BMP – La danse

BMP – La danse
Les fêtes de fin d’année approchent et celles-ci seront et resteront marquées dans la chronologie, tout comme cette année qui va s’endormir doucement. Beaucoup d’événements marqueront les esprits.
Je vous souhaite de profiter de chaque moment qui est précieux, sachons recevoir et savourer chaque attention qui nous est offerte et partagée avec d’autres personnes, que cela soit en famille, entre ami.e.s, derrière l’écran, ou encore dans les associations.
Sourions à la vie, peignons, essayons d’y mettre des tourbillons de couleurs.
A nous d’égailler les tableaux que nous faisons naître tous les jours, aidé par ce mouvement de la vie, sans oublier les partages, l’écoute, l’amitié, l’entraide et la bienveillance.
Je vous souhaite de passer d’agréables fêtes de fin d’année, avec toutes mes pensées chaleureuses et colorées.
Pour cette production, j’avais ce désir de faire en sorte que les différents mouvements et traits qui apparaîtraient sur ma feuille, qui seraient comme des rubans de couleurs, formeraient un corps, et peu importe la position de celui-ci. Je souhaitais que cet ensemble évoque une danse. Il fallait donc de la joie et des couleurs joyeuses.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai commencé par faire apparaître, en partant des bords de ma feuille et en allant vers le centre, différentes formes que je pourrais nommer “rubans”.
Puis après avoir ainsi utilisé les quatre côtés de ma feuille, je voulais rattacher tous les bouts de mes rubans, par une autre forme centrale qui, par sa position, évoquerait un corps avec des jambes.
Sans oublier de dessiner une autre forme qui nous rappellerait une tête.
Finalement j’ai travaillé avec la position des traits qui sont devenus rubans. C’est cela qui m’a permis de faire naître ce dessin. Je ne voulais pas non plus repasser ou reprendre les traits, ils sont restés tels qu’ils étaient apparus sur ma feuille, respecter de ce fait le mouvement de mon poignet et de mon crayon comme ils étaient apparus pour engendrer mon ébauche.
Une fois mon esquisse terminée, je suis passée aux couleurs.
J’ai pris ma palette d’aquarelle, celle où les tons étaient brillants. C’est une palette dont je me sers peu.
J’ai donc posé ma première couleur au centre de ce corps. J’ai pris du jaune, puis de l’orangé. J’ai mélangé le tout avec une autre couleur comme du rouge, même si cela dépassait sur les autre traits. Ce n’était pas grave, car à chaque fois je souhaitais, provoquer des débordements et des mélanges, ce qui fait que la couleur initiale, disparaissait petit à petit avec les autres tons, mais aussi avec l’eau qui restait sur mon pinceau.
Mais c’est quand même toujours la couleur jaune qui m’attirait et que je mélangeais souvent.
Les finitions ont été faites aux crayons feutres de couleur, de manière à créer une petite démarcation dans toute la production sur chaque trait.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon de papier HB,  Peinture aquarelle, crayon à pointe fine.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production j’ai cette impression que les couleurs dansent et que cela crée un peu de soleil.  Mais si je regarde bien, par moment j’observe la tête d’un animal mais venant du quel monde ? ça mystère 🙂
Mais n’oublions pas de rester prudents les uns envers les autres : la Covid circule.

BMP – Quand les personnes sont emmurées dans leur silence

BMP – Quand les personnes sont emmurées dans leur silence
Il n’y a rien de plus effrayant qu’une personne qui ne montre pas ses émotions, qui garde un visage neutre en toutes circonstances et qui ne réagit à rien. C’est comme si elle montrait un visage vide, plus froid que la froideur de la glace.
J’écrirais que les personnes sont emmurées dans leur silence.
La personne qui est en face d’elle, se trouve dans l’incapacité de la faire réagir. C’est un mur.
Par moment je me demande si ce n’est pas dû au fait que ces personnes veulent se protéger et que ce mur est une carapace !
Il y a quelques jours, je me suis trouvée dans cette situation à l’association.
Alors, j’ai voulu revenir sur cette événement. Se retrouver face à une personne emmurées dans le silence etc.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon ébauche, je devais exprimer, par le dessin, que rien ne se voit à l’extérieur, un peu comme un coffre où tout est rangé et enfermé dedans ; si on n’a pas la clé, rien ne peut en sortir.
En réfléchissent sur une logique, je percevais un mur. Je me disais que ce mur je pouvais l’intégrer dans un visage, ce qui retranscrirait que rien ne passe ou sort. La personne nous renverrait donc un mur bâti contre nous. La personne se mure en elle et dans ses paroles et émotions.
J’ai l’idée alors de dessiner un visage d’homme avec un chapeau.
Ce mur à l’intérieur de son visage, qui montre que rien ne bouge, qu’il n’y a pas le moindre mouvement, la moindre émotion, pas la moindre parole. J’ai ajouté le début du haut du corps, mais pas plus, car un corps en entier peut également refléter ce que l’on ressent, par la manière de se tenir.
Une fois mon ébauche terminée, je suis passée aux couleurs.
Bien que se retrouver face à “ce non recevoir”, à ce mur qui peut blesser, je voulais des tons assez clairs mais surtout pas de rouge. Des couleurs qui viennent sans trop de réflexion, un peu au hasard. Les finitions ont été faites aux feutres mais sans y passer trop de temps, je ne souhaitais pas non plus qu’elles ressortent trop sur ma composition.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm. Crayon à papier HB, peinture aquarelle, feutres de couleurs.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

Je regarde ma production, et dans ma tête cela fait prison et je me dis que j’ai du mal avec ce mur. Mais je me dis que quand je me mets en boule, rien ne peut ni percer, ni y rentrer. Alors on ne doit rien juger. Laisser passer. C’est ce que j’ai fait avec la personne et elle est revenue me voir doucement.