BMP – Salade de pétales de fleurs


Quand le temps me le permet, avant d’aller à l’association des Blouses Roses, je passe dans le jardin botanique pour marcher un peu prendre un peu l’air avec mon  MP3. Avec le temps des derniers jours les fleurs ont eu un peu de mal à résister au vent et cela a fait un peu de dégâts et donc, par terre, il y avait pas mal de pétales et de fleurs. C’est là que mon idée est apparue. Pourquoi ne pas leur donner une autre vie à toutes ses couleurs ? Ne serait-ce qu’un court instant.
J’ai donc ramasser le plus de pétales et de fleurs possible, que j’ai rangés par la suite en bas de mon réfrigérateur le temps de les conserver afin que je puisse les utiliser plus tard.
Pour la naissance de mon tableau, je ne voulais pas m’arrêter à coller les fleurs et hop c’est fini. Non il n’y avait pas d’intérêt ! Je suis dans l’observation. Tout comme je reste émerveillée de ce que peut nous offrir la nature.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre composition ?

Par exemple pour mon  premier collage je me suis arrêtée à ce beau dégradé de bleu turquoise violet. Celui-ci m’a tout de suite attiré par sa couleur. Et la forme de ses pétales m’a fait penser à des nénuphars. Il y a eu également cette couleur rouge, la couleur de ce coquelicot, ce jaune, et ce petit dégradé légèrement marron qui se trouve dessus. Ceci me faisait penser à un coucher de soleil au moment des veillées. Et puis il y a cette couleur violet taché. Sur le moment celui-ci m’a fait penser à une forme globulaire colorée sur une surface. Comme quoi, mes observations ne sont jamais les mêmes… voilà à quoi je me suis arrêtée en faisant cette composition.
Pour continuer à le faire grandir j’ai rajouté ce petit côté « foufou » moins sérieux plus olé olé. j’ai donc découpé d’autres morceaux de pétales et de fleurs avec des ciseaux que j’ai parsemés un peu partout sur la surface, comme des graines, comme pour les refaire vivre, sans trop réfléchir. Comme pour rappeler le temps des derniers jours… comme pour rappeler également que les pétales et les fleurs venaient du jardin botanique. Peut-être pour rappeler leurs aromes divers fleuris bien parfumés qui par moment me titillaient le nez. Voilà comment est née cette composition, tout simplement. Un petit moment sympathique un petit moment imprévu, dont j’essaie de profiter quand celui-ci se présente.

Matériaux utilisés

Châssis classique en coton blanc 46 x 38 cm
Peinture blanche, gros pinceau
Colle glu
Fleurs diverses et pétales
Ciseaux.

BMP – Rose des vents


Une rose des vents faite en coquilles de moules en coquilles de pistaches et en coquilles d’œufs.
Cette idée m’est venue en pensant aux souvenirs de vacances et à la mer. Et comme il y avait longtemps que je n’avais pas fait de collages, je me suis dit que je pouvais me lancer.
Je souhaitais faire une petite mosaïque ma première idée était celle-ci avec les différentes coquilles, mais je n’avais pas trop réfléchi à la difficulté pour la pose du joint pour la suite de mon travail face à la fragilité des coquilles.
Mais comme les matières que j’avais choisies m’attiraient, j’ai suivi mon idée et cela a fini par un collage 🙂 c’était une autre idée.
Ce qui m’a également attirée, c’est la minutie, la précision et le côté fragile que faisait apparaître ce collage. Tout comme cette qualité soignée que j’apprécie tout particulièrement dans un travail.
Au début j’ai commencé par coller chacune des différentes matières c’est-à-dire les coquilles de moules et de pistaches, car je n’avais jamais travaillé cette matière. Et ma curiosité était de savoir aussi comment j’allais les fixer sur ma forme dessinée et comment allait être le rendu final. Ma curiosité de découverte était là !

Finalement après réflexion j’ai opté pour la colle à mosaïque blanche, et non la colle scotch.
Je devais aussi observer comment je devais positionner ma coquille pour le collage, afin qu’elle tienne, sachant que sa forme n’était pas uniforme.
J’ai également fait appel à ma patience, tout comme pour coller les coquilles d’œufs qui elles restaient collées au bout de mes doigts, et se cassaient facilement. Mais je me disais ça ne serait pas drôle si il y avait rien à surmonter ! Il y aurait eu trop de monotonie non ?
Plus mon collage prenait forme et plus je me sentais à l’aise et même par moment je me disais que celui-ci était trop petit dans son motif ! je riais toute seule. Et pourtant cette angoisse de ne jamais y arriver, du moins d’arriver au bout était présente et par moments elle me bloque encore, elle me met des bâtons, des battons dans les roues. Cela me fait revenir à cette difficile question de la confiance en moi.
Je n’ai pas cherché à trier non plus, les couleurs des coquilles des moules, j’ai laissé le côté naturel de celles-ci. Je pense que c’est pour cela que par moment une petite touche blanche apparaît par ci par là dans mon collage. Je trouvais que cela rappelait le côté marin et ce côté également rose des vents.
Ma petite touche d’originalité c’était le fait d’incorporer les coquilles de pistache.
C’est un collage que j’ai fait naître sur plusieurs jours, une petite détente entre mon travail. J’ai apprécié. Cela me permet de réfléchir et de pousser aussi mes réflexions sur mon travail en cour. Ou aussi de prendre du recul sur d’autres événements.
Je dirais aussi cela m’évite de tourner en rond.
Voilà un petit plus 🙂
Mais ce n’est pas du travail de mosaïque, ce n’est pas le même travail de coupe, mon regard n’est pas le même, y compris pour la recherche, pour le déroulement du travail. Je devrais chercher et voir comment je pourrais reprendre la mosaïque sans trop couper les tesselles. J’aimerais bien ! bien !
Voici un lien pour en savoir un peu plus sur cette rose des vents des pêcheurs normands:
https://www.dielette.fr/2017/06/05/dou-nous-vient-la-rose-des-vents-des-pecheurs-normands/

Matériaux utilisés

Cadre Mosaïque 35 cm 35 cm
Colle mosaïque blanche
Coquilles de pistaches
Coquilles de moules
Coquilles d’œufs