RAIVVI – La Relation d’Aide par l’Internet pour les Victimes de Viols par Inceste

L’objet de ce blogue collaboratif

Les interventions/ateliers – écriture des lettres – Exercices pratiques par l’Art-Thérapie – sont complémentaires à tout parcours médical obligatoire et ne peuvent pas le remplacer. Les interventions peuvent être réalisées en collaboration avec les psychologues ou psychiatres, hôpitaux, centres de soins ou préventions…
Nos services accompagnent les praticiens et professionnels de santé dans leur compréhension de la dissociation péri-traumatique.

Gérer-la-dissociation3/ Livre – Gérer la dissociation – Préface française de la Dre Muriel Salmona

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(Le livre) Et il pallie la méconnaissance, la sous-estimation et l’incompréhension qui entravent l’identification des violences et de leurs conséquences psychotraumatiques. Restituer aux victimes traumatisées une parole, une cohérence, une vérité, une solidarité et des droits dont elles sont privés. Redonner du sens dans ce qui leur arrive, est une nécessité absolue.

Catalogue-p.1Catalogue de l’exposition samedi 19 mars 2016

Exposition-témoignage sur une dissociation post-incestuelle :
Décomposer pour survivre – Recomposer pour vivre
Le fil rouge de l’exposition est constitué par les travaux artistiques d’une femme qui, victime de viols par inceste et de maltraitances pendant de nombreuses années, a développé une dissociation psychique.
La chronologie des dessins et autres créations permet de mesurer d’une part les conséquences de ces maltraitances sur le psychisme, d’autre part de redonner espoir aux personnes dissociées suite à l’exposition prolongée à des situations traumatisantes : il existe des espaces de liberté pour briser le silence et ce faisant, exister et recomposer son identité.

11/ Livre – Gérer la dissociation – Les grenouilles de Jolanda Treffers

Gérer-la-dissociationpage 27
Autrefois, j’avais l’impression que j’étais perpétuellement en train de pousser une brouette pleine de grenouilles sur un sentier cahoteux et sinueux. Les grenouilles ne voulaient pas rester en place ; elles coassaient au moindre mouvement, et faisaient en sorte que la brouette penchait épouvantablement chaque fois que je rencontrais une bosse ou un trou sur mon chemin. Il me fallait souvent plus de force que je n »en avais pour maintenir la brouette droite et poursuivre mon chemin sur ce sentier.

page 28
Maintenant, je connais mes grenouilles. Ce ne sont plus des monstres verts, mais plutôt des amis verts. Ils restent en place quand moi je le veux – et lorsque le sentier redevient impraticable, elles aiment donner un petit coup de patte pour pousser. D’ailleurs, il y en a déjà beaucoup moins, mais, en fait, cela n’a plus beaucoup d’importance. Car, ensemble la charge à porter était déjà bien plus légère.

Jolanda Treffers