
Un atelier d’arts plastiques différent, ce mardi 27 octobre 2020, à l’association La Table de Jeanne-Marie.
Toujours dans l’ambiance de l’automne, et dans les couleurs de cette saison, mais travaillées d’une autre manière.
Du monde autour des tables, les personnes voulaient toutes découvrir cette idée qui les attirait, surtout quand je leur ai parlé de bombe de couleur.
Une fois les personnes accueillies par mon équipe et bien installées à leur table, avec leur masque, j’ai commencé par expliquer le thème de l’atelier.
Travailler sur l’empreinte des feuilles avec l’aide de bombe de couleur tout en rajoutant leurs idées pour agrandir celle que je venais d’avancer : “Vous commencez par mettre un fond de couleur sur votre feuille, puis vous prenez l’empreinte de votre feuille, que vous retirez ensuite. Puis vous laissez libre cours à votre imagination”.
De mon côté j’avais “donné » quelques exemples, qui ont été réexpliqués par mon équipe, aux personnes qui souhaitaient avoir plus de petits détails pour peaufiner leur propre idée à elle.
Ce travail avec les bombes de couleurs a ravi les personnes et a même attiré les curieux qui observaient de loin.
Il n’a pas fallu longtemps pour voir naître,les premières couleurs mais aussi les empreintes de feuille.
Chaque personne a pu imaginer elle-même l’effet des bombes et surtout choisir les différents tons.
Beaucoup d’entre elles ont joué à diversifier les couleurs et se sont amusées à les mélanger entre elles, ce qui donnait des rendus parfois inattendus et différents de ce à quoi elles avaient pensé, mais cela ne les pas arrêtées pour mettre leurs envies sur leur feuille.
Nous avons aussi pu voir apparaître des formes en plus des empreintes des feuilles. Tout le monde s’est laissé aller dans ce thème qui sortait un peu de l’ordinaire.
L’ambiance dans la salle était toute aussi colorée que les productions, sans oublier de rajouter cette curiosité qui n’a arrêté personne pour la faire apparaître dans tous les sens.
Comme d’habitude, à la fin de l’atelier, nous avons pris le temps, tous ensemble, d’échanger sur les ressentis et sur les envies.
Puis nous avons accroché les productions sur les tableaux, nous avons rangé et nettoyé et nous avons terminé cet atelier par un bon goûter.
BMP – La tasse cassée
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Je vais m’amuser à dessiner une suite d’objets cassés. Peut-être aussi des corps, tout comme continuer la suite sur les productions du cœur. On verra. J’y réfléchis, car c’est un conseil de la dame de Paris qui est venue voir mes tableaux.
Je trouve que quand un objet se casse, sa chute se fait au ralenti et qu’il reste une émotion.
Chez moi on casse beaucoup, les tasses, enfin surtout les queues, les verres et les assiettes, mais moins souvent pour les assiettes. Parfois, je m’amuse à recoller les morceaux. Ce n’est pas simple, mais j’apprécie quand j’y arrive, car il y a cette cicatrice qui est là qui par moment rend la tasse par exemple encore plus solide. Comme quoi !
Ce que j’apprécie également c’est que l’on peut jouer avec les ombres des objets quand on les fait naître sur une feuille.
Je suis attirée par les morceaux, je veux dire les différentes formes quand on les ramasse sur le sol. Je suis toujours intriguée ; parfois quand j’en ai la patience, j’essaie de recoller les morceaux. La cicatrise qui apparaît une fois l’objet recollé peut se montrer très belle.
Comme sur la porcelaine.
On redonne une deuxième vie, c’est cela qui m’attire et celle-ci serait plus forte que la première vie.
Cela me rappelle Le Kintsugi qui est une technique ancestrale pour recoller les objets cassés.
Article de découverte :
Le kintsugi – Métaphore de la résilience
Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?
Pour cette esquisse, j’ai choisi une tasse, car je viens d’en casser une.
Mon envie était par ailleurs que l’on puisse percevoir la force de l’impact du choc quand celle-ci s’est retrouvée part-terre en morceau. Je trouve que cela fait beaucoup de bruit.
De même que je voulais montrer ce que l’on voit quand les morceaux volent en l’air.
Voilà c’est tout cela que je souhaitais retranscrire dans ma production. Ce mouvement, ce choc qui casse un objet, il fallait lui donner vie, comme si on si croyait.
Pour mettre les couleurs, mon idée, était de mélanger la couleur noire d’un feutre avec mes divers crayons graphiques, aux tons gris, sans oublier de jouer avec leurs dégradés.
Pour apporter plus de couleur, plus de fini, j’ai fait apparaître un parterre rouge sanguine-marron et noir et en ponçant légèrement avec mes doigts pour finaliser.
Quels matériaux avez-vous utilisés ?
Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 6B, 3B. Feutre noir, crayon rouge sanguine-marron et noir.
Que ressentez-vous en regardant votre production ?
J’observe ma production et je la trouve vivante, du moins je perçois le mouvement quand la tasse se casse.
J’ai passé un bon moment avec ce rendez-vous avec mes divers crayons. Après il y a quelques angoisses qui passent dans ma tête mais bon c’est gérable, ce qui est important pour moi. Mais je ne me sens pas vraiment stable en ce moment et fatiguée ce qui ne me ressemble pas. Cette sensation je la trouve angoissante. Mais en attendant je me suis amusée avec mes crayons ! Je me suis trop amusée à faire cette production, ce qui m’a plus donner une réalité, comme si on était présent quand la tasse s’est cassée.
