BMP – Tout le monde a un cœur

BMP – Tout le monde a un cœur
Le cœur est un organe symbolique par excellence. Il conduit notre sang dans tout le corps et par là il symbolise la vie. Il porte notre vie. Nous avons besoin de lui pour vivre, c’est notre machine de vie et c’est aussi un organe de vie et de sentiments et donc il a imprégné notre imaginaire et notre langage, mais aussi de nos mouvements et nos pensées.
Notre cœur nous permet d' »être au cœur des choses », d’être au centre des choses, de pouvoir les vivre, de pouvoir exprimer. « Avoir quelque chose à cœur » exprime le sentiment le plus profond, on y tient vraiment comme on tient à sa propre vie. Le cœur n’est donc pas un organe comme les autres. Il est unique, car tout ce qui s’y trouve comme ressentis et émotions ne ressemble pas à celui de notre voisin.
Nous avons chacun notre cœur, et c’est cela que je vais retranscrire en une création.

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse  ?

Comme le cœur est notre « bien » propre, mais que tous nous possédons un cœur, j’ai pensé à dessiner une forme de corps humain, auquel celui-ci serait intégré dans sa forme et dans son mouvement. Je souhaitais que l’ensemble donne une impression d’harmonie et non de séparation.
J’ai donc commencé à dessiner la forme de ce corps, puis j’ai rajouté le reste de la forme du cœur, pour ne faire qu’un. Mais sur le moment j’avais du mal à bien percevoir ce mouvement de la vie. Mais je me suis dit que les couleurs apporteront beaucoup, je devais donc « habiller » mon ébauche. Pour cela je vais utiliser les encres de Chine et un porte-plume, avec une touche du pinceau. Je souhaitais travailler les traits avec la plume, ce mouvement demande une concentration, pour que cela ne se mélange pas. J’aime bien, par moment, remplacer la peinture aquarelle par les encres, cela me rappelle les vieux bureaux avec l’encrier des élèves. Puis il y a le côté complexe qui me plaît également. Me voilà donc lancée avec ma plume à déposer la couleur rouge, puis ça a été un rouge plus clair déposé avec un pinceau légèrement humide. Ensuite, ce fût le vert qui a pris place, accompagné d’un jaune, jaune orangé. Ce cœur coloré a pris forme sur ma feuille, mais aussi la vie, cette vie que nous sentons en nous, dans notre propre cœur. Quelques finitions faites à la plume, d’autres aux feutres.

Quels matériaux avez-vous utilisé ?

Création conçue sur une feuille de format de 36 x 46 cm. Comme médium, j’ai pris des encres, avec un porte-plume, pour terminer un crayon HB pour mon esquisse.

Que ressentez-vous en face de votre création  ?

Je confirme que vraiment j’apprécie les encres et le mouvement de ce porte-plume. Dans ma tête, je ressens de la légèreté. Mon cœur bat fort. J’ai toujours ce plaisir de peindre ou dessiner, même si c’est devenu par moment complexe. Quand je peins, je me sens rassurée et je me sens en vie. La douleur est là, mais elle me paraît transparente quand je peins, ou bien même quand je me complique un peu dans les détails de mes créations.

BMP – Dans un autre monde

BMP – Dans un autre monde
Aller dans un monde de couleurs, dans un autre monde. Voilà pourquoi j’ai appelé ma création ainsi : un autre monde aux pensées et aux morceaux colorés. Je souhaitais faire une composition plus nette, dans un monde cubiste, mais moins dans le fouillis et dans le mélange. J’avais besoin de plus de sérénité dans mon cerveau. Ensuite j’avais besoin de faire fuir la pluie qui avait pointée son nez !

Comment avez-vous concrétisé votre esquisse ?

J’apprécie ce monde cubiste, parce que, par moment, je me dis que cela me ressemble pas mal aussi bien dans mon cerveau que dans ce monde des organes ! En fait j’ai l’impression que ce monde n’a pas de limite, on peut passer par des productions très mélangées et revenir sur une autre plus douce, plus zen, plus aérée. Que de choses nous pouvons cacher à l’intérieur et c’est l’inaperçu qui se montre !
Me voilà donc lancée avec mon crayon à papier pour expliciter ce voyage dans un autre monde. Pour cela je devais le retranscrire, à travers la position d’un visage, mais aussi dans le mouvement d’un semblant de début de corps qui pourrait nous envoyer sur un moment d’une pause où le présent n’est plus là. C’est cet autre monde qui aura pris le dessus dans notre cerveau, qui nous fera apparaître sur le visage cette émotion de pensée. Pour moi, les deux points forts pour faire naître cette production, pour lui apporter une vie, était la position de la main de la personne et de son visage. Celui-ci est pausé sur la pliure des doigts. C’est le monde des pensées qui est là. Le plus « net » serait présent sur toute ma production ! Voilà ce qui a fait naître mon ébauche.
Une fois celle-ci terminée, je suis passée à la phase : celle où je m’éclate avec mes couleurs et mes pinceaux. Mon mouvement là, était sans modération : déposer les divers tons sur mon esquisse, accompagnée des tubes des années 80 en fond sonore, dans la pièce. Cette ambiance me renvoyait encore plus sur le chemin de la détente et de l’apaisement ! Le temps n’est plus là, car l’ennui n’existe pas au bout de mon pinceau et des couleurs ! Tout comme ce vide que la fatigue me fait sentir dans ce corps. Je me sens aspirée de plus en plus par cette chose lancinante !
Mais en cet instant, je vais me balader sans modération dans des tons colorés et apaisants.
Je suis donc passée par les couleurs, orange, bleue, verte pâle, violette, rose, rouge et du marron entre autres. Toutes les finitions, le contour des formes, je les ai faites avec un pinceau en repassant avec une goutte d’eau sur tous les traits de mon crayon à papier.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Cette production a été conçue sur une feuille de 36 x 46 cm. Comme médium, j’ai utilisé des crayons graphiques HB et de la peinture aquarelle.

Que ressentez-vous face à votre création ?

Ma respiration est moins rapide, mes nausées sont là, tout comme la douleur. Mais je vais écrire peut importe, car le mouvement de mon pinceau a fait que j’ai pris beaucoup de plaisir à faire naître ma création. L’apaisement sonne à cet instant présent et c’est cela qui est Chouette !