Cronos – Le temps


diable-dante-aligheri
Cronos ou Saturne est une figure cruelle de la théogonie grecque et maître de l’Univers qui régna pendant l’Âge d’or.
Il était l’un des douze Titans et le plus jeune fils d’Uranus et de Gaïa, personnification du Ciel et de la Terre. Uranus avait eu auparavant trois fils, les Hécatonchires, des monstres pourvus de cent bras et de cinquante têtes, et les avait emprisonnés dans un endroit secret. Gaïa, leur mère, essaya de les libérer et appela à l’aide tous ses autres rejetons, y compris les Cyclopes, mais seul Cronos releva le défi. Il attaqua son père et l’émascula. Cronos devint alors maître de l’Univers et replongea les Hécatonchires dans leur prison avec les Cyclopes.
Cronos s’accoupla à une Océanide pour engendrer le centaure Chiron, puis épousa sa sœur Rhéa et eut d’elle six enfants qui figurent parmi les douze dieux et déesses de l’Olympe. On avait prédit à Cronos qu’il serait détrôné par l’un de ses enfants ; aussi, dès leur naissance, s’empressa-t-il de dévorer chacun de ses cinq premiers enfants. Cependant, Rhéa parvint à substituer une pierre enveloppée de langes au sixième enfant, Zeus, qui fut caché en Crète. Parvenu à l’âge adulte, avec l’aide de Gaïa, celui-ci força Cronos à restituer les cinq autres enfants, Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon, en même temps que la pierre, qui fut plus tard transportée à Delphes. Zeus et ses cinq frères et sours firent la guerre à Cronos et à ses Titans ; ils reçurent dans ce combat l’aide des Hécatonchires et des Cyclopes qu’ils avaient libérés de leur prison. Après dix ans de combat, Zeus réussit à enfermer Cronos et les Titans dans le Tartare, une caverne située au plus profond du royaume d’Hadès. C’est l’image d’un Cronos plein de bonté et réconcilié avec Zeus, construite à une période postérieure, qui donna naissance au mythe de Cronos dieu de l’Âge d’or. L’équivalent romain de Cronos est Saturne, dieu des Semailles et des Graines.

BMP – Parfois les aléas de la vie, nous font de drôles de surprises !


Parfois les aléas de la vie, nous font de drôles de surprises ! Et en voilà une 🙂
Dans mon réfrigérateur, j’ai un bac que je réserve à l’art-thérapie. J’avais mis de côté des pelures de clémentines. Elles étaient dans une assiette, enveloppées d’un sac en plastique. Je voulais m’en servir pour faire une éventuelle mosaïque, car découper la vraie mosaïque, je ne peux plus.
Seulement, je les ai oubliées ces pelures et elles ont légèrement viré dans la couleur du moisi. Il y avait au final tout un dégradé de couleurs que je trouvais très attirant et j’ai eu envie d’en faire une création, tout en gardant la couleur d’origine, voilà quel était mon but.

Comment avez-vous procédé ?

• La première étape : décoller tous les petits morceaux de peau à l’aide d’une pince à épiler et bien les étaler sur une feuille.
• Deuxième étape : passer avec un gros pinceau, une bonne couche de produit Bindex Mat Artist acrylics Pèbèo de couleur blanche sur mon châssis.
• Troisième étape : laisser sécher le châssis toute la nuit et laisser les peaux de clémentines respirer mais aussi sécher celles qui étaient trop humides pour le collage.
Le lendemain on reprenant mon travail, j’ai réfléchi sur la manière de mettre en valeur les différentes couleurs des pelures des clémentines. Je ne voulais pas mélanger avec quoique ce soit d’autre, garder les couleurs telles quelles. Garder les dégradés.
Là m’est donc apparue mon idée, de faire un collage, de faire naître une composition comme une mosaïque, et de jouer avec les couleurs. Je devais les positionner de manière à faire apparaître au final un beau mélange. Un assemble de coloris de pierre.
J’avais gardé également la peau d’un pamplemousse chinois de couleur jaune et je me suis dit que d’en incorporer un petit peu dans mon collage serait une bonne idée : une petite touche de jaune, ravirait encore plus cette ensemble qui ressemblerait à une mosaïque.
J’ai donc fait naître une œuvre en la faisant évoluer en l’observant de loin pour bien positionner mes différentes couleurs de moisissure, mais aussi ce jaune qui me rappeler les première petites fleures du printemps.
• Ma dernière étape a été de faire un petit fond léger en aquarelle, tout en restant dans les mêmes couleurs, orangé et jaune.
Il y a quelque chose qui m’a étonnée : c’était de pouvoir respirer encore l’odeur de ces clémentines. On aurait pu croire que je venais juste de les éplucher. Leur parfum se faufilait dans mon nez ce qui a été une sensation plaisante et agréable.

Matériaux utilisés :

Châssis classique de couleur blanche 100 % coton 46X38cm. Bindex Mat Artist acrylics Pèbèo de couleur blanche.
Colle blanche Cléopâtre, colle bricolage, multi-usage. Spatule, un gros pinceau. Pelure de clémentine et de pamplemousse.

Que ressentez-vous face à cette production ?

En observant mon collage, je restais encore sans voix devant toutes ces couleurs inattendues qu’une moisissure pouvait faire apparaître. Étonnée aussi du résultat final, et d’avoir pu en faire naître une composition.
Cela me rappelle les pierres de montagnes, en la saison d’été.
(J’ai utilisé des gants par précaution.)