BD – Exposition fabrication du papier peinture à la Galerie Neuve à Tours

Sortie de l’hôpital et hop c’est reparti… En cet après-midi du 3 mai 2022, j’ai emmené le groupe d’art plastique de la Table de Jeanne-Marie découvrir une nouvelle exposition qui a lieu en ce moment à la Galerie Neuve à Tours. Une belle surprise pour le groupe !

Mais pas que, car nous avons également assisté à une démonstration de fabrication de papier.
Au plaisir des yeux 🙂
« Quand nos vies s’entremêlent… Papier recyclé et fils de coton. »

« Papier recyclé et fils de coton. »

Le lance-mots

Posologie
Quand, de la gorge, se dénoue
L’étreinte de l’angoisse vile,
Alors l’aigre aigreur des mots-bile
S’écoule aussitôt de la soue.
C’est le murmure des maux mûrs
Que l’on découpe au chalumeau !
Des mots qui sortent ou qu’on extirpe
Et dont on ressent la morsure
Jusqu’au plus profond de ses tripes
Et là où rôde la mort sûre.
Des mots qui suintent ou qu’on arrache,
Des mots agiles, des mots ardus,
Des mots hardis ou retenus,
Des mots du cœur ou bien moqueurs,
Des haut-le-cœur qui interloquent
Et qui mettent le cœur en loques.
Car entre le mot et la mort,
Il n’y a qu’un peu d’R qui circule,
Et dans ce bal des mots, des cris,
Les cris de l’écrit s’articulent
En moqueries ou en mots-cris.
Des mots lisses ou qui démolissent,
Qui se débattent ou qui bâtissent,
Mots dits, bien dits ou bien mal dits,
Mots nouveau-nés ou démodés
Car le mot naît, puis le mot ment,
Puis le mot râle, et mord, et meurt
De son dard qu’il a arraché
Et qui est resté attaché
A la plaie qu’il vient de fouailler.
Et peu importe le moment
Où s’est éteinte la rumeur !
Quand la plume a vidé son fiel,
Alors arrivent les mots doux.
De tes blessures, ils sont le miel,
Quand ils glissent, ils font un bien fou !
Ecris là cette douceur sourde
Qui apaise de ses mots dits
Tous les maux étranges qui sourdent
De ta béance de maudit.
Et maintenant, allez, écris !
Et maintenant, ça râle et crie !
Avec ou sans carte vitale,
C’est juste ici que tu t’étales !
Là où c’est marqué d’une croix !
Que cela soulage la tienne !
Tel est l’objet de cette antienne
Gratuite ! Qu’est-ce que tu crois !
Les mots sont des médicaments,
Leurs murmures sont des calmants,
Dépasse la dose prescrite,
Ici la sagesse est proscrite !

Orchis… on dirait une jacinthe mais non.

Hanami. Papier recyclé et débris d’euros de la Chutothèque. Gouache et poussière de craie./em>

« L’absente de tout bouquet » papier ginkgo, papier recyclé, gouache, végétaux sur cadre recyclé.

Journée papier

« Cadres à peindre » en carton recyclé

Nous avons passé un très bel après-midi de partage et de découverte. Sans oublier le soleil qui n’a fait qu’augmenter le plaisir d’être tous ensemble et de profiter de cet instant présent.
Merci aux deux artistes pour l’accueil et de nous avoir fait partager leur passion :

BD – Peinture aux diamants

BD – Canevas
Qu’est-ce que le diamond Painting ?

Vous avez peut-être récemment entendu parler du diamond painting. Qu’il soit grand ou petit, ce passe-temps est devenu une référence pour tous les passionnés de loisirs créatifs. Les jeunes et les moins jeunes raffolent en effet à l’idée de mettre de petits cristaux de strass directement sur une toile pour au final créer des motifs colorés brillant de milles feux.
Considérez cela comme un mix entre le point de croix, la broderie et la peinture par numéro. En divergeant leur attention vers une activité paisible et relaxant, les amateurs de bricolage apprécieront de passer un moment de détente. Une belle occasion de diminuer son niveau de stress ! En même temps, l’activité de diamond painting entraîne le cerveau à se concentrer et améliore la capacité d’attention et de précision. Ces qualités sont en effet nécessaires pour obtenir un beau tableau qui pourra parfaitement décorer et mettre en valeur votre intérieur.

Je me suis dit, pourquoi ne pas essayer ? car étant hospitalisée pour plusieurs jours, je devais absolument m’occuper l’esprit pour éviter de rentrer dans des pensées négatives. Je devais absolument garder le moral.
Le souci, dans certains services, on ne peut pas amener la peinture, etc. Situation que je peux comprendre. De plus avec tous les branchements, mes mouvements étaient pas mal limités.
La découverte de cette nouvelle technique, m’a demandé beaucoup de concentration, et de patience, hum ceci, je l’ai compris au fur à mesure que le collage prenait forme. J’ai donc avancé à petit pas, je devais avoir les yeux en face des trous, et avec les traitements ce n’est pas simple. Mais l’humour était là avec l’équipe médicale du service qui prenait aussi plaisir à observer l’évolution de cette nouvelle création.

Comment avez-vous procédé pour concrétiser votre production ?

Lorsque j’ai démarré je devais soulever la petite partie du papier de libération, qui se trouve sur le motif. Celui-ci était présent afin d’éviter d’amener d’autres poussières collantes qui affecteraient l’effet de collage.
Ensuite, je devais placer le diamant de couleur en fonction du numéro de séquence.
Alors à lire la consigne ceci me paraissait simple, c’est ce que je me suis dit, mais non, car il faut avant tout bien faire tenir le diamant minuscule au bout du stylo où j’avais déposé avant une goutte de colle. Après, il faut le placer bien droit et à sa place sans dépasser sur la partie du motif afin de laisser place pour les autres.
Ah ! La minutie me sonnait à chaque fois dans la tête, parfois, j’en riais, car quand je ne reconnais plus les numéros ou les lettres où que je voyais flous là, il n’y avait plus personne. La pause se faisait entendre, d’où l’avancement par petits pas. Le principal est cette découverte, je devais la faire sans me tortiller le cerveau.
Je devais essayer d’y prendre plaisir même si cette hospitalisation se montrait complexe et que l’avenir était bien fragile.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur une toile à l’huile de 30 cm X 30 cm, il faut également un stylo gemme, un plateau en plastique, une pince à épiler et des diamants de toutes les couleurs.

Que ressentez-vous devant votre production ?

Une fois terminé, ma première réaction a été de pousser un grand ouf. Je sentais un léger sourire avec une petite dose de satisfaction, Je me suis même dit : « tu vois cher traitement, tu ne m’as pas encore eue ! », même si j’étais inondée par les effets secondaires, etc.
Je préfère mes pinceaux, mais quand je n’ai pas le choix, les découvertes sont les bienvenues. Garder le courage, c’est important, mais c’est aussi pouvoir attirer notre attention sur autre chose que les traitements, etc.