BMP – Un petit mouvement de la petite sorcière

Comment avez-vous procédé pour réaliser votre tableau ?

Mon châssis à plat sur la table, j’ai commencé à l’aide d’une spatule moyenne par étaler une couche de support de couleur blanche de gesso.
Puis au centre de ma toile, j’ai déposé directement de la peinture fine Pébéo, du rouge, bleu et du blanc, que j’ai mélangée avec le produit gesso en faisant de grands mouvements, tout en essayant d’y faire apparaître du relief.
Pour l’étape suivante je voulais essayer de faire du relief en utilisant une grosse ficelle, que je me suis amusée à faire glisser sur mon mélange dans le sens vertical, en faisant toujours des mouvements. J’ai également rajouté de la couleur verte et un peu de jaune orangé pour apporter encore plus de couleur.
Je voulais encore profiter un peu de ce moment de création. J’ai alors pris une feuille de papier que j’ai déposé directement sur mes couleurs. Puis je l’ai ensuite retirée doucement. A ce moment-là mon mélange est apparu encore plus dans son intensité et dans son relief. Un peut soulagée… e percevoir encore des couleurs.
J’ai travaillé ce mélange avec la spatule, pour qu’il ait plus de consistance, qu’il ne s’étale pas.
Je voulais encore découvrir d’avantage. Une petite pulsion… J’ai utilisé du papier aluminium que j’ai déposé délicatement sur mes couleurs. Puis je l’ai aussi retiré doucement, ce qui m’a permis de voir que le mélange avait été modifié dans sa forme et dans sa couleur. Le relief était toujours présent. Je trouvais ce résultat un peu plus travaillé.
Et pour terminer, j’ai rajouté du jaune, avec des bouts de citron coupés en petit morceaux, dans tout mon mélange, il y avait, la couleur, la forme mais aussi une agréable odeur légèrement acide en finition pour ce tableau !

Matériaux utilisés :

Tableau en Châssis de couleur blanche en toile de coton 38 X 45,5 cm
Gesso Apprêt tous support blanc.
Papier aluminium
Citron
Spatule
Peinture à l’huile fine Pébéo,
Peinture acrylic colour Van Gogh
Morceau de grosse laine
Papier

Qu’avez-vous ressenti ?

• J’aime bien ce produit Gesso, ça glisse sous ma spatule, je ressens ce mot douceur.
• J’ai remarqué, quand je crée ces mélanges, je m’arrête quand je ne sens plus un besoin, cette pulsion.
• J’ai trouvé que lorsque que je m’applique dans mes gestes, cela m’apaise.
• Observer mes gestes quand il n’y a pas trop de dissociations, m’aide à ne pas me poser trop de questions.
• Par moments j’avais l’impression de ne pas être vraiment dans mon corps.
• Par moments, cette envie de découvrir était très présente dans ma tête.
• Le passé est remonté. J’essayais de l’accepter, de ne pas trop le refuser, de l’accueillir comme il se présente, mais je dis bien “j’essaye”.
• C’est important pour moi de mettre toujours une touche de couleur dans mes œuvres.
• Par moments je ne sentais plus vraiment le sol sous mes pieds, ce qui pour moi est très angoissant.
• J’ai donc ressenti quelques moments d’angoisses.
• Je me suis fait plaisir en faisant naître ce tableau.

Que ressentez-vous face à ce tableau ?

En observant mon tableau, je me disais qu’il n’y avait pas de limite dans les essais.
J’aimais bien sentir l’odeur du citron qui se dégage de ce tableau : un parfum frais et agréable.
Cela sens le printemps, le soleil 🙂

BMP – Des petits gestes serrés


Le soleil est là et amène une petite chaleur derrière la fenêtre du salon.
Toute mon aquarelle est de sortie et étalée sur la table, non ce n’est pas du bazar, mais juste une vie qui est présente. Quelques traces de monsieur Grr Grr, sur ma table, et maintenant, seul mes pinceaux sont rangés délicatement dans leurs boites pour ne pas abîmer leurs poils.
Une peinture, juste pour faire une petite pause sur mon travail en court. Je voulais m’amuser à faire apparaître avec un pinceau moyen des petits gestes de couleurs serrées. Je rajouterais des petits gestes un peu dissipés, comme moi parfois, quand mon côté petit clown apparaît. Rhonnn rien de méchant, juste pour laisser échapper un petit trop plein dans ma tête d’une façon limite, contrôlée pour éviter tout débordement…
Des petits gestes serrés pour apporter et faire naître comme un effet mélangé dans les couleurs, un peu quand cela se mélange tout dans ma tête, rhonnn rien de bien méchant car ça se remet en place doucement parfois avec un peu de temps, mais l’ordre revient c’est ce qui est important non ? 🙂
Le jaune était présent dans mon esprit, le jaune de mes citrons pressés que je me prépare pour étancher mes grandes soifs.
Le jaune de ces jonquilles que l’on perçoit un peu partout en ce moment…
Le jaune citron de ma couleur aquarelle.
La couleur jaune de ce soleil qui me réchauffe le bout de mon nez.
Le jaune parfois de la peau des bananes qui vire au marron et noir.
Ce jaune de la couleur dorée marron de ce miel que l’on se met dans du lait chaud.
La couleur jaune de mes petits postits que je me colle partout pour ne pas oublier.
J’avais besoin de commencer n’importe où sur ma feuille, comme pour continuer à faire vibrer ce mot dissiper mais tout en restant dans les limites de mes couleurs, peut-être aussi dissipé dans mes gestes, je ris… Rien de bien méchant. Dissiper comme monsieur Grr Grr le grignoteur qui joue à cache cache dans ma tête, tout en essayant de rester dans les limites du possible. Je ris car au début j’écris limite, maintenant j’écris en essayant de rester, oui rien de bien sûr dans ma tête, mais rien de grave !
Le soleil était toujours là j’ai donc continué à faire naître mon dessin de couleurs un peu dans tous les sens… Quelle heure est-il exactement ? Je n’en sais trop rien finalement, je ne me suis même pas rendu compte que mon quadrupède à poils : Chocolat avait changé de place, oui c’est mon petit admirateur toujours couché de tout son long, jamais loin de mes pinceaux…, qui laisse échapper un petit ronronnement par ci par là, quand il suit le geste de ma main, prêt à bondir pour jouer.
Quelle heure est-il ? le soleil me parait plus discret. Le temps me paraît s’écouler très vite dans ma tête, avec une impression de creux et de silence, cette impression qu’il me manque une pièce. Heum rien de grave, j’essaie de finir mon dessin, c’était quoi mon idée de départ déjà ? Je ne sais plus trop, je vais continuer à faire naître ces petits traits de couleurs avec mon pinceau, j’ai juste à essayer d’observer le début de ma peinture, du moins essayer d’observer car je me sens légèrement dans un petit brouillard, légèrement lourde aussi dans ma tête, mais l’air rentre par mon nez, je ne vais donc pas mourir, je dois juste continuer à respirer cet air et à le laisser se promener dans mon corps. Les poumons c’est quoi cette chose, je n’en sais trop rien finalement, mais l’air passe c’est le principal non ?
Bon mon dessin est fini avec pas vraiment les mêmes gestes on dirait, ce n’est pas grave ce petit décalage qui apporte une petite touche à part. J’avais écrit quoi au début ? rester dans les limites. Oh aller ! je vais écrire que j’y suis restée mais j’y ai rajouté une petite petite touche à la façon de BMP légèrement un peu dissociée, un côté charmeur ? mais rien de grave finalement… si ?

Matériaux utilisés

Dessin conçu sur feuille de format de 36 × 48 cm. Peinture aquarelle. Pinceau.
Je dirais l’improviste c’est un peut cela aussi… A quel moment je me suis perdue, je n’en sais rien…

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