BMP – Remerciement à Catherine Jubert Asencio pour les défis

BMP – Remerciement à Catherine Jubert Asencio pour les défis

Un petit merci accompagné par la mélodie d’une trompe de chasse qui ressemble à un arum.
Il me parait tout à fait normal de dire merci à Catherine Jubert Asencio, d’avoir eu cette belle initiative pour nous aider à passer ce moment de confinement, qui a été différent pour chacun.
Merci de nous avoir fait voyager, de nous avoir permis de nous inviter dans votre monde à vous. Un univers de gaieté, de couleurs, d’imaginaires, dans un monde mythique, fantasmagorique.
Quelle promenade !
Quant à moi, j’ai pris goût à ce RDV du mercredi à 12h, car je savais que je pourrais le continuer par le biais d’un collage ou encore par la peinture aquarelle.
Chacune des productions qui se trouvent sur cette page https://www.facebook.com/groups/741555826377023/?ref=bookmarks a fait naître une chaîne de bienveillance mais aussi tout naturellement une entraide des uns vers les autres.
C’est cela également, qui m’a plu, pas de prise de tête, rien que de la bienveillance, qui était bien là et se faisait sentir à travers les échanges, réactions et conduites.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour cette esquisse, je souhaitais faire apparaître une forme qui porte loin. Comme pour dire, voilà pendant ce confinement il s’est passé ceci et cela et cela aurait été dommage de le louper. J’ai donc pensé tout de suite à un instrument de musique, car j’avais en tête l’idée (le lien) que tous ces échanges étaient comme une partition de musique qui prenait forme et qui laisserait une trace, une empreinte. Un mouvement de vie du passé mais aussi d’un futur.
Et bien moi c’est cela que je souhaitais faire, retranscrire tous ces événements, en une forme au son de notes, leur donner forme et couleur et donc participer à cette partition.
Pour en revenir à mon esquisse, j’avais cette idée de dessiner une trompe de chasse évidemment à la façon de BMP,  où l’on pourrait percevoir une légère forme de pinceaux. J’aime bien la forme de cet instrument et le son qu’il émet de très loin.
Je souhaitais que celle-ci fasse apparaître un doux son, mais aussi des senteurs colorées et bien parfumées. Mon idée était de faire apparaître cette trompe de chasse en une forme de fleur avec un visage intégré, de laquelle émanerait une symphonie douce pour faire parler tout ce bien-être, de cette idée qu’a eu Catherine Jubert Asencio, de mettre en place ce groupe afin d’en trouver un soutien.
J’avais aussi décidé de retranscrire cette joie. Celle-ci apparaît à travers la forme de corps qui sauterait très haut, expulsée et emportée par ces idées de défis, de cette ambiance, mais aussi d’être attirée par cette émotion esthétique qui apparaissait dans toutes ces formes de compostions que ce soit à travers un collage, une photo, un montage ou bien même encore dans une forme peinte sur cette page.
Pour y déposer des couleurs, j’avais “voté » pour un léger mélange coloré, mais aussi dans une douceur dans des couleurs. J’avais visé de faire apparaître un mélange de pastel et de peinture aquarelle tout en gardant cette douceur dans l’ensemble de ma production.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, peinture aquarelle, feutres. Pastels.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

De mon côté je trouvais que c’était important de remercier madame Catherine Jubert Asencio, mais aussi de remercier toutes les personnes qui se trouvent sur cette page et qui se sont lancées dans tous ces défis. J’ai beaucoup apprécié de prendre mon pinceau, pour faire apparaître une empreinte concernant tous ces partages mais aussi pour se rappeler qu’il s’est passé tout ceci pendant ce temps-là et que des couleurs ont toujours existé même avec cette crise sanitaire.
Prenez soin de vous toutes et tous, et courage. Merci !

BMP – Les visages changent

BMP – Les visages changent
J’aimerais aborder un sujet que j’ai observé autour de moi, en prenant le bus, ou bien même en allant faire des courses, quelque chose qui a attiré mon attention, mais dont je ne suis pas certaine. Je veux dire que quand je prends le bus, je me rends compte que les visages sont de plus en plus fuyants, que les bonjours se font rares. Il me semble qu’il y a comme une souffrance silencieuse qui n’arrive pas à s’exprimer par les mots.
Il y a de la tristesse sur les traits de ces visages, mais aussi un agacement, un air sévère, un peu comme une nostalgie du temps d’avant. Je ne sais pas si c’est une façon de se protéger, ou si cela se fait de manière complètement inconsciente.
J’écris inconsciente, car il arrive que mon visage laisse lire une émotion alors que je ne le voulais pas. C’est dans les petits mouvements du visage, qui apparaissent.
Certes, je peux comprendre toutes les inquiétudes, les questionnements et le fait de se protéger, car on subit tous cette crise sanitaire.
Je ne sais ce que vivent les gens, en particulier qu’ils sont confrontés à la maladie et au décès. Mais quand même, je me demande pourquoi cela nous empêche de nous dire bonjour, d’adresser un petit sourire, même derrière un masque. Je crois que c’est cette sorte de repli qui m’a interpellée.
La communication corporelle est importante, je suis très sensible à l’expression d’un regard, aux rides du front, aux mouvements de la bouche. C’est un indicateur pour moi, qui me permet d’être rassurée et moins aux aguets.
Mais peut-être que mon observation est fausse. Que ce que je vois n’est pas la réalité. Tout comme je me répète je ne suis pas dans la tête des personnes.
Alors j’ai décidé de dessiner cela pour prendre un peu de recul.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour ce dessin, je voulais faire apparaître deux visages. Avec sur l’un des deux, l’expression de la tristesse que je ressens en observant les visages autour de moi, une tristesse liée à l’impuissance.
Mais derrière ma tristesse, je garde un regard attentif, un regard qui reste vivant, parce que c’est de cela dont nous avons besoin encore plus en ce moment. Sur l’autre, rien, ce qui permettra à celui ou à celle qui regarde de déposer l’expression qu’elle aimerait exprimer sur le moment. Un peu comme pour déposer un événement trop lourd à porter. Le déposer permet de prendre un peu de recul.
Pour les couleurs, je souhaitais y déposer des couleurs vives, qui devaient se mélanger entre elles, comme pour faire apparaître ce que j’ai observé, mais tout en cachant pour ne pas perturber le regard des autres. En peignant je pensais à une protection : ne choquer personne avec mon constat qui pouvait être erroné. Mais un changement est là.
Je ne perds jamais de vue cette bienveillance que j’ai et qui ne doit pas se perdre, car celle-ci est très importante et c’est ce dont nous avons besoin toutes et tous en ce moment.
Pour les finitions, je les ai faites aux gros feutres de couleur, pour que les couleurs ne dépassent pas les limites fixées.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB, 3B, peinture aquarelle. Feutres de couleur.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’observe mon dessin, et je continue à me poser des questions. Des expressions des visages m’ont marquée, mais je me dis que les personnes ont leurs raisons ou pas, mais cela m’inquiète. Rester neutre m’est difficile, ils m’inquiètent…  Il y a quelque chose qui cloche.