BMP – Une danseuse assise

BMP – Une danseuse assise
Une danseuse assise vêtue d’un tutu, réalisée grâce à un collage de perles de couleurs.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre production ?

Je souhaitais changer un peu. Le beau temps s’installe et l’envie de collage est présente en moi. Et il y avait ce soleil qui est là, et qui m’évoque la chaleur et donc l’envie de manifester cela avec des couleurs chaudes.
Je souhaitais faire quelque chose qui m’emmènerait sur le chemin de la minutie.
J’avais cette envie de créer un travail qui prenne du temps, qui demande de la minutie, mais aussi que je pourrais faire petit à petit, demi-heure par demi-heure. Et ces demi-heures finissant pas faire des jours. Le temps qui défile, le temps qui se crée. L’instant présent ! Comme je voulais faire quelque chose de très coloré, qui évoquerait le soleil, j’ai donc sorti des perles, des perles de couleurs.
Pour mon esquisse, j’avais en moi la représentation d’une danseuse assise, avec un tutu fabriqué à la main, avec des perles cousues avec minutie et délicatesse. Ce que l’on peut trouver dans les grands ballets. J’étais très attirée par le détail. Coller les perles qui habilleraient ce tutu mais qui mettrait la danseuse en valeur.
J’ai pris mon temps pour faire ce collage parce que je devais faire attention à chaque espace entre les perles.
Je devais faire apparaître une harmonie avec tout l’ensemble de mon collage.
C’était une nouvelle découverte et comme à chaque fois je savourais ce moment.
Le soleil était là et rentrait dans mon salon, à cet instant. Je trouvé que le duo allait bien ensemble.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur une feuille de 36 x 48 cm crayon de papier HB. Colle blanche. Perles de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Quand je regarde celle-ci je la trouve pétillante, ce qui me fait du bien. J’aimerais que ces moments-là ne s’arrêtent jamais. Et le soleil est toujours avec moi dans ce salon !

BMP – Une forme aux petits pointillés

BMP – Une forme aux petits pointillés
Je souhaitais faire un exercice qui consiste à faire plein de petits points pour recouvrir une esquisse. Cela s’appelle le pointillisme.
Il faut un matériel spécifique ; c’est une nouvelle découverte que je voulais éprouver.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Avant de commencer le travail proprement dit, il me fallait d’abord découvrir tous les petits instruments nécessaires.
En ouvrant le paquet, j’ai été intriguée par la forme des instruments. Je me suis vraiment demandé dans quoi je m’étais engagée. Comme toujours, même si je n’étais pas sûre de moi, je devais essayer ! Ça me démangeait.
J’ai donc pris une feuille blanche, de la peinture acrylique et j’ai commencé à faire apparaître tous ces petits points. J’avais à peine commencé que je voulais déjà faire plein de mélanges de couleur.
Mais j’ai du changer d’idée quand j’ai vu que mes premiers mouvements n’étaient pas trop aux points. Je voulais aller trop vite pour rassasier ma faim de découverte. Et en général cette période est suivie par une autre période, plus calme, qui permet un peu aux émotions de s’exprimer.
Pour cette esquisse, je voulais dessiner des mains. Elles remplaceraient des fleurs et j’y rajouterai quelques feuilles.
Pourquoi des mains ? Parce que c’est grâce à mes mains et à leur mouvement que je peux faire apparaître ces petits petits points, et bien sûr ce nouveau matériel.
Une fois mon esquisse terminée j’ai commencé à déposer mes premiers petits points de couleur. J’ai tout de suite senti que ma concentration ne devait pas me quitter. Je ne devais surtout pas trembler.
C’est vrai que je doutais de moi,  mais je voulais quand même me lancer.
Je me disais que si ce n’est pas pareil partout, cela n’avait pas vraiment d’importance, que je ferai autrement, mieux une prochaine fois. L’important c’est de se lancer.
Au début, je voulais mettre du marron, du blanc et du vert pour les feuilles.
Mais il y a eu une bouffée de chaleur qui m’est tombée dessus et j’ai opté pour autre chose.: toutes les couleurs devaient être présentes. J’étais concentrée, dans le présent, donc rien à voir avec une dissociation.
Je pense que j’ai déposé l’angoisse présente en moi sur ma feuille. Je veux dire que par moments je me sens serrée au niveau de la respiration, ce qui bien sûr me gêne, surtout quand cela dure un certain temps.
C’est ainsi qu’est née ma production avec plein de petits points de toutes les couleurs.
Mais il fallait que la forme des mains reste bien visible. Je devais dont faire le contour avec les points.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production conçue sur une feuille blanche de 36 x 48 cm. Crayon à papier peinture et acrylique. Outils de pointillage.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

La première chose que j’ai regardée c’est si on percevait bien les formes, avec ces petits points.
Je n’ai pas trouvé de mots qui pourraient refléter comment je perçois l’effet de ce travail, maintenant qu’il est fini. Pour moi, il n’y a pas d’impression de tristesse et c’est déjà beaucoup.