BMP – Un drôle de visage ! Petit robot

BMP – Un drôle de visage ! Petit robot
Cette idée m’est venue après la lecture d’articles qui je lis en ce moment, comme par exemple : Voici Nina, le plus sociable des robots ! Des machines qui nous transforment. Des articles instructifs, intéressants que vous pouvez retrouver sur la page Facebook de Art-Thérapie Virtus ou sur son site : https://artherapievirtus.org/virtuel/
Mon idée était de faire apparaître un petit côté « déjanté », un brin de folie et un côté rigolo. En fait je souhaitais faire un petit clin d’œil !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon ébauche, des idées affluaient dans ma tête, mais rien ne les attachaient les unes aux autres. Mais je savais que je devais mettre du relief, avec un petit mélange de forme qui donnerait l’impression que ce drôle de visage, ce petit robot serait habité. Je devais pour cela retranscrire des murs, des poutres, des escaliers, des petits balcons, des passerelles, des surfaces plus hautes et plates. Surtout, je ne devais pas oublier de faire apparaître les yeux, rappeler que c’est un visage, mais un drôle de petit robot.
Je me suis amusée à faire naître mon esquisse : j’observais comment mettre ceci ou cela à tel ou à tel endroit. Un peu comme si je construisais une maison dans un petit robot, celui-ci devait être joyeux et gai.
Pour poser mes couleurs je ne quittais pas, dans ma tête, cette gaieté. J’imaginais ce petit robot, ce visage se déplacer. Mon côté déjanté, qui souhaitait s’amuser, devait aller jusqu’au bout.
J’ai pris goût à mettre plein de couleurs pour habiller mon esquisse, mais tout en réfléchissant bien à l’endroit où je devais mettre telle ou telle couleur.
Pour cela, je posais régulièrement mon esquisse qui prenait les couleurs petit à petit, sur le grand chevalet. Plus j’avançais et plus je percevais légèrement le côté labyrinthe dans ma forme, un petit plus inattendu. Mais je percevais que l’on ne pouvait pas s’y perdre et cela c’était chouette.
Les finitions ont été effectuées aux feutres à pointes fines.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je ne sens pas trop d’angoisse. J’ai pris du plaisir, aussi bien à faire apparaître mon idée, que d’y déposer des couleurs.
J’apprécie de plus en plus de faire naître des productions qui durent dans le temps, ce qui de plus m’apprend à prendre mon temps.

BMP – Une production aux couleurs de figues et de mousse au chocolat

BMP – Une production aux couleurs de figues et de mousse au chocolat
Prendre les fruits très très abîmés pour en faire une création.
C’est le moment des fruits : figue, poire, banane, orange, tous remplis de bonnes vitamines pour nous préparer à l’hiver.
A l’association la TJM, il y avait des figues très abîmées dans la poubelle, quand je peux récupérer des fruits ou autre pour donner une deuxième vie, soit je demande que l’on mette de côté et je passe les prendre, ou alors je les choisis moi-même et c’est de là que mon idée est venue. Mon côté « petite sorcière” et mon côté envie de découvertes ont pointé leur nez. Pourquoi ne pas m’amuser avec la couleur de ces fruits ? C’est comme un recyclage que je faisais là. Comme là avec ces figues !
Aussitôt une idée me vient, car j’étais vraiment attirée par cette figue. C’est beau une figue coupée en deux, c’est un festival de couleurs et de saveurs, puisque la figue est un fruit gourmand et gorgé de soleil. Avec le temps en ce moment, cette figue  était la bienvenue. Selon les variétés, les couleurs vont du vert au noir, en passant par le jaune et le rouge. Sa chair est onctueuse, avec une saveur douce, parfois acidulée.
Celle dont j’allais me servir pour faire naître ma production était de couleur rouge avec un joli dégradé ; l’idée lui donnait une autre vie avec ce que je pouvais récupérer de ce fruit abîmé, qui vaut très cher, avant de le remettre à la poubelle.
Je voulais rajouter un petit plus, car si mon intention était de faire apparaître les couleurs de ma figue, avec les couleurs aquarelles, il me manquait une touche qui allait avec cette originalité de jouer avec les couleurs du fruit. J’ai pensé à rajouter un peu de mousse au chocolat, qui remplacerait la couleur aquarelle c’est-à-dire, le marron-noir.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre création ?

Pour commencer ma production, j’ai récupéré la partie saine de ma figue, il n’y en avait pas beaucoup, mais suffisamment, j’étais contente, de pouvoir laisser une empreinte de cette figue sur ma feuille. J’avais donc un peu de sa peau et des couleurs de son intérieur. J’ai déposé cela au centre de ma feuille, en appuyant doucement avec mes doigts, puis j’ai mouillé un peu plus ma feuille avec de l’eau. J’ai commencé par rajouter de la peinture aquarelle jaune, car ce jaune et ses nuances allaient bien. Puis j’ai rajouté du bleu, du vert, toujours en rajoutant parfois de l’eau, parfois pas.
Ensuite, je remets un peu de couleur venant de la figue, qui même très abîmée m’a donné de sa couleur. Comme pour le début, je la presse doucement. J’avais aussi envie d’y laisser les petits pépins. Un petit plus de relief mais qui reste discret : on pourrait même penser que c’est de la peinture.
C’est à ce moment-là, que j’ai donc rajouté un peu de crème au chocolat, que j’ai travaillé avec mon pinceau et la peinture aquarelle qui se trouvait déjà sur ma feuille. J’ai juste rajouté vers la fin, un peu plus de jaune et de vert.
L’odeur agréable était là, on pourrait penser que finalement l’été était toujours là et c’est ce que je souhaitais : profiter de toutes ces couleurs et de tout ce  que j’avais pu récupérer de cette figue avant qu’elle soit jetée définitivement.
Sur ma feuille j’avais une autre vie qui était apparue grâce à ce recyclage. Comme quoi, et ce n’était pas prévu, cet imprévu est source de plaisir. Dans le dessin les imprévus sont presque toujours de bonnes choses, ce qui n’est pas le cas toujours dans la vie de tous les jours.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Composition conçue sur feuille blanche 36 x 48 cm Figue abîmée, peinture aquarelle, mousse au chocolat, eau, pinceau.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai passé un bon moment, l’empreinte de la figue abîmée est là sur ma feuille, accompagnée de la bonne odeur de mousse au chocolat. Pas trop d’angoisses, du moins elles sont moins fortes. J’essaie de profiter de l’instant présent, sans trop penser loin devant moi, pour éviter les questions trop complexe etc.