BMP – Un tableau plein de couleurs

Que ce chemin de l’année 2018 vous soit parsemé de multiples petits éclats de couleurs douces, de pétales de plaisir, d’un zest de réussite et d’un nuage de force.
Entourez-vous de belles personnes, prenez-en soins. Profiter des petits moments de la vie qui vous sont offerts, restez vous-même, tout en gardant espoir. Le tout agrémenté d’une santé meilleure.
Merci à vous toutes et tous, de continuer à suivre ce blogue, les silencieux, les passants, et les fidèles 🙂
Quoi de mieux de créer un tableau rempli de couleur pour commencer cette nouvelle année 2018 ?
J’ai d’abord récupéré un vieux châssis en coton de couleur blanche, et je me suis installée dehors, avec tout mon matériel.
J’aime bien m’installer dehors à cette époque, le vent m’accompagnait avec son petit côté “fraîcheur” ça réveille le corps !

Comment avez-vous procédé ?

– Ma première étape a été de recouvrir le châssis de plusieurs couches de couleurs en bombe pour cacher le motif précédent. J’ai fait en sorte que cette couche soit bien uniforme.
– J’ai ensuite pris du papier journal que j’ai déposé sur ma couche de couleur ; je l’ai bien étalée avec mes mains et je l’ai découlé d’un coup rapide.
– J’ai laissé sécher toute la nuit dehors à l’abri. Le lendemain j’ai repris mon travail en cours, mon idée était toujours là : il fallait que ce tableau soit coloré.
– J’ai donc utilisé les couleurs de mon set découverte ; je les ai déposées au au centre de mon tableau avec du coton, puis j’ai ensuite rajouté une petite dose de peinture à marbre.
– J’ai mélangé un petit peu. Et j’ai laissé re-séché la nuit. Le lendemain je me disais que je devais faire grandir mon idée de tableau coloré et en regardant les boules de Noël qui n’étaient pas loin, j’ai eu l’idée de les intégrer dans mon tableau pour cette nouvelle année.
Mais je ne savais pas trop comment m’y prendre, j’ai donc réfléchi un petit moment, la solution était là devant mes yeux et je ne la voyais pas : je devais simplement découper mes boules et les coller sur ce nouveau tableau qui prenait forme. Donc c’est ce que j’ai fait.
Mais il manquait cette petite touche qui doit évoquer la fête pour  enterrer cette année 2017. J’ai donc rajouté des ballons et des petites boules toujours de couleurs et un peu de paillettes. Et voilà comment est né mon tableau gai en couleur.

Matériaux utilisés :

Châssis classique de couleur blanche 100 % coton 46X38cm. Set découverte couleurs à effets texturés et martelés multi surface. Peinture pour marbre. Découpe du tableau de Noël. Colle transparente. Pinceau. Bombes de couleurs. Papiers journaux.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je voulais un tableau gai, je m’en serais voulu de donner un tableau triste pour commencer cette nouvelle année.
Je me disais que les couleurs pouvaient aussi « recouvrir «  les moments tristes, durs de cette année qui va finir de s’écouler, qui va s’endormir. Mais je me faisais aussi cette réflexion que l’on pouvait revenir dessus, juste pour en garder les beaux souvenirs, pour ne pas les oublier.
De mon côté, tout en faisant naître ce tableau j’essayais de faire un petit résumé pour retenir ce que m’avait apporté cette année qui va se refermer. J’aime bien faire cela, car cela permet de ne pas voir tout en noir, et cela permet d’emmener le positif avec nous dans le présent, dans cette nouvelle année, histoire de la commencer avec des forces positives.
Par moments je me demandais si la petite fille en moi n’est pas apparue pour faire naître ce tableau.
Par moments aussi, mes idées de création se précipitaient dans ma tête, mais elles ne restaient pas.
Monsieur le petit grignoteur Grr Grr a aussi fait son apparition, évidemment il voulait aussi contribuer en y mettant sa patte.

Que ressentez-vous face à cette production ?

Je me suis amusée, je me suis dit que ce tableau est né accompagné ce petit mot imprévu dans son évolution. Il est gai c’est ce que je voulais… les mots comme tolérance, écoute, évolution, mouvement ont été là.
J’ai passé un bon moment.
A l’année prochaine !

BMP – Corps aux couleurs chaudes


Je me faisais cette réflexion qu’il ne m’arrivait que très rarement de donner naissance à des corps sur grand format.
La douleur était là et je voulais la dessiner, mais je ne sais pas, quelque chose en moi me dit que cette douleur je peux aussi la transformer en quelque chose de plus apaisant, je pouvais faire évoluer celle-ci en quelque chose de plus coloré, agréable à voir.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

De dos ce corps, oui car quand quelque chose ne fonctionne et ne va pas très bien je préfère. C’est ma façon à moi de cacher l’émotion qui pourrait ressortir de ce visage.
J’ai donc lancé mon premier coup de crayon en commençant à faire naître le bas ce de corps avec les cuisses. Les pieds ne m’intéressaient pas à ce moment-là dans le dessin de cette esquisse. Une façon à moi de me dire : « Béatrice tu ne peux plus te sauver pour te cacher », pour cacher cette timidité !
Puis j’ai continué mon esquisse en faisant apparaître le dos, mais je voulais laisser la place aussi au moment où je ne ressens pas complètement mon corps. Peut-être là où se cache cette douleur dans ces moments-là ? Tout comme pour exprimer mes dissociations.
Mais je voulais que pas un morceau ne manque de ce corps qui doit rester agréable à regarder, je ne voulais pas que ce mot « effrayer » crie trop fort. Je ne voulais pas que ça soit Béatrice qui effraie les personnes qui l’entourent et qui lui parlent.
Pour concevoir le manteau en aquarelle de mon esquisse, je souhaitais que celui-ci représente le calme, mais aussi la tranquillité et de la gaîté.
Les mots « couleurs chaudes » me parlaient dans ma tête très fortement, comme aussi le mot pansement.

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Crayon aquarelle + eau
Crayon noir
Pastels secs

Qu’avez-vous ressenti ?

• Je ressentais bien ma difficulté à bouger convenablement cette main et ce poignet, mais je sais aussi que même avec cette gêne il faut que je garde la motricité de cette main !
• Je me disais dans cette tête, que réaliser un corps en grand format c’était un peu sortir de cette timidité qui m’envahit parfois fortement.
• Je souhaitais que même si ce corps n’est pas en entier et de face, qu’il reste bien dessiné, je me disais que ça serait un peu pour cacher le mien qui reste à mes yeux parfois imposant.
• Je suis toujours aussi extasiée d’observer des esquisses de corps nu. Je trouve leurs courbes sensuelles et fascinantes. A l’instant, c’est le mot « vie » qui pointe son nez.
• Par contre j’ai toujours des images de mon passé qui remontent concernant mon corps : la salle de bains, les escaliers, le lit…
• Je me revois régulièrement hurler de douleur, à chaque fois des frisions qui me font mal se hérissent sur mon corps. Cette impression de revivre ces moments de souffrance dans le temps présent.
• J’ai ressenti quelques nausées, mais je pense que c’était dû à ce passé qui remontait assez violemment.
• J’ai eu un trop plein de salive dans ma bouche.
• J’ai eu des moments de dispersion dans ma tête, parfois difficile à me retrouver en elle.
• Je pense que j’ai eu aussi des petits moments de blanc, mais rien de violent je dirais.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon dessin, j’avais cette impression que ce corps partait dans le brouillard, partait vers une nouvelle découverte mystérieuse, dans un nouveau monde.