Texte de Clergé
- L’inceste est comme un papillon noir : il vient se poser sur l’épaule d’un petit garçon ou d’une petite fille se tenant pieds nus – le regard perdu – au bord d’une piscine.
- L’inceste est comme un papillon noir qui vole au-dessus d’un lit d’enfant et caresse de ses ailes le drap blanc relevé jusqu’au nez de la fillette apeurée.
- L’inceste est comme un papillon noir qui s’enfuit entre les jouets d’un petit garçon jetés à terre.
- L’inceste est comme un papillon noir mais si le papillon a 2 ailes pour voler
- L’inceste vole la liberté d’évoluer du jeune enfant et lui prend son futur sans laisser de cicatrice visible.
- L’enfant subissant l’inceste en silence ne deviendra pas chrysalide
- Vu du ciel, cet enfant ressemble à un autre, sa blessure est invisible pour des cœurs non avertis.
- L’enfant deviendra un adulte tant bien que mal, mais son enfance lui a volé les réserves d’amour et de confiance dans l’autre
- ce parent, ce proche qui aurait dû être son protecteur et qui a abusé de son pouvoir pour son seul plaisir personnel.
- Cet abuseur a parfois aussi été une victime silencieuse ou non entendue.
- Jusqu’à quelle génération sacrifiée faut-il accepter d’aller ?
- De quelle couleur cet enfant parera ses ailes de papillon : vert, bleu, rouge ou violet….
- Un enfant épargné par l’inceste a plus de chance – mais chaque vie est unique.
- L’inceste n’a pas d’aile,
- l’inceste est un insecte rampant, répugnant et vicieux.
- Quelquefois l’enfant a moins peur de l’obscurité que de l’inceste.
- L’inceste tue le papillon quand le petit garçon ferme les yeux et qu’il croie qu’il arrive à oublier l’inimaginable mais tout est semé au fonds de son âme. Il est trop tard.
- La petite fille ou le petit garçon tuent l’inceste lorsqu’ils rêvent d’avoir des ailes et que dans leurs rêves, ils échappent à cette torture et s’évadent très loin au pays des enfants heureux comme chacun devrait y avoir le droit.
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