BMP – Le visage fleur aux chaussures


La saison des fleurs, alors je me suis dit pourquoi ne pas créer une peinture sur cette situation, la senteur du printemps. C’était cela que je ressentais dehors.
Dans ma tête le côté « rigolo » mais esthétique me plaisait bien.
Je voulais faire ressortir de la douceur et des couleurs douces, mais je ne voulais pas quelque chose de pétant.

Comment avez-vous dessiné ?

Il fessait un doux soleil, je me suis donc installée dehors avec mon grand chevalet.
J’ai commencé par réaliser les chaussures, des escarpins, légèrement distingués.
Puis j’ai dessiné le visage fleur. Le visage devait dégager de la douceur, c’est la raison pour laquelle je l’ai positionné un peu de côté.
Pour la réalisation de son manteau en aquarelle je ne voulais pas faire ressortir un côté bariolé. Juste de la douceur et coloré.

Matériaux

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : blanc de Chine, noir d’ivoire, orange, bleu cérulem, vert foncé, jaune citron, jaune ocre, rouge vermillon.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je me disais dans ma tête, ça me faisait du bien, mais je me disais aussi que si mon cerveau pouvait le comprendre.
Je disais à voix haute : « tu vois mémoire » ce n »est pas mieux ainsi de rester dans le présent ?
Je ne voulais pas que ce moment soit interrompu par des dissociations, ou par des tas de questions que je ne suis pas toujours capable d’interrompre.
Juste profiter rien d’autre.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Une question est apparue : ce tableau n’est il pas étouffant, je parlais des couleurs ?
Je dirais que j’ai la tête à l’envers.
Pas d’angoisse provenant de mon cerveau.
Mais j’ai cette impression de ne pas avoir tout suivi toute la réalisation de mon tableau.
Mais je ressens malgré tout un bien être.

A lundi ….

Dissociation et traumatismes transgénérationnels


Dissociation et traumatismes transgénérationnels
Hélène Dellucci a rédigé un chapitre dissociation et traumatismes transgénérationnels, publié dans le livre Psychothérapie de la dissociation et du trauma, dans la collection Psychothérapie, chez Dunod.

Sommaire

Les traumatismes transgénérationnels : comment les comprendre ?
Les symptômes d’une souffrance transgénérationnelle
Les traumatismes transgénérationnels : comment les déceler ?
traumas transgénérationnels et dissociation
Vignettes cliniques
Discussion
conclusion

Introduction

DE NOMBREUX AUTEURS, depuis des décennies, attirent notre attention sur la dimension traumatique de certains événements qualifiés de catastrophe et de leurs effets au sein des familles (Ancelin Schützenberger, 1993, 1996). Parmi Les traumatismes transmis, mis à part les traumatismes familiaux ou collectifs et les traumatismes vicariants, apparaît un type de trauma qui mérite une attention particulière, en ce que ses effets semblent délétères et se transmettent de génération en génération, produisant ainsi des symptômes de plus en plus insensés et incompréhensibles : les traumatismes transgénérationnels. Des pistes thérapeutiques efficaces existent aujourd’hui pour aider les personnes qui, collectivement, ont vécu un événement traumatique. Comment appréhender alors des blessures émotionnelles issues de contenus que les personnes elles-mêmes n’ont pas vécus ? Comment comprendre ces symptômes, qui pour la plupart, n’ont aucun sens apparent ? Et comment prévenir que des blessures traumatiques ne soient transmises ? Rapprocher cette notion de traumatismes transgénérationnels du concept de dissociation prend tout son sens, si l’on pense aux déficits de communication, de partage émotionnel et d’empathie qui se produisent à la suite de telles blessures frappées du sceau du secret et faites de réactions apparemment dépourvues de logique.

Recommandations pour les psychotraumatologues

Nos recommandations à L’égard des psychotraumatologues qui accompagnent des patients dissociatifs dans le retraitement du matériel transgénérationnel sont les suivantes :
Quel que soit le récit qui émerge, veuillez résister à la fascination quant au contenu.
Ne jugez pas le contenu émergeant.
Ne prétendez pas avoir trouvé la vérité : nous ne cherchons pas de vrais souvenirs, nous travaillons avec les personnes sur le contenu de leurs réseaux neuronaux, peu importe Leur provenance.
Le rôle du thérapeute est d’assister son patient. Celui du patient est de trouver du sens. Nous ne faisons pas d’interprétations, afin de ne pas gêner le cheminement du patient. S’il était nécessaire d’intervenir dans la recherche de sens, nous le ferions par un questionnement, laissant au patient le soin de répondre ou non à notre interrogation.
IL est utile, après Le retraitement, de réserver du temps en fin de séance, pour demander au patient où est-ce qu’il situe ce récit dans son génogramme, et lui demander avec qui il pourrait échanger au sujet de ce qui a émergé au cours du travail
Une fois les traumatismes transgénérationnels retraités, il convient de « faire tâche d’huile » de la guérison, c’est-à-dire construire un récit qui fait sens et qui est partageable, dans de bonnes conditions.

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