BMP – Un visage pour retranscrire la douleur que je ressens en permanence

BMP – Un visage pour retranscrire la douleur que je ressens en permanence
Ce billet est en public, car je voudrais démontrer encore et encore comment l’art-thérapie est une aide importante pour nous aider à affronter la maladie et tout ce qui l’entoure !
J’ai un rendez-vous avec un Pr de neurochirurgie prochainement pour savoir si je suis opérable. Depuis le cancer, mon dossier est devenu encore plus complexe et il y a depuis d’autres interventions et les complications se succèdent.
J’appréhende ce rendez-vous. Il m’angoisse. Mais j’ai appris que ce Pr a opéré une de mes amies d’une tumeur au cerveau, il paraît que c’est le meilleur, mais qu’appelle-t-on le meilleur ? C’est comme pour la normalité ! cela veut dire quoi au juste ! On le compare à qui ?
Parfois quand je pense à ce rendez-vous, je me mets à rire, et parfois, je rentre dans des doutes, et des grandes angoisses. Voilà pourquoi je me suis dit que faire apparaître une première production sur ce thème, pourrait apaiser ce qui se passe dans mon cerveau car ça me suit dans ma tête. Je me dis que quand on est envahi par une tracasserie, on ne pense qu’à ça et on n’est plus nous-mêmes.
De mon côté, je souhaiterais penser à ce rendez-vous avec assurance et apaisement. J’essaie de garder l’espoir d’entendre une bonne nouvelle. J’essaie également de faire confiance à la médecine. Mais une partie de moi est en colère contre ce passé qui à laissé des empreintes importantes !

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Mon but, pour donner vie à cette production, était de faire apparaitre en rouge et en noir la grande partie qui me cause des soucis dans ma vie de tous les jours, comme une grande dysphagie. Des douleurs importantes dans la tête, qui irradient également dans le cou et les cervicales. Cela s’accompagne de nausées et de vomissements.
Je commence donc par dessiner la forme du visage de profil, à l’intérieur, j’y rajoute le cerveau, des dents, un nez et une bouche. Puis je continue en faisant apparaître le cou, et là j’y incorpore les vertèbres cervicales, je crée une place pour l’œsophage, un semblant de trachée, artère et larynx.
Je ne suis pas rentrée dans les détails. L’important était de bien percevoir les emplacements. Quand j’ai commencé à dessiner le cerveau puis tout le reste, je me répétais que cela allait bien se passer et que j’allais bientôt sortir de tous mes soucis de santé. Il fallait que le positif se fasse entendre dans ma tête, même si cela n’avait rien d’évident. Mais c’est le prémisse d’une nouvelle force et il était important, pour moi, de faire naitre cette composition.
Mon esquisse avait pris place sur ma feuille, je devais y déposer des couleurs avec comme médium la peinture aquarelle. À ce moment-là, je me moquais bien de savoir si elles devaient être belles ou gaies, le but était que je dépose cette angoisse et la complexité de mon dossier médical, puisque c’est cela qui m’effraie. Cette frayeur, c’est la première fois que j’ose en parler.
Pour les tons, je mettrai du rouge et du noir pour retranscrire les défaillances, j’écris défaillance, car me concernant, c’est plus rassurant que d’écrire « foutue » j’en reviens à l’espoir et à cette force.
Déposer ces couleurs me rassurait, mon angoisse était présente, mais celle-ci me semblait moins en mode : se faufilant de manière insidieuse, dans mon cerveau. C’est ce que je recherchais : être moins étouffée par ce rendez-vous. Mes soucis me paraissaient moins gros même s’ils restent très importants, mais à cet instant-là, je me sentais mieux.
Pour terminer ma production, j’ai rajouté du gris clair et du marron très clair. Quelques finitions ont été faites au feutre noir et gris.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Une création conçue sur une feuille 36 x 46 cm. Comme médiums : un crayon HB pour mon esquisse, de la peinture aquarelle et un feutre noir et marron pour les finitions.

Que ressentez-vous devant votre création ?

Je regarde ma production. Malgré tout, je ne suis toujours pas rassurée complètement par ce rendez-vous, mais la sensation est moins forte dans mon cerveau, ce qui fait que, dans ma tête, les pensées sont moins bloquées, elles circulent mieux. C’est ce que je souhaitais. Ça m’a fait du bien d’avoir fait naître cette création. Je souris à la vie !

BMP – Concours d’illustration

BMP – Concours d'illustration

Un concours d’illustration sur le thème « une étrange légende »

proposé par : Yasmina

Ce concours, s’adresse à vous, jeunes artistes créateurs ! Nous vous offrons les supports nécessaires. (affiche, carte postale, art book), pour valoriser vos travaux.

Il se déroule du 01/07 au 16/08.

Après cette date, plus aucune illustration ne sera acceptée.
Seule contrainte, respecter le thème très vaste : « une étrange légende ».
Que celle-ci soit originale ou une reprise d’une légende connue, le thème doit pouvoir se sentir dans votre illustration !
Ce concours est gratuit.

Bonne chance à tous !

Pourquoi participer ?
1er PRIX : Une exposition à la Galerie Neuve, Tours.
Un article dans le journal Sanitamtam.
100 livrets portfolio réunissant plusieurs de vos œuvres.
50 impressions A2 A3 A4 et des cartes postales
2eme PRIX : 50 livrets portfolio réunissant plusieurs de vos œuvres,
50 impressions A2 A3 A4 et des cartes postales
3ᵉ PRIX : 10 livrets portfolio réunissant plusieurs de vos œuvres,
50 impressions A2 A3 A4 et des cartes postales.

Agenda :

Réception des illustrations : du vendredi 01 juillet au mardi 16 août
Exposition des illustrations pour le vote du jury : du mardi 06 septembre au samedi 10 septembre
Exposition du Gagnant du 1er prix : Courant octobre.


Mes  groupes d’arts plastiques y participent, mais j’ai aussi décidé d’en être. Une nouvelle découverte qui, je trouve, ne manque pas de « piquant » : « une étrange légende »

Qu’est ce qu’une légende ?

Pour moi,  une légende est quelque chose qui fait peur, des histoires des temps anciens.
Voici ce qui est dit des légendes :

Une légende est un récit s’appuyant sur des faits réels ou historiques, les transformant, les déformant, leur donnant un statut merveilleux. La transformation des faits est souvent involontaire ; ceux qui les ont vécus, les rendent plus grands par les émotions qu’ils ont ressenties, et parfois leur imagination y ajoute des éléments ou une narration embellie par les poètes. La transmission au fil des siècles peut également entraîner des déformations, tout en les renforçant.

Une citation pouvant illustrer cela est celle de la roue du temps de Robert Jordan :

« La Roue du Temps tourne, les Ères se succèdent, laissant des souvenirs qui deviennent légende […] »

La légende est bien différente du mythe qui repose sur une croyance et dépasse le stade d’un récit étant le fondement d’une culture. Dans la légende, les faits ont souvent bien eut lieu ou reposent sur des éléments bien réels, ce qui rend difficile, pour certains récits, de connaître le vrai du faux. Toutefois, il peut arriver que certaines légendes entraînent des croyances si fortes, qu’avec le temps, elles se transforment en mythes.

La légende de la main serpent

Ayant lu cela, et après plus de renseignements, j’ai su alors que cette légende, nous pouvions l’inventer !
Y penser me donnait le sourire. Dans ma tête, je percevais des formes toutes aussi hors limites qui me donnaient cette impression de sortir de notre temps !

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

Une petite pause pour réfléchir et me voilà avec des images en tête !
Par moment j’apprécie de dessiner des mains, et bien là j’avais envie de dessiner la légende de la main serpent !
La légende de la main serpent
Une main qui se faufilerait partout pour aider ou bien même pour se défendre ou défendre des personnes. Une main serpent qui intriguerait dans le monde de notre planète.
Après avoir fini mon esquisse, une autre image est survenue : celle d’un mélange enchevêtré de bêtes. Je m’éclatais à me promener dans le monde des légendes, sauf que celles-ci seraient uniques !
Mais avant de commencer mon autre création, je devais finir la légende de la main serpent, en y mettant des couleurs, pour cela j’ai utilisé de la peinture aquarelle, et je me suis baladée dans le jaune, le rouge, le jaune rose, le violet, avec une touche de marron sans oublier le gris et le noir. Les petits détails ont été faits au crayon noir à pointe fine et aux crayons de couleurs.

La tarantulviper

La tarantulviper
Là je souhaitais me promener dans le monde des vipères et des tarentules, oui, car dans mon jardin j’ai plein d’araignées cette année. Aller savoir pourquoi.
Mon idée était pour faire naître mon esquisse de dessiner un mélange d’une tarentule et d’une vipère. Ce qui donnerait naissance une « drôle » d’espèce d’animal ! Évidement unique dans son genre. Cette « bestiole » vivrait dans la forêt et elle en serait la cheffe !
Après j’ai bien envie de laisser votre imaginaire se mettre en mouvement pour créer votre propre légende.
Pour recouvrir mon esquisse de son manteau, je me suis promenée dans les tons noirs, gris, rouges, avec une touche de mélanges et de collage que j’ai fait avec la récupération du taillage de mes crayons. Les détails ont été faits avec un stylo noir et rouge.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Les deux créations ont été conçues sur des feuilles de formats 36 x 46 cm. Comme médiums : un crayon HB pour mes esquisses, de la peinture, aquarelle, des crayons de couleurs. Un feutre noir et rouge.

Que ressentez-vous face à votre création ?

Je regarde mes deux productions, je me suis fait plaisir à dessiner, mais aussi à me balader dans le monde des légendes, qui après documentation me parait nettement moins angoissant.
Source recherche :
https://espacepasserelles.org/2022/07/01/une-etrange-legende-concours-dillustration/?fbclid=IwAR2opVwPNiL0DprRE2DwsD1rrgtK0vKLkcheVEwpEX8n9HjvS35B-97Amtk

https://www.dol-celeb.com/generalites/definition-legende/