BMP – Parfois les aléas de la vie, nous font de drôles de surprises !


Parfois les aléas de la vie, nous font de drôles de surprises ! Et en voilà une 🙂
Dans mon réfrigérateur, j’ai un bac que je réserve à l’art-thérapie. J’avais mis de côté des pelures de clémentines. Elles étaient dans une assiette, enveloppées d’un sac en plastique. Je voulais m’en servir pour faire une éventuelle mosaïque, car découper la vraie mosaïque, je ne peux plus.
Seulement, je les ai oubliées ces pelures et elles ont légèrement viré dans la couleur du moisi. Il y avait au final tout un dégradé de couleurs que je trouvais très attirant et j’ai eu envie d’en faire une création, tout en gardant la couleur d’origine, voilà quel était mon but.

Comment avez-vous procédé ?

• La première étape : décoller tous les petits morceaux de peau à l’aide d’une pince à épiler et bien les étaler sur une feuille.
• Deuxième étape : passer avec un gros pinceau, une bonne couche de produit Bindex Mat Artist acrylics Pèbèo de couleur blanche sur mon châssis.
• Troisième étape : laisser sécher le châssis toute la nuit et laisser les peaux de clémentines respirer mais aussi sécher celles qui étaient trop humides pour le collage.
Le lendemain on reprenant mon travail, j’ai réfléchi sur la manière de mettre en valeur les différentes couleurs des pelures des clémentines. Je ne voulais pas mélanger avec quoique ce soit d’autre, garder les couleurs telles quelles. Garder les dégradés.
Là m’est donc apparue mon idée, de faire un collage, de faire naître une composition comme une mosaïque, et de jouer avec les couleurs. Je devais les positionner de manière à faire apparaître au final un beau mélange. Un assemble de coloris de pierre.
J’avais gardé également la peau d’un pamplemousse chinois de couleur jaune et je me suis dit que d’en incorporer un petit peu dans mon collage serait une bonne idée : une petite touche de jaune, ravirait encore plus cette ensemble qui ressemblerait à une mosaïque.
J’ai donc fait naître une œuvre en la faisant évoluer en l’observant de loin pour bien positionner mes différentes couleurs de moisissure, mais aussi ce jaune qui me rappeler les première petites fleures du printemps.
• Ma dernière étape a été de faire un petit fond léger en aquarelle, tout en restant dans les mêmes couleurs, orangé et jaune.
Il y a quelque chose qui m’a étonnée : c’était de pouvoir respirer encore l’odeur de ces clémentines. On aurait pu croire que je venais juste de les éplucher. Leur parfum se faufilait dans mon nez ce qui a été une sensation plaisante et agréable.

Matériaux utilisés :

Châssis classique de couleur blanche 100 % coton 46X38cm. Bindex Mat Artist acrylics Pèbèo de couleur blanche.
Colle blanche Cléopâtre, colle bricolage, multi-usage. Spatule, un gros pinceau. Pelure de clémentine et de pamplemousse.

Que ressentez-vous face à cette production ?

En observant mon collage, je restais encore sans voix devant toutes ces couleurs inattendues qu’une moisissure pouvait faire apparaître. Étonnée aussi du résultat final, et d’avoir pu en faire naître une composition.
Cela me rappelle les pierres de montagnes, en la saison d’été.
(J’ai utilisé des gants par précaution.)

7 réflexions au sujet de « BMP – Parfois les aléas de la vie, nous font de drôles de surprises ! »

        1. « Toujours cette attitude négative et cette impossibilité d’accepter la contrainte d’une consigne »

          Je ne vous ai pas dit non !
          Je vous demande, car vous m’expliquez rien..
          Dirigez-moi un peu s’il vous plaît.

        2. Le temps ?
          Les épluchures qui avec le temps changent de couleur et le temps que Cromos de restituer les enfants après 10 ans de combat.
          Il abandonne car il a perdu, il n’a pas eu le choix.
          Pour moi ce n’est pas un lâcher-prise.
          Je ne vois pas sinon.
          Je pourrais dire aussi que ces morceaux d’épluchures avec le temps ont retrouvé une vie, comme les enfants.
          On lâche-prise car on se sent prêt, car on se sent en sécurité, car on a plus peur de la mort, car on est plus effrayé pour un rien, car nos questions sur le passé ont une réponse au bout etc. Si on n’y arrive pas cela ne reflète pas de la mauvaise volonté, ou que l’on veut rester en état de victime etc. c’est simplement qu’on n’est pas prêt.
          On lâche pas prise par force et dans la force, et pour faire plaisir cela n’a aucun intérêt.
          Je parle de lâcher-prise car dans mes recherches je suis tombée sur un texte.
          lâcher-prise = le temps

          1. « On lâche-prise car on se sent prêt, car on se sent en sécurité, car on a plus peur de la mort, car on est plus effrayé pour un rien, car nos questions sur le passé ont une réponse au bout etc. Si on n’y arrive pas cela ne reflète pas de la mauvaise volonté, ou que l’on veut rester en état de victime etc. c’est simplement qu’on n’est pas prêt. »

            Ne pas lâcher-prise et rester une victime ce n’est pas forcément qu’on ne se sent pas prêt (après-sept ans d’art-thérapie), c’est encore une bonne excuse, c’est qu’on trouve très confortable cet état et qu’on ne veut pas le quitter. Il nous apporte des bénéfices secondaires qu’on ne veut pas perdre. On a peur aussi de devenir une personne indépendante et légitime en tant qu’individu droit dans ses bottes.

            « je suis tombée sur un texte. »

            Effectivement il y en a plein internet des textes de bonne excuse comme ça, juste un peu mou.

        3. « c’est qu’on trouve très confortable cet état et qu’on ne veut pas le quitter. »

          Non.

          « Il nous apporte des bénéfices secondaires qu’on ne veut pas perdre. »

          Cela nous apporte quoi ? je ne vois pas.
          Pourquoi « profiter » de quelque chose qui finalement nous fait souffrir car on le voudrait mais qu’on n’y arrive pas.
          Je pense que toutes victimes ou anciennes victimes aimeraient pourvoir lâcher-prise.
          L’art-thérapie nous aide justement à pouvoir y arriver, ça doit faire son chemin tout seul. Et sans forcing. Ça serait détruire justement ce chemin parcouru.
          C’est mon opinion, mais chacun.e.s a la sienne.
          Chacun.e.s va à son rythme, c’est cela aussi respecter le travail de l’art-thérapie et les personnes dans leurs reconstructions.
          L’art-thérapie c’est quelque chose de beau et d’évolutif. C’est un pansement et si on va trop vite celui-ci ne tient pas. L’art-thérapie est aussi un plaisir, on crée on peint car on se sent bien dans ce cocon sécurisant.
          Dans ces moments-là l’art-thérapie n’est plus un pansement mais encore plus plus dans le plaisir et du plaisir. L’art-thérapie pour moi il y a différentes étapes.

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