BMP – Le pinceau


Une petite pause entre mon travail sur l’intime. On ne cherche pas trop, voilà ça se passe comme ça, on laisse faire… Je voulais peindre, j’avais une grosse envie de faire tourner mon pinceau.
Le tenir droit dans mes mains, le poser sur la feuille et le faire tourner sans le bouger de place.

Réalisation de ma peinture

Installée dehors, la douceur était là. Accompagnée de mon poste radio.
J’ai donc pris mon assiette, j’y ai déposé, de la couleur aquarelle. J’ai commencé par le vert émeraude. J’en ai déposé sur mon pinceau qui était légèrement humide. Puis j’ai continué avec la couleur rouge, jaune vert etc…
J’ai déposé ma première touche de pinceau à peu près au centre de la feuille, là ou un espèce de cœur ressort légèrement en relief.
J’ai fait du « tournicote » avec mon pinceau, voilà comment j’exprimerais, pour définir, la réalisation de cette peinture. (Ma façon de tenir mon pinceau et de comment j’ai réalisé les formes.)

Matériaux utilisés

Peinture réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs suivantes : orange, blanc de Chine, bleu ceruleum, rouge pourpre, violet, jaune citron, vert émeraude, rouge vermillon, rose, jaune pâle.
Un pinceau moyen plat et eau.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je me demandais ce qui me passait par la tête, pour réaliser une peinture de ce « genre » et à ce moment là en plein dans mon travail sur l’intime.
Le mot enfantin était là, et me parlait beaucoup, mais impossible de changer ma façon de travailler et de tenir mon pinceau.
Je me sentais bien, mais à la fois intriguée. Et en questionnement qui s’exprimait là juste à ce moment ?

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Le mot indéfinissable remonte de suite dans ma tête.
Mais je reste intriguée j’ai cette impression que ça ce n’est pas Béatrice qui a eu cette idée de tableau, c’est un peu flou.
J’écris cela car dans ma tête et dans mon corps je ressens, un coté petit et un coté est grand. Une envie de lait est très présente aussi.
En regardant mon tableau, ça me faisait penser à la laine de mouton. Mais il n’a pas de sens finalement non plus.
Voilà je reprends mon autre peinture 🙂

BMP – Comment je vois ce mot « intime » envers moi


Emmanuelle : (Vous essayez maintenant de concevoir votre intime.)
J’ai donc dessiné comment je ressentais, voyais ce mot intime envers moi.
« Oula » quand j’ai lu la phrase d’Emmanuelle je me suis dit, nous y voilà, et oui cette situation devait à un moment donner pointer son nez. Comment je regarde ce mot intime ? Compliquez.
Une grande angoisse est apparue, car la façon dont je conçois ce mot, n’est pas très « folichonne ».
Mais ça reste un sujet intéressent à comprendre. Une « curiosité » est là d’apprendre et de le regarder autrement cette situation.

Comment avez-vous dessiné ?
Réalisation de l’aquarelle

Pour réaliser mon esquisse dans ma tête je voulais représenter un corps. C’était bien clair, mais qui partait légèrement en lambeau, un peu difforme. Ça représente cette intimité blessée, bafouée, je dirais retirée très tôt violemment. Je parle comme par exemple, le coté sexuel, le rapport avec mon corps, ces situations envers moi ne devaient pas exister.
Je ne souhaitais pas non plus réaliser un corps en un seul morceau. Dans ma tête c’était impossible.
Donc j’ai commencé mon esquisse par la réalisation du haut de celui-ci.
Puis j’ai continué en réalisant cet espèce de puits au milieu du corps. Ça représente cette souffrance qu’on m’a fait « subir » liée au mot intime, intimité, qui est là, et bien profond, encrer dans ce corps. Le puits est un « symbole » comme représentation pour faire ressortir toutes ces situations, en ce qui me concerne ça me parlait ainsi.
Puis j’ai terminé par la réalisation du bas du corps.
Pour la réalisation du manteau aquarelle pour ma peinture, je ne voulais pas y mettre des couleurs tristes, tout simplement. Ce mot intimité, intime commence à reprendre une « forme ». J’apprends à le regarder différemment avec un peut plus de recul. Et le faisant exister d’une autre façon que celle qu’on m’a montrée « mes mères et autres »?
Il y a aussi ce travail que je réalise sur le blogue, qui m’apprends à observer et à comprendre autrement différentes situations, un ensemble. Mais c’est encore fragile.

Matériaux utilisés :

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle
J’ai utilisé les couleurs suivantes en aquarelle : noir d’ivoire, blanc de Chine, jaune de Naples, ocre jaune, violet.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je me disais intimité = sexe. C’est la première chose qui a surgi en moi. Quand j’ai lu ce que m’avait écrit Emmanuelle.
On me la enlevée, on me la volée cette intimité. Ce côté intime que l’on doit se préserver et qu’on aurait du respecter envers moi, envers ce corps. Il y a une plaie qui en est restée, et je ne suis pas sûre que celle-ci se referme un jour complètement, mais un mieux je dirais.
Dans ma tête, le passé était là, j’essayais de rechercher un petit positif envers celui-ci et envers ce mot mais non, rien.
On ne m’a seulement appris, (je parle avec mes mères) à respecter l’intimité chez les autres. Leur intimité à elles, tout comme aussi envers mes agresseurs.
Mon intimité à moi, elle n’a pas existé envers eux, mais ça je ne le savais pas. Ce mot était complètement inconnu de mon vocabulaire, et ça ne me venait pas à l’esprit.
Des dissociations, j’ai donc écouté un peu de musique, réaliser un exercice du livre, et j’ai tiré sur l’élastique qui se trouve sur mon poignet pour bien rester dans le temps présent. Et en mon bocal.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Je me disais comment on peut en arriver là, à ne pas savoir mettre ce mot en mode marche envers soi-même.
Je me demandais aussi pourquoi ce sujet n’a jamais été abordé, pourquoi n’a t’il pas émergé dans ma tête, comme tout le monde.
Je ressentais ce côté rassurant d’avoir pu y mettre une forme et des mots, d’avoir pu approcher ce mot et de pouvoir le travailler.
J’en ressors qu’il faut avoir et mettre en place une intimité pour nous. Et mettre certaines limites face aux autres personnes, afin de garder un jardin secret et d’éviter de tout dévoiler, se mettre à nu complètement. Ce préserver voilà ce qui me vient en mot. Mais aussi à faire attention de l’intimité des autres personnes.
Je voudrais réaliser un dessin sur l’intimité sexuelle de la femme mais pour l’instant il n’est pas mûre dans ma tête.