Emission – Du côté de chez soi – le dimanche de 17h à 18h

Du-côté-de-chez-soiPrends soin de toi ! nous rappellera désormais Ali Rebeihi chaque dimanche sur France Culture dans « Du côté de chez soi ». Entre culte du moi et embellissement de soi, les injonctions de la société, relayées par toutes sortes de messages et d’écrans, se font de plus en plus pressantes. Prendre soin de soi, c’est pourtant se chercher, se comprendre ou se retrouver certes, au plus profond, mais également se faire plaisir, se soigner, cultiver son corps, son esprit et son bien-être de mille manières. Ce sont, entre science et empirie, entre engouement et doutes, ces mille pratiques et thérapies, singulières ou majoritaires, archaïques ou portées par l’époque, réjouissantes, réflexives, sexuées, individuelles ou collectives, secrètes ou populaires, qu’Ali Rebeihi se propose de faire vivre et de décrypter dans « Du côté de chez soi », avec des scientifiques, des philosophes, des sociologues, des psychologues, des praticiens et toutes celles et ceux qui prennent soin des autres comme d’eux-mêmes.

Colloque – “Le sensoriel à l’adolescence : impasses et créativité” – vendredi 31 janvier 2014

Logo-Paris-13-Nord« Le sensoriel à l’adolescence : impasses et créativité »
Vendredi 31 janvier 2014
9h – 17h 30
Campus de l’université Paris 13
99 avenue Jean-Baptiste Clément
93340 Villetaneuse

Renseignements :
Tél : 06 08 00 39 17, Fax : 01 45 51 60 03
Bulletin d’inscription obligatoire à envoyer à
Chantal Cousin, 41 rue de Patay 75013 Paris
greuppado@club-internet.fr
www.revueadolescence.fr

L’idée centrale serait d’envisager la question du sensoriel comme pris dans l’ambiguïté du symptôme à l’adolescence. En quoi le recours au sensoriel renvoie-t-il à la fois au registre de l’impasse et à celui d’une promesse de symbolisation ? Trop souvent, le registre du sensoriel est considéré uniquement à travers la question d’une carence de la fonction symbolisante. Il peut bien entendu relever de cette réalité, et la clinique en témoigne suffisamment.
Mais n’y voir que cette entrée réduit considérablement la logique du recours au sensoriel au pubertaire.
Ainsi pourrait-il être particulièrement fécond de considérer son influence dans une forme de « bivalence », entre fonctionnements mortifères, manifestations autocentrées, d’une part, et productions de création – lesquelles
entretiendraient un certain registre de l’équivoque avec le registre de la sublimation –, inscrites dans une dynamique intrapsychique et intersubjective, d’autre part. Une bivalence consubstantielle au passage adolescent, et dont seule l’intensité signifierait la dérive pathologique. Le sensoriel ouvre à deux courants, présents chez tout adolescent, mais dont l’intensité serait variable selon la construction dont l’adolescent reste le lieu et l’enjeu, entre liaison et déliaison. Aborder la question du sensoriel à l’adolescence renvoie ainsi à la résurgence du pulsionnel, au plein centre de la
dynamique pubertaire.