BMP – Un violon tordu et ses chapeaux de couleurs


Une idée qui me passait par là dans ma tête, réaliser une esquisse avec des chapeaux pour se couvrir du soleil par exemple, et un violon un peu tordu, qui fera résonner le son de sa mélodie ensoleillée dans les airs.
Donc pour les couleurs vu l’ensemble de la situation du thème de ma toile, il fallait que je fasse ressortir des couleurs, chaudes gaies, comme si elles s’envolaient pour apporter la bonne humeur un peu partout.

Comment avez-vous dessiné ?

Il fait très beau, pas trop chaud, alors avec mon « fidèle » compagnon à quatre pattes, nous nous sommes installés dehors, lui s’est allongé de tout son long sur la pelouse, et moi je commençais mon esquisse.

Matériaux utilisés :

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle.
Fond de mon tableau, pastels secs.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles orange, bleu outremer, vert foncé, vert émeraude, magenta, brun Van Dyck, violet, jaune de Naples, orange, vert de vessie, blanc de Chine, noir d’ivoire, rouge vermillon.

Qu’avez-vous ressenti ?

Cette petite angoisse de la dernière séance avec le docteur L. qui est toujours là à me taquiner… mes éternelles questions ! Et si j’avais fait ci ou ça…
Je voulais noyer cette angoisse dans de la couleurs. Je n’aime pas ressentir en moi ce que je ressentais, ce côté bizarre, à côté de ma tête et c’était le cas, et cela fait augmenter mon angoisse.
Voilà aussi pourquoi je voulais réaliser un tableau de couleurs gaies et originales.
Pour faire voltiger tout ce qui me tracassait. Et faire ressortir juste la bonne humeur.
Au cour de la réalisation du manteau aquarelle, je pensais à ce bocal et peu à peu j’y mettais dedans cette angoisse, qui devenait de moins en moins présente.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Je n »arrive pas à me dire « tu as fait un beau travail », il y a toujours ces mots » tu peux faire mieux ». Mais je me disais : mais regarde juste ta peinture et arrête de penser ci ou ça ! Juste sans te trifouiller la cerveau.
Je ne ressens pas d’angoisse en le regardant, mais le mot « fouillis » est là mais rien de méchant.
Finalement je me disais j’ai aimé ce moment à peindre et je ne pensais plus à cette angoisse.

BMP – Un dessin pour traduire le mot intimité


Mais ce mot me pose beaucoup de question: l’intimité pour moi, qu’est ce que c’est ?
Voilà, comment je perçois ce mot, mais cela risque d’être un peu mélangé dans ce que je vais écrire.
D’abord c’est un besoin et aussi un droit que l’on doit se permettre. Maintenant cela reste complexe comme situation.
Je dirais que l’intimité c’est un  « moment » où l’on peut réfléchir, même se reposer, parce qu’on se sent protégé, soi-même et que les autres ne rentrent pas dans ma bulle.
C’est la « vie » intime, privée, avec un petit côté « secret ». Je dirai qu’il désigne de ce qu’il a de plus profondément enfoui en chacun de nous, au fond de nous, dans notre intérieur.
L’intimité est toujours quelque chose de mystérieux, comme un jardin secret, qui est au moins en partie inaccessible et invisible, je dirais qu’il y a ce côté inconnu de nous qui est là.
En ce qui me concerne, ce mot à plusieurs facettes.
1- L’ intimité extérieure de « présence » qui rentre dans une relation de partage amicale, familiale, conjugale ou même thérapeutique. Cette relation permet la confidence et la complicité.
2- Mais y a aussi l’autre « facette » à ne pas ignorer, qui est notre intimité à nous. Cela recouvre tout aussi bien la vie sentimentale, la vie familiale, le domicile de la personne, la pratique religieuse, l’état de santé, etc. Une part importante.
3-Je dirais aussi qu’il y a le respect de l’intimité physique et psychique de la personne et de ses droits. Cela se pose pour les professionnels face à leur patient. Trouver la bonne distance pour comprendre les situations qui troublent, gênent, pour le traiter en respectant ce qui est au plus profond de la personne qu’ils reçoivent.
4-Et bien sur il y a l’intimité dans la sexualité. L’être vivant, ses pulsions, sa vitalité et ses possibles débordements. La sexualité et ses différents modes d’expression. Le contexte, le lieu, le moment et les conditions qui permettent de préserver la dimension d’intimité dans l’expression de la sexualité.
En ce qui me concerne, l’intimité c’est un lieu où je ne suis pas sous le regard de l’autre, épiée, jugée etc. Un lieu où je ne suis en sécurité, où personne ne peut rentrer sans avoir mon autorisation et cette situation est nouvelle.
Ce qui n’a pas été le cas dans mon passé où tout le monde fessait des intrusions forcées.
Par contre si l’intimité entre deux personnes exige de sacrifier sa propre intimité, cela signifie que l’on renonce à cet espace où l’on est à l’autre un mystère. C’est comme un cocon, et il faudrait alors renoncer à notre cocon personnel.
Si l’intimité se transforme en familiarité alors il y a danger. Car il n’y a pas d’intimité entre deux êtres sans le respect absolu comme il se doit de l’intimité de chacun, alors là le danger pointe son nez, et c’est là que j’en reviens aux limites. Respecter l’espace de l’autre et que l’autre respecte votre espace.
L’intimité c’est aussi accepter cet espace où l’autre n’existe pas pour nous, où il demeure que rien ne peut être filtré, à notre savoir, où il peut déployer des possibilités de son être que nous ignorons, c’est lui donner l’autorisation de se découvrir autrement.
Parfois je me demande jusqu’à quel point va mon intimité ? Le sait on vraiment ? L’intimité pour moi, va avec le respect de mon identité, mais aussi de celle de l’autre.
C’est pour cela que je me dis que ce mot intimité n’est pas si facile à bien expliquer et à comprendre.

Dessin :

Pour la réalisation de mon esquisse, j’ai pensé à ce côté qui montre ce que je peux ou non dévoiler, c’est pour cela que j’ai dessiné un verrou avec une clef, qui représente ce que je peux exprimer, et écrire venant de mon livre secret que j’ai représenté. Un corps celui-ci représente la personne qui doit décider ce qu’elle doit dire ou faire pour garder son intimité.
J’ai commencé par dessiner le corps, ensuite le verrou et j’ai terminé par le livre dans lequel est inscrit ma vie…
Les couleurs je les ai choisies sur le moment, je n’en voulais pas beaucoup, dans ma tête ça se présente comme ceci, sombre.

Matériaux utilisés :

Peinture réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs suivantes en aquarelle : rouge vermillon, bleu outremer, jaune de Naples, blanc de Chine, noir d’ivoire, vert émeraude à ma façon.
Même si c’est un peu compliqué de trouver les bons mots, je trouve ce travail intéressant.