BMP – À propos de la couleur grise

Je ne me rapelle de rien ce matin concernant ce dessin. Et poster a été difficile.

À propos de la couleur grise.
Il y a des moments où dans ma tête, je veux dessiner sans couleur.
Dans ces moments-là, la couleur grise glisse dans ma tête, se faufile dans les coins et augmente cette espèce de brouillard. Je ne me sens pas exister, ce qui atténue la douleur qui est en moi à ce moment-là.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai choisi de prendre un petit format de feuille pour dessiner car je ne voulais pas me perdre. C’est ce que je voulais en premier. Ensuite, pour bien comprendre pourquoi cette situation fait ressortir une angoisse, et m’effraie, c’est plus compliqué.
J’ai commencé par faire naître le cœur de cette femme. Si je me souviens bien, c’est ce qui a été le plus important pour moi. Après pour concevoir le reste du corps, il me semble que sur le moment, je souhaitais qu’il soit disproportionné.
En ce qui concerne la bosse dans le dos, je n’ai ni souvenir, ni d’avoir accentué certains traits de mon dessin.
Pour personnifier le manteau de mon esquisse,  je ne ressentais pas l’envie d’y mettre de la couleur ; mais je n’ai pas de souvenirs. Je ne sais pas où était Béatrice l’adulte, je pense qu’elle n’aurait pas pu créer un dessin tel que celui-ci. C’est comme si j’étais endormie, et ne ressentais rien.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je ne me pose pas la question qui dessine et qui est présent dans ces moments-là.
Le geste est présent et exprime ce qui n’est pas toujours compréhensible pour moi en tant qu’adulte.
Il m’arrive de vouloir et de ne rechercher aucune limite avec cette couleur grise. Cette sensation de vouloir voler est présente.
Parfois il m’arrive de ne plus faire la différence entre la réalité et le fait d’imaginer.
Ce que je veux dire c’est que quand ces moments, ces situations apparaissent, surgissent en moi, savoir si je me trouve sur un vrai pont par exemple, sur quelque chose qui existe, cela reste compliqué dans ma tête.
Je suis incapable de savoir si je suis “moi » en tant qu’adulte.
Je sais que Béatrice adulte était là, présente dans le temps présent, mais je n’en ai aucun souvenir.
Je ne me rappelle pas d’avoir senti le crayon dans ma main.
Je ne me rappelle pas non plus d’avoir eu des moments de blanc.
la douleur physique reste toujours présente
La douleur dans ma tête se montre par moment très violente.
J’ai une grande soif, savoir que je me remplis d’eau me rassure. Inonder mon corps a un effet apaisant. Je ne sais pas si cette réaction est bonne ou pas. Et de fait, je ne ressens pas le besoin de le savoir, en tant que l’adulte Béatrice.
Je ressens une grande frayeur si j’essais de comprendre pourquoi ci, pourquoi ça.
Je me sens lourde en moi et parfois de trop dans ce corps.

Matériaux utilisés

Dessin conçu sur feuille de format de 36x48cm
Crayon HB, 2B, 3B.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant ce dessin, en tant que Béatrice adulte je ressens de l’attirance dans la position du corps, après aller plus loin dans ma réflexion c’est plus compliqué.

BMP – Utiliser des Orangers des Osages pour en faire de l’ Art


J’ai découvert ces orangers particuliers et j’aimerais vous faire découvrir ce que l’on peut faire avec. Peut-être que cela peut servir pour une décoration de Noël..

Naissance de mon motif

Avant de débuter mon tableau, je suis allée sur Internet pour me renseigner sur ces Orangers des Osages. J’aime bien en savoir plus quand je ne connais pas, j’en reviens toujours à ce mot « découvrir »
Voici un lien qui pourrait peut-être apporter des renseignements complémentaires.
https://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-l-oranger-des-osages—presentation-et-culture-7302.htm

J’ai donc procédé de la manière suivante :

J’ai commencé par rassembler tout le matériel dont j’avais besoin près de moi.
Puis, j’ai pris mon châssis en coton que j’ai bien posé à plat. Je l’ai recouvert de colle vernie, et immédiatement après, j’ai déposé en les émiettant,  toutes les feuilles d’arbres séchées que j’avais ramassées il y a quelques jours auparavant. J’ai laissé sécher.

Je suis passée ensuite à la transformation de mes « Oranges « .
L’important étant de ne pas me me perdre dans mon idée.

J’ai donc commencé par mettre un peu d’eau dans mon bol : il n’en faut pas trop.
J’ai pris une première couleur (rouge) de peinture de marbre, c’est en flacon compte goutte ce qui est plus facile pour en doser la quantité dont on a besoin ; j’en ai donc versé ( 4 gouttes) dans mon bol d’eau.
Puis j’ai ensuite coupé en tranche mes Oranges des Osages, (pas trop fines les tranches). J’ai pris ensuite un cure-dent que j’ai piqué dans ma tranche, puis j’ai trempé celle-ci dans mon bol qui contenait le mélange dont j’ai parlé.
Une fois ma tranche bien colorée, je l’ai déposée sur du papier essuie-tout, pour que  le surplus d’eau puisse bien s’égoutter sans baver partout.

J’ai ensuite repris mon châssis, avec son mélange de feuilles d’arbres en miettes. Le mélange avait bien séché.
Je voulais y rajouter une légère touche de couleur, pour égayer, mais aussi pour rappeler celle que je venais d’utiliser pour mes oranges,  J’ai donc rajouté quelque gouttes par ci par là sur mon tableau. Ensuite j’ai déposé toutes mes petites tranches colorées d’oranges dessus.

Matériaux utilisés :

Châssis classique de couleur blanche 100 % coton 46X38cm
Couleurs : peinture pour marbre: jaune, rouge, bleu, blanc,vert, noir…
Un bol+eau
Sopalin
Vernis colle Cléopâtre.
Feuilles séchées.
Orangers des Osages
Cure-dents.

Qu’avez-vous ressenti ?

Dans ma tête, rien n’était sûr pour arriver à faire quelque chose. C’était une nouvelle idée. Donc j’ai tâtonné et ce mot était en moi : que va t-il sortir au final ? Comment ceux qui regardent vont-ils apprécier ?

Dans ma tête ce mot « regard » est important, peut-être plus que le mot « résultat »
Mais au début de ce travail, je souhaitais juste réussir à mettre mon idée en mouvement avec ces Orangers de Osages, y faire ressortir des couleurs, avec une méthode originale.

J’ai eu des moments de dissociations pas toujours contrôlés par mon cerveau, malgré ma bonne volonté de vouloir me concentrer sur la concrétisation de mon tableau.
Dire ce que je ressens en ce moment m’est parfois impossible car je ne le sais pas.
J’ai cette impression d’être une inconnue dans ce corps. J’ai des réactions fortes qui ne ressemble pas à Béatrice. Un besoin de ne pas me voir exister est fortement présent, je suis attirée par la Loire et les ponts… Tout comme le fait d’avoir ce besoin de regarder un cutter. C’est compliqué !

Que ressentez-vous face à cette production ?

Je pense que ceci est fait par Béatrice ;
En regardant mon tableau, celui-ci me faisait sourire, car j’en revenais pas d’avoir trouvé une idée pareille. Je suis contente que mon imagination me permette des faire des découvertes, des surprises que je puisse faire partager.
C’est le mot original qui me vient en regardant cette création.
A ce moment-là, je ne ressens pas d’angoisse. Je suis incapable d’aller plus loin dans ma réflexion. J’ai cette envie par contre de me ranger dans un coin.