Essai pour une compréhension de l’inceste – sur la dissociation – dans Carnet sur l’inceste

Mon expérience récente commence à s’intégrer
Depuis prés de deux années, j’ai systématiquement affirmé socialement qu’à titre de survivant de l’inceste et de la violence commise sur moi au cours de mon enfance – elle est lointaine, car j’ai maintenant 69 ans – je m’intéresse prioritairement à cette question et au sort des survivants de mon espèce.
Résultat ?
J’ai le plus souvent devant moi un adulte interloqué (qui se dissocie et fragmente disent les psys) dont le regard devient tout à coup vide et absent et qui laisse en plan mon auto proclamation de mission.
Mon propos ne suscite en rien la conversation, au contraire…
Et éventuellement, mon interlocuteur, s’il n’est pas un de mes propres enfants, m’évitera systématiquement ;
s’il était un ami, disparaîtra dans la brume ;
s’il est une connaissance, me conseillera sa dernière lecture de psychologie populaire ou encore,
parce qu’il ressent une menace, me discréditera éventuellement dans le groupe comme étant moi-même un malade, un souffrant non-soigné, etc.
Autrement, est des plus rare, veuillez m’en croire !

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2 réflexions au sujet de « Essai pour une compréhension de l’inceste – sur la dissociation – dans Carnet sur l’inceste »

  1. C’est un article décapant, dérangeant mais nécessaire.
    L’auteur partage certes que l’inceste détruit la vie de l’incesté et qu’il faut agir pour diminuer sa prévalence.
    Mais, il s’attarde ici à mettre en lumière que le désir d’inceste a quelque chose de commun à toute l’humanité. Et que si le deuil de la toute-puissance infantile n’est pas fait, l’inceste habite le coeur de l’homme et de la femme.

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  2. Je n’avais pas retenu votre mise en lumière du désir d’inceste dans mon choix de reprendre un passage de votre billet parce que je trouve cette réflexion ambivalente.
    Ambivalente comme l’est notre définition dans la loi française depuis 2010, qui amalgame inceste et viols, comme le devient aussi notre langage :
    Un abus sexuel ne devrait pas exister, un abus d’alcool est possible, parce que réabsorption d’alcool est autorisée, mais un abus sexuel au dépend d’autrui est proscrit :
    L’usage du mot « abus » résulte sans doute de la traduction de l’anglais abuse, qui correspond à cette réalité et est donc un « faux ami ». Quoi qu’il en soit, le terme est malencontreusement utilisé en langue française, dans la définition de l’Observatoire de l’Action Sociale Décentralisée (ODAS).
    La substitution du mot « abus » par agression ou atteinte sexuelle serait plus appropriée et en parfaite conformité avec les dispositions du Code pénal.
    Victor Simon : Abus sexuel sur mineur

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