BMP – Parapluie aux pétales de couleurs

Je poste même si je ne vais pas bien, mais pour moi c’est important de soutenir des personnes qui on besoin de soutien ou autre et puis ça permet d’apporter un peu de soleil et du courage et c’est important.
J’aime bien m’amuser à trouver des idées qui ne restent pas dans les normes, je dirais des idées inattendues.
J’ai toujours cette envie parfois de ne pas être comme les autres, à part dans mon coin, ce côté rassurant ressort. Rien provoquer.

Comment avez-vous dessiné ?

J’ai commencé par dessiner le parapluie, puis le dessous, les pétales, là je savais que les couleurs étaient à leur place, juste à cet endroit et non ailleurs. Je me disais voilà : Il pleut dehors, il fait triste mais on se trouve sous des pétales de couleurs gaies, alors rien de grave ne pouvait arriver, voilà ce qui me passait par la tête lors de la réalisation de mon esquisse. Puis une main, donc le bras est légèrement déformé, voilà c’était ça. Une lubie qui est passé par là.
Pour les rubans je voulais faire ressortir cette touche de légèreté dans ma toile, le mot « voler » est là et cela me faisait sourire, j’ai toujours envie de voler haut dans le ciel.
Réalisation du manteau aquarelle.
Il n’y avait pas à chercher, je voulais de la couleur et le bleu était présent. Utiliser des nuances très proches les unes des autres.
Quand à l’ordre pour les mettre en place, je n’en voulais pas. Alors je les ai mises au hasard. Ce mot me convient bien. A partir du moment où elles étaient présentes, ça me suffisait. Je voulais avec cette peinture mettre dehors ce qui m’agaçait depuis un moment.

Matériaux utilisés

Peinture réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : orange, rouge vermillon, rose, vert jaunâtre, jaune pâle, violet, blanc de Chine, terre d’ombre brûlée, bleu céruléum.
J’ai réalisé des mélanges entre elles.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je voulais vraiment mettre des couleurs gaies sous le parapluie, ce n’était pas le dessus qui m’attirait le plus, même si j’ai utilisé la couleur grise dégradée.
Je m’amusais à chercher dans ma tête d’autres idées originales, mais me concentrer sur mon esquisse et rechercher des idées, cumuler les deux, je n’y arrivais pas.
Je me disais que d’avoir des idées comme celle-là ressemblait parfois à mon attitude que parfois des personnes ne s’y s’attendaient pas, alors cela les surprend.
Dissociations brutales, j’ai donc réalisé une pause. Après je me sentais moins étouffée dans ma tête, une situation que j’apprécie quand celle-ci m’arrive.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Ma première réaction c’est que cette peinture n’est pas étouffante, et je trouvais une légèreté en la regardant qu’aussi bien dans ma tête.

La symbolique du lapin – celui de la salle de bains

Chase, Mary, Harvey, dans Best American Plays: Spplementary Volume, 1918-1958. Ed. John Gassner, NY. 1961.

Sur une broderie chinoise du 18e siècle, un lapin blanc se tient sur la lune près d’un arbre de vie. Illuminé par la pleine lune, il pilonne l’élixir d’immortalité avec un pilon en or. Ce rôle d’agent du renouveau éternel se retrouve dans la tradition japonaise du mochi (pleine lune), des gâteaux de riz gluant pétri dit qu’un lapin habitant sur la lune en prépare perpétuellement.
Partout dans le monde, la lune et le lapin sont liés. Une céramique maya montre un lapin bleu dodu sur le disque lunaire. L’existence de la lune et du lapin reflète la nature cyclique de la vie, la conjonction récurrente des ténèbres et de la lumière, de la mort et de la renaissance. Chaque mois, la lune est engloutie par les ténèbres avant de briller à nouveau dans sa plénitude; de même, les lapins parviennent à vivre dans l’ombre de la mort. En Amérique du Nord, par exemple, ils sont la proie des coyotes, des loups, des chats sauvages, des hiboux, des aigles, des faucons, des serpents et des hommes. Pourtant, ils prospèrent.
Parmi ses systèmes de défense, le lapin possède des yeux latéraux qui lui permettent de voir devant et derrière lui; une ouïe et un odorat très développés; la capacité à courir vite avec de brusques changements de direction et des arrêts soudain qui lui permettent de se fondre dans la nature. En outre, acculé, il utilise ses griffes et ses dents tranchantes pour se battre. Cependant, c’est surtout grâce à sa remarquable fécondité qu’il s’est propagé sur pratiquement tous les continents. Les hases peuvent avoir jusqu’à cinq portées par an, chacune comptant entre trois et six lapereaux.
La gestation ne dure que quatre semaines. Deux semaines après avoir mis bas, la hase est de nouveau prête à s’accoupler. Les lapereaux n’ont pas d’odeur, ce qui les rend difficiles à détecter, et la hase, qui en a une, peut s’éloigner de ses petits et ne revenir les allaiter qu’irrégulièrement car son lait est extrêmement riche en matières grasses.
Se déplaçant, discrètement sur le sol pour grignoter des pousses vertes et des herbes, les lapins sortent à découvert dans la lumière pâle de l’aube et du crépuscule, des seuils de transition. La lumière diffuse dans laquelle ils se révèlent, leur faculté de disparaître rapidement et leurs cabrioles en ont fait l’incarnation du Mercure alchimique, l’esprit insaisissable et informateur du psychisme qui peut rassembler les aspects mortels et immortels de l’être. Le lapin est donc dépeint comme le guide de l’initié dans les processus menant à l’obtention de l’élixir d’immortalité, dont il détient le secret. Peut-être du fait de son association avec la régénération infinie et l’éternité, il a été décrit dans les mythes comme étant capable d’actes héroïques d’autosacrifice. Dans un des contes Jakata indien, Bouddha, dans l’une de ses vies antérieures, s’incarne en un lapin qui se jette volontairement dans un feu afin d’offrir sa chair à manger à un brahmane. Ainsi, le brahmane peut accomplir ses devoirs de prêtre et la générosité du lapin est honorée par l’impression de son image sur la lune. De façons souvent humoristiques, le personnage du lapin est également chargé des énergies compensatoires friponnes qui bouleversent l’ordre habituel des choses. La jeune héroïne d‘Alice au pays des merveilles aperçoit un lapin blanc pressé et, lui courant après, tombe dans un terrier qui débouche sur un étrange monde souterrain. Dans la pièce Harvey de Mary Chase, Elwood P. Dowd et son ami, un lapin blanc de deux mètres, sont les faire valoir d’une famille aisée comme il faut qui manque d’imagination (Chase). Dans les aventures anglo-saxonnes de Peter Rabbit et Br’er Rabbit, le petit l’emporte souvent sur le grand.
Les lapins sont de petits animaux parfois timides et extrêmement attachants. Leur fourrure douce invite aux caresses, leurs longues oreilles et leurs yeux roses sont attendrissants. Ils sont aussi réputés pour danser dans les prés au clair de lune et s’ébattre dans des jeux sexuels. Il est donc naturel qu’ils fassent partie de la multitude autour d’Aphrodite, déesse de l’amour, et que, dans la Grèce Antique, au 6e siècle avant notre ère, offrir un lapin ait été un gage d’amour. Ou encore que les bunnies du magazine Playboy, dont le lapin est l’emblème, soient déguisées en lapines. La Grande Déesse Mère, sous son aspect maternel, était parfois représentée accompagnée de lapins géants, emblèmes de fécondité et de renaissance, plus tard intégrés dans les mystères chrétiens sous la forme du lapin de Pâques avec son panier rempli d’œufs magiques vivement colorés.