Le Jeu des Trois Figures en classes maternelles par Serge Tisseron

TACover-46-TroisFigures_web-2Tous les spécialistes de la petite enfance s’accordent sur un point : le bébé a besoin de temps pour jouer, ou plus précisément pour apprendre à jouer. Car si l’enfant est naturellement porté au jeu, cette capacité a besoin, comme beaucoup d’autres, d’être exploitée au bon moment pour se mettre en place correctement. Il y a un temps pour apprendre à parler, un temps pour apprendre à marcher et un temps pour apprendre à jouer, et ce temps doit engager tous les sens. A défaut, les capacités d’invention, de création, d’humour et d’imagination en sont durablement réduites.
Hélas, les enfants sont aujourd’hui de plus en plus privés de ce moment formateur. Dès l’âge de deux ans, on les partage entre les apprentissages scolaires d’un côté et la télévision de l’autre. Or la télévision n’est pas un jeu, mais un spectacle. Et les effets de la consommation télévisuelle du jeune enfant a des conséquences problématiques bien au-delà de trois ans !

Malheureusement, les pouvoirs publics ne s’inquiètent que de ceux qui ont tendance à s’enkyster dans un profil agressif. Ils parlent même de mettre en place des programmes de « dépistage précoce », d’injonction thérapeutique, voire de chimiothérapie à leurs encontre. Mais les enfants qui s’identifient exclusivement aux victimes ne sont pas moins préoccupants que ceux qui s’identifient précocement aux agresseurs! Il faut permettre aux uns et aux autres d’évoluer sans stigmatiser personne. D’autant plus qu’à cet âge, tout est flottant et peut changer rapidement, et d’autant plus vite qu’on accompagne l’enfant sur ce chemin.
C’est pourquoi il est urgent de mettre en place des activités qui permettent aux enfants qui se sont précocement fixés dans une identification exclusive de s’en dégager. Or il existe une activité dont l’efficacité a été démontrée dans ce domaine, c’est le « jeu des trois figures » . Pratiqué chaque semaine par les enseignants des Maternelles, il permet aux enfants de prendre du recul par rapport à l’impact des images sur eux, réduit les violences scolaires et en développe la tendance à faire appel à l’adulte pour résoudre les conflits.

Ce livre est le support d’une formation pour animer le jeu des “trois figures” dans votre classe. Il est disponible sur demande.

Pour le téléchargé, cliquez sur la couverture du livre

Lambres-lez-Douai : Dominique Dewalles colore l’univers des malades grâce à l’art-thérapie

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PAR STEPHAN RYBAK (CLP)
Dominique Dewalles, céramiste connu et reconnu, avait choisi une vie d’artiste qui lui allait très bien. Mais un nouveau diplôme est venu orner son curriculum vitae déjà bien rempli. Il est désormais art-thérapeute et aide les malades à sortir de leur isolement.

1. Une rencontre déterminante

« C’est une amie qui m’a dit en me regardant donner des cours de céramique que j’avais des prédispositions pour l’art-thérapie », explique Dominique Dewalles qui fut d’abord surpris mais très vite conquis par cette proposition de soin autour d’un processus de création. Pour progresser, l’artiste entreprend des études à la Catho de Lille. Il obtient un diplôme universitaire d’art-thérapeute. Son mémoire en main, il profite d’un peu de recul sur ces intenses mois d’apprentissage. « Parfois l’empathie est dure. La pathologie est telle, face à un tétraplégique par exemple, qu’on se sent incapable. L’épreuve est tout aussi rude en soins palliatifs quand la peur de la mort s’empare des patients. »

2. Sur ordonnance

« L’art-thérapie se fait sur prescription médicale. On fait partie intégrante de l’équipe paramédicale, c’est vraiment un travail complémentaire, assure Dominique Dewalles. Il n’existe aucune typologie de traitement, mais plutôt des indicateurs de progrès. Cette thérapie par l’expression artistique s’adapte à chaque personnalité, chaque trouble. À la personne dépressive, il faudra par exemple redonner confiance, montrer qu’elle est encore capable de faire des choses » poursuit Dominique, tout en précisant que le plus dur reste d’instaurer une relation de confiance.

3. À chaque patient sa thérapie

« J’interviens dans plusieurs structures médicales. Art-thérapeute est un métier de l’ordre de l’intime, délicat, subtil où il se passe des choses incroyables. L’art-thérapie est une exploitation originale et adaptée du pouvoir expressif et des effets relationnels de l’art dans un projet de soin. Une compétence artistique est obligatoire. »
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