BMP – Exposition artistique « Les Masques Blancs exposent »

Association EPAPI France Les Masques Blancs

Pour participer : envoyez nous vos créations, peintures, dessins, poésies, chansons… Ensemble ♥

Cette exposition sera permanente.


Définition Masque Blanc : Ce masque, représente l’innocence de l’enfance, celle qu’on nous a volée dans le passé, aujourd’hui nous le portons avec fierté. Aujourd’hui, il devient le symbole de notre courage, de notre force et de notre renaissance. Nous passons de victimes aux masques blancs.
Nous passons du mutisme à l’expression ! Nous passons de la solitude, à l’union ! Nous passons de l’ombre à la lumière. Ce qui fut notre pire cauchemar, devient aujourd’hui notre plus grande force.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre masque ?

Installée dans la cuisine, accompagnée d’un peu de musique. J’ai commencé par recouvrir le masque des bandes de plâtres, découpées en petits morceaux. Mais auparavant, j’avais badigeonné le masque de savon avec un pinceau et j’avais mis les bandes de plâtres découpées en petits morceaux, à tremper dans une petite coupelle d’eau chaude.
Cela, je l’ai fait trois fois.
Avant de passer à l’étape suivante, la couleur, je devais poncer le masque pour le rendre plus doux et pour enlever le plâtre en excès.
Ma première idée était de mettre de la couleur noire et grise, sur une moitié du masque, pour faire parler le fait qu’on a fait saigner l’innocence de la petite fille que j’étais, en me prenant pour une poupée de chiffon, en me maltraitant, en me violant et là j’en passe.
Puis, je voulais donner du corps à cette innocence et j’ai pensé à mettre une matière blanche comme de la dentelle que je collerai sur le côté noir.
Ma logique pour ce travail était donc : du blanc pour faire apparaître l’innocence de la petite fille, du gris pour faire parler du fait qu’on m’a fait mal et le noir pour exprimer que l’on a détruit l’innocence de cette petite fille qui était en moi.
Quant à l’autre partie du masque, je voulais y mettre plein de couleurs avec des encres aquarelles et de la peinture acrylique. Cela expliquerait qu’avec un travail sur moi avec l’aide de professionnels, je souffre moins, ce passé je le digère peu à peu.
Je sors de ce passé qui veut me pousser à mourir, à m’auto-mutiler à me faire du mal.
Pour la finition j’ai rajouté quelque plumes blanches légères… un peu pour dire que ce passé est plus léger par moment dans ma tête..
Maintenant, j’ai ce courage de me tenir droite, même si parfois je penche encore !
Je suis passée du noir au gris, aux couleurs colorées.
J’essaie de reprendre vie doucement, le mouvement est dans le présent du moins il essaie d’y rester.
C’est ainsi qu’est né mon masque blanc.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Pour faire mon masque en plâtre (Masque en carton)
Bande de plâtre de couleur blanche
Dentelle blanche
Peinture acrylique.
Savon
Colle blanche.
Plume blanche, patte à fixe, colle mosaïque.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai aimé faire ce masque, cela a regroupé plusieurs possibilités de façon à faire naître celui-ci ? C’est une autre façon de faire percevoir ce positif dans le temps présent. Après j’irais pas plus loin. Concernant les situations qui restent fragiles : elles n’ont pas leur place dans cette œuvre. Après je rajouterais que c’est sur un masque à part et que cela peut heurter.

BMP – Un brin de muguet


Offrir du muguet permet de souhaiter tout le bonheur du monde à ses proches.
C’est donc un geste simple qui fait toujours plaisir et dont il ne faut pas se priver. Ce muguet que l’on offre tous les ans au 1er mai, est aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, elle est présente en Europe depuis au moins le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes lui accordaient un statut de porte-bonheur.


De mon côté j’apprécie cette fleur, son parfum fait apparaître une grande délicatesse, elle laisse une empreinte agréable dans une pièce, une fraîcheur de renouveau se fait sentir. Sa robe blanche me fait penser à l’innocence, à la pureté mais aussi à une timidité fragile. Parfois il me rappelle le lilas dans son odeur et à la cassonade. Je dirais que ce muguet est capable de nous faire miroiter dans notre tête et nous emmener voyager loin 🙂
Sa couleur me fait penser à la sobriété ou rien n’est caché, mais ou tout peut disparaître d’un coup dans le premier souffle. Sa robe blanche me fait penser à quelque chose d’impalpable et d’incassable.
Un peu d’histoire :

Du muguet nantais pour le 1er mai

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Installée dehors avec tout mon matériel, la feuille devant moi, j’ai commencé par faire naître le fond de mon dessin à l’éponge. J’ai mouillé celle-ci et j’ai déposé quelques gouttes de couleurs aquarelles liquides pures directement dessus. Puis j’ai fait le geste de tamponner doucement sur ma feuille, en rajoutant par moments un peu plus d’eau afin de pouvoir faire apparaître un motif un peu plus différent. C’est-à-dire plus dans la discrétion ou un peu plus dans le présent.
Puis j’ai continué mon dessin en prenant un pinceau et là j’ai rajouté quelques petites touches de couleur jaune aquarelle par ci, par là. Je voulais retranscrire un peu de chaleur, de douceur et de soleil dans mon mélange.
Une fois le fond de mon dessin sec, j’ai fait apparaître les brins de muguet. Puis, mon dessin terminé, je l’ai déposé sur le chevalet et je l’ai observé. Je voulais savoir à quel endroit je pouvais retravailler celui-ci . Parce que pour moi je trouvais qu’il manquait quelque chose… J’ai donc repris légèrement le fond. Tout en essayant de garder cette discrétion . Je ne voulais pas non plus l’envahir par trop de formes . Je devais juste faire ce qu’il fallait, je devais juste doser, laisser quelque chose de sobre, je souhaitais essayer de faire un dessin qui reste dans la délicatesse comme ce muguet et son parfum.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Eponge, pinceau, aquarelle. Ce dessin a été conçu sur une feuille de format 36 x 48 cm.