petits détails qui l’habilleraient, je le ferais apparaître en « direct » sur ma feuille au moment de recouvrir mon esquisse de son manteau. Mais pendant que je faisais naître mon ébauche je pensais justement à tous les petits détails que je pourrais mettre pour pouvoir  retranscrire cet effet de miniature dans ce cœur. Une façon de dire voilà dans celui-ci on peut y déposer pas mal de situations, il est grand et fort. Et c’était bien cette force qui me parlait à ce moment-là. Et tous ces petits secrets également que l’on pouvait y déposer en toute sécurité.

Une fois l’esquisse terminée, je me suis lancée à faire apparaître les premières petites formes. Plus j’avançais et plus je voulais en rajouter comme pour faire comprendre que j’avais plein de choses à rajouter dans ce cœur. Je prenais plaisir à le remplir, et j’avais cette image qu’il était fort très fort. Et cela me faisait un peu rire, car je me disais que ce cœur, avec tout ce qui m’est arrivé il a intérêt à être fort. Aller ainsi la vie ! Mon œuvre prenait forme avec ce petit côté miniature et l’instant présent est là, sans oublier le plaisir qui avait pointé son nez dès le début et qui s’agrandissait qu’aux finitions que je fessais directement.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium, j’ai des crayons Faber-Castell Pitt artis pen de couleur noire

Que ressentez-vous en face de votre création ?

Je me félicite de ma concentration. Oui, j’apprécie quand elle est mon alliée ! Bon, il y a eu des petits blancs, mais ça ne se voit pas, mais j’ai bien envie de rajouter mais ou est le problème BMP ? Il y en a pas avec le plaisir !