BD – Travail sur le muguet du 1° Mai

« Atelier collage et dessin » à l’association Amac et à « La table de Jeanne-Marie ». Beaucoup de situations changent à l’association…
Mon idée était de faire connaître au jeunes migrants l’histoire du 1er mai et du brin de muguet, car cela fait partie de nos traditions et des coutumes. J’ai donc chercher sur internet des documents concernant l’histoire de ce muguet, pour pouvoir en parler avec les jeunes avant de commencer l’atelier collage, dessin, peinture. Je trouve que c’est important de connaître à quoi correspond le thème proposé.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/2015/05/01/en-ce-1er-mai-un-brin-d-histoire-du-muguet-716413.html

J’étais aidée par A.et M.; V. est arrivée plus tard. Nous avons préparé le matériel et les jeunes sont arrivés et se sont installés.
M. a lu le document trouvé sur internet, ce qui a donné aux jeunes des idées de dessin. J’avais apporté des petites nouilles pour les clochettes du muguet, mais les jeunes devaient les peindre au préalable, soit en blanc, soit en violet. Il y avait aussi des feuilles vertes, comme support au collage, mais c’était juste “au cas où”. Le but étant toujours de faire fonctionner leur imagination pour créer de l’original et non pas du copier-coller.
Deux personnes ont eu un peu de mal, mais comme nous étions assez nombreuses, nous avons pu aider ces personnes et écouter les idées des uns et des autres. Il y a eu aussi quelques retardataires qui ont pris le train en marche et qui ont pu mettre leurs idées à plat sur les feuilles.
Les jeunes prenaient plaisir à faire leur collage et leur plaisir était contagieux. On entendait c’est “cools” des “oui, c’est cool”. Je me suis rendue compte que les jeunes étaient bien organisés, qu’ils maîtrisaient bien les différentes étapes de leur travail. Les échanges avec les jeunes étaient enrichissants.
Dans ce groupe de cet après-midi, il y avait de nouvelles personnes ce qui a permis à celles-ci de se faire une petite idée de cet atelier de dessins. Elles apprendront également le français.
Comme d’habitude, j’ai prévenu un peu avant la fin de l’atelier, pour que les jeunes puissent finir sans se bousculer. Je ne voulais pas de hâte qui aurait cassé ce moment de détente. Nous avons rangé tous ensemble, puis nous avons accroché les dessins sur les tableaux prévus à cet effet et nous avons terminé par un goûter.

BMP – Exposition artistique « Les Masques Blancs exposent »

Association EPAPI France Les Masques Blancs

Pour participer : envoyez nous vos créations, peintures, dessins, poésies, chansons… Ensemble ♥

Cette exposition sera permanente.


Définition Masque Blanc : Ce masque, représente l’innocence de l’enfance, celle qu’on nous a volée dans le passé, aujourd’hui nous le portons avec fierté. Aujourd’hui, il devient le symbole de notre courage, de notre force et de notre renaissance. Nous passons de victimes aux masques blancs.
Nous passons du mutisme à l’expression ! Nous passons de la solitude, à l’union ! Nous passons de l’ombre à la lumière. Ce qui fut notre pire cauchemar, devient aujourd’hui notre plus grande force.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre masque ?

Installée dans la cuisine, accompagnée d’un peu de musique. J’ai commencé par recouvrir le masque des bandes de plâtres, découpées en petits morceaux. Mais auparavant, j’avais badigeonné le masque de savon avec un pinceau et j’avais mis les bandes de plâtres découpées en petits morceaux, à tremper dans une petite coupelle d’eau chaude.
Cela, je l’ai fait trois fois.
Avant de passer à l’étape suivante, la couleur, je devais poncer le masque pour le rendre plus doux et pour enlever le plâtre en excès.
Ma première idée était de mettre de la couleur noire et grise, sur une moitié du masque, pour faire parler le fait qu’on a fait saigner l’innocence de la petite fille que j’étais, en me prenant pour une poupée de chiffon, en me maltraitant, en me violant et là j’en passe.
Puis, je voulais donner du corps à cette innocence et j’ai pensé à mettre une matière blanche comme de la dentelle que je collerai sur le côté noir.
Ma logique pour ce travail était donc : du blanc pour faire apparaître l’innocence de la petite fille, du gris pour faire parler du fait qu’on m’a fait mal et le noir pour exprimer que l’on a détruit l’innocence de cette petite fille qui était en moi.
Quant à l’autre partie du masque, je voulais y mettre plein de couleurs avec des encres aquarelles et de la peinture acrylique. Cela expliquerait qu’avec un travail sur moi avec l’aide de professionnels, je souffre moins, ce passé je le digère peu à peu.
Je sors de ce passé qui veut me pousser à mourir, à m’auto-mutiler à me faire du mal.
Pour la finition j’ai rajouté quelque plumes blanches légères… un peu pour dire que ce passé est plus léger par moment dans ma tête..
Maintenant, j’ai ce courage de me tenir droite, même si parfois je penche encore !
Je suis passée du noir au gris, aux couleurs colorées.
J’essaie de reprendre vie doucement, le mouvement est dans le présent du moins il essaie d’y rester.
C’est ainsi qu’est né mon masque blanc.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Pour faire mon masque en plâtre (Masque en carton)
Bande de plâtre de couleur blanche
Dentelle blanche
Peinture acrylique.
Savon
Colle blanche.
Plume blanche, patte à fixe, colle mosaïque.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai aimé faire ce masque, cela a regroupé plusieurs possibilités de façon à faire naître celui-ci ? C’est une autre façon de faire percevoir ce positif dans le temps présent. Après j’irais pas plus loin. Concernant les situations qui restent fragiles : elles n’ont pas leur place dans cette œuvre. Après je rajouterais que c’est sur un masque à part et que cela peut heurter.