BMP – Un tableau au yaourt nature


La petite sorcière qui est en moi, a encore frappée 🙂 !
Je mangeais un yaourt et dans mon cerveau cela m’a fait “tilt“ et oui dans ma tête ça travaille sans arrêt 🙂 Ça cogite toujours ! Du coup j’avais mon ingrédient pour commencer une création le yaourt, mais je devais en chercher d’autres.
Je devais y mettre un petite couleur avec ce blanc du yaourt. J’ai donc pensé à y incorporer une petite goutte d’aquarelle de couleur rouge.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation votre œuvre ?

Je me suis donc lancée ; j’ai mis mon yaourt dans un bol et j’ai rajouté deux gouttes de couleurs rouges, puis j’ai bien mélangé. Je souhaitais, juste obtenir une petite nuance qui casserait ce blanc qui pour moi sur le moment me semblait une couleur trop froide, comme l’hivers.
Mais je ne sais pas pourquoi, mais, quelque chose me disait que je devais rajouter aussi de la colle blanche. J’en ai donc rajouté à mon premier mélange et j’ai ensuite étalé le tout sur mon châssis en coton, à l’aide d’une spatule.
Cette petite nuance de couleur qui apparaissait me plaisait bien, c’était discret, la texture du mélange me paraissait très bien.
Je devais continuer à donner plus de place, plus d’espace à ce qui commençait à naître. Il me fallait plus la couleur, je me suis donc dirigée vers les encres aquarelles liquides.
Et j’ai commencé par déposer des gouttes de rouge et de jaune.
Puis je me suis amusée à prendre mon châssis dans les mains et à le faire bouger dans toutes les directions afin que ces deux couleurs puissent suivre le mouvement du mélange que j’avais étalé sur ce châssis.
J’avais l’impression que mes couleurs s’enfonçaient dans celle que j’avais étendue pour le fond.
La texture restait toujours aussi originale et je dirais même attirante car j’étais poussée dans ma tête à y donner une signification.
Cela me donnait l’impression par moment d’avoir comme de la neige, qui faisait son propre motif avec son mouvement à elle. Mouvement qui débutait par ce fond que j’avais étalé sur mon châssis et ces différentes couleurs liquides que je versais les unes après les autres. Pour provoquer ce mélange qui faisait sa propre vie.
Mais après avoir suffisamment mis des couleurs, il me manquait encore quelque chose. Une petite touche pour finaliser cette création. J’ai donc été chercher dans mes réserves, et là j’ai vu des restes de coquilles d’œufs, j’avais trouvé ce petit plus ! Je me disais que les couleurs, légèrement marron et blanc cassé pouvaient apporter une petite touche sympa dans ma création, mais aussi une nouvelle sorte de texture et de matière.
Voilà comment est née cette création à partir d’un yaourt nature.
Je m’amuse toujours autant à faire naître des créations par moment inimaginables dans leurs mélanges. En moi, il y a cette partie qui attend toujours une nouvelle surprise et  découverte. Je me demande par moment si ma partie émotionnelle « petite fille » beatrisse ne montre pas son bout de son nez quand je me transforme en une petite sorcière.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Yaourts natures 2
Couleurs liquides aquarelles en pipettes
Coquilles d’œufs émiettées.
Châssis en coton blanc 46 x 38 cm.
Spatule, colle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant ma création, je trouvais que les couleurs étaient flashs, ainsi que cette texture qui nous pousse à en savoir plus, comme par exemple poser le doigt dessus. L’odeur du yaourt était agréable.

BMP – Une expérimentation picturale


Je ne sais pas trop ce que je voulais faire, je savais juste que j’avais besoin de prendre mes pinceaux et je voulais faire valser mon pinceau avec au bout des couleurs. En principe cela fait fuir les ruminations hé hé hé 🙂 !
Du violet et du rose fuchsia, ce ne sont pas des couleurs qui apparaissent souvent dans mes dessins ! Et bien pourtant, là les voilà !
Comme je n’avais rien prévu dans ma tête, je me suis dit que je pouvais commencer par poser une couleur au centre de ma feuille en faisant apparaître un arc de cercle et je verrais bien ! Mais je voulais rester avec cette idée de gaieté. Après tout, même si le mouvement partait dans tous les sens, ce n’était pas grave, parce que après je pourrais agrémenter, comme quand on agrémente une sauce dans un plat qui serait légèrement pimentée et épicée.
Me voilà donc partie à me laisser emmener par cette couleur verte, puis par ce jaune-vert, par ce bleu, ce rouge qui lui s’est transformé en un rose bonbon, et voilà que maintenant j’atterris dans ce violet bien lumineux. Et je crois que c’est lui qui m’a permis de trouver comment continuer mon tableau. La luminosité. Peut-être légèrement saccadé dans son mouvement, mais ce n’était pas volontaire. Un petit charme apparaît, ce qui apporte un petit plus dans cette valse des couleurs.
Je me suis dit que j’allais continuer à faire apparaître les couleurs. En observant mon dessin de loin, le vert au centre évoquait une porte. Je me suis servie de cela pour la suite.
Qu’est ce qu’il peut bien y avoir derrière cette porte ? Un monde magique ? Et pourquoi pas. Je pense que cela irait bien avec le mélange de couleur que je venais de faire naître sur ma feuille !
Un monde magique donc un chemin arc-en-ciel devrait nous y conduire. Comme pour faire fuir cette angoisse de ne pas savoir on l’on va, quand l’inconnu de fige et fait miroiter l’intérieur du cerveau. Voilà je devais faire fuir cette peur en rajoutant une autre palette de couleurs peut-être différentes, certes moins lumineuses, mais la gaieté sera toujours là comme je le souhaitais. Et ce chemin qui nous même vers ce monde merveilleux mais inconnu ne fera plus peur : on  pourra s’y rendre en toute sécurité.
Voilà comment est né mon dessin avec son manteau en aquarelle, avec l’aide de ce violet, de cette forme verte et d’un zeste de plaisir !

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Peinture aquarelle.