BMP – Incident de lave-vaisselle !


La  mousse qui se répand sur le sol de la cuisine.
• Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ce lave vaisselle, ça restera un mystère !
• Je ne sais pas si je me suis trompée de produit, ou si j’ai eu un passage de dissociation ce qui pourrait expliquer cet incident.
• Je sais, par contre, que j’ai déjà eu des moments de dissociation quand j’ai fait tourner la machine à laver le linge. Et donc, après, des surprises concernant le linge qui était dedans = rétréci ou avec des tâches blanches à cause de l’eau de javel.
Donc là, pour ce matin, les dégâts auraient pu aller loin ! Trop trop de mousse. Cela me fait penser à cette mousse que l’on trouve parfois sur les rochers en hiver dans les moments de grand vent…

Bon maintenant j’en souris, avec du recul, mais j’ai perdu une matinée à enlever cette mousse qui débordait du lave vaisselle !
Malgré mon énervement, quand je mettais la mousse dehors avec un récipient, car oui je devais enlever le surplus de celle-ci pour éviter trop de débordement . Je me disais dans ma tête, que je devais tourner cet événement en autre chose de plus créatif. Cela me permettrait de pouvoir enlever cet agacement et un peu cette colère du fait de perdre mon temps.
Je voulais pourtant comprendre ce qui s’était passé.
Problème de produit ?
Peut être lier à une dissociation ?
Mais je ne sais pas, car j’ai beau réfléchir, je ne me rappelle pas d’avoir eu un moment d’égarement. Mais je ne me rappelle pas non plus, de me voir prendre la pastille et de la mettre dans son emplacement qui est défini pour elle.

Je devais donc, trouver une idée originale pour me servir de cette mousse avant qu’elle ne se mette à fondre complètement. Je devais y incorporer de la couleur. Finalement la transformer en une création que j’appellerais la mousse partie 🙂
Alors dans ma tête le côté “gamine » a fait son apparition. J’étais dehors avec ce tas de mousse et je pouvais en faire ce que j’en voulais.
Je pouvais m’amuser avec. Histoire de dédramatiser dans ma tête, oui car j’ai eu peur. Et bien entendu il y avait le nettoyage qui allait suivre derrière !
Et là, j’ai eu cette idée de réaliser un mélange avec cette mousse, en y rajoutant des couleurs liquides d’aquarelles en pipette. Voilà j’avais trouvé mon côté couleur ! Et plus je mettais des gouttes de couleurs sur cette mousse, plus le mot volcan pointait son nez, « un volcan en forme d’arc-en ciel ». Pas du tout dangereux, on pourrait même sauter dedans et s’amuser. Et il y avait aussi cette curiosité qui a suivi dans ma tête, c’était de le voir “ fondre  » avec ces couleurs. Comme pour la voir mourir, avec cet incident de machine à laver la vaisselle.
Pouvoir me dire :  » Voilà Béatrice il n’y a rien, plus rien d’angoissant à surveiller, tu peux reprendre tes pinceaux en toute tranquillité »!

Je dirais que le fait d’avoir pu transformer cet événement en quelque chose de plus joli et de moins angoissant, cela m’a permis de me détendre un peu. Il y avait aussi cette curiosité de pouvoir observer cette réaction, ce côté chimie qui ressortait de ce mélange, la couleur qui mangeait cette mousse. Cela me rappelait mes cours de chimie et ces mélanges de couleur bleue.

Mais avant que cette mousse fonde complètement, j’en ai ramené d’autre et je me suis amusée à y déposer des feuilles que les arbres avaient perdues avec l’automne qui est là.
Quelques minutes plus tard c’est ce petit rayon de soleil qui a pris la relève,  pour la faire fondre complètement.

Voilà une drôle d’histoire qui a fini en couleur ! Et qui disparaît petit à petit .

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Les enfants maltraités gardent des connexions neuronales altérées

Les enfants maltraités gardent des connexions neuronales altérées
Par Camille Gaubert
le 28.09.2017
Pour la première fois, il a été montré que les enfants maltraités ont un cerveau qui se développe anormalement. De quoi peut-être expliquer les effets durables des traumatismes de l’enfance.
5 à 15% des enfants de moins de 15 ans subissent des violences physiques et/ou sexuelles sévères dans le monde occidental. Ces sévices augmentent considérablement le risque de dépression et de suicide. Les processus neurobiologiques responsables de cette vulnérabilité accrue restent, aujourd’hui encore, mal compris. Des chercheurs du McGill Group for Suicide Studies viennent de publier à ce sujet dans le prestigieux American Journal of Psychiatry. Ces résultats suggèrent que les effets durables des expériences traumatiques vécues dans l’enfance peuvent être dus à une altération de la structure et du fonctionnement des cellules du cortex cingulaire antérieur, une partie du cerveau qui joue un rôle important dans la régulation des émotions et de l’humeur.

La myéline, élément essentiel au bon fonctionnement des neurones

Pour que le fonctionnement et l’organisation du cerveau soient optimaux, les neurones ont besoin de communiquer avec des cellules distantes via leurs prolongements appelés axones. Les axones, la partie la plus longue du neurone véhiculant l’influx nerveux, sont généralement recouverts et protégés par un revêtement gras appelé myéline. La myélinisation des axones a principalement lieu au cours des deux premières décennies de vie.
En observant la matière blanche (tissus du cerveau et de la moelle épinière principalement constitués de milliards de fibres nerveuses myélinisées) de personnes ayant subit des sévices dans l’enfance, des études antérieures avaient déjà constaté la présence d’anomalies significatives. Mais, parce que ces observations ont été faites par IRM sur le cerveau de personnes vivantes, il était impossible de savoir avec plus de précision quelles cellules et molécules étaient affectées au sein de la matière blanche.

La maltraitance directement liée à une mauvaise connectivité neuronale

C’est pour approfondir ces travaux que les chercheurs du McGill Group for Suicide Studies se sont tournés vers la banque de cerveaux de Douglas-Bell Canada. Ils ont ainsi pu comparer les échantillons de cerveau post-mortem de trois groupes d’adultes : des personnes qui se sont suicidées suite à une dépression avec (27 personnes) ou sans (25 individus) antécédents de sévices sévères et des sujets de contrôle psychologiquement sains (26 personnes).
Résultat : seules les personnes maltraitées lors de l’enfance montraient une diminution de l’épaisseur du revêtement de myéline de leurs fibres nerveuses. En investiguant plus avant, les chercheurs constatent chez ces sujets un défaut de production de myéline au niveau de l’ADN des cellules responsables de la générer et de l’entretenir.

Vers une dérégulation du traitement des émotions

Les auteurs avancent qu’ensemble, ces changements peuvent altérer le couplage fonctionnel entre des zones du cerveau liées à la régulation émotionnelle et à la récompense (le cortex cingulaire et les structures sous-corticales telles que l’amygdale et le noyau) et contribuent à modifier le traitement des émotions chez les personnes qui ont été maltraitées pendant l’enfance. Ils pensent que ces changements, provoqués à un stade précoce du développement, peuvent contribuer à l’apparition de troubles dépressifs et de comportements suicidaires.

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