BMP – Des petits gestes serrés


Le soleil est là et amène une petite chaleur derrière la fenêtre du salon.
Toute mon aquarelle est de sortie et étalée sur la table, non ce n’est pas du bazar, mais juste une vie qui est présente. Quelques traces de monsieur Grr Grr, sur ma table, et maintenant, seul mes pinceaux sont rangés délicatement dans leurs boites pour ne pas abîmer leurs poils.
Une peinture, juste pour faire une petite pause sur mon travail en court. Je voulais m’amuser à faire apparaître avec un pinceau moyen des petits gestes de couleurs serrées. Je rajouterais des petits gestes un peu dissipés, comme moi parfois, quand mon côté petit clown apparaît. Rhonnn rien de méchant, juste pour laisser échapper un petit trop plein dans ma tête d’une façon limite, contrôlée pour éviter tout débordement…
Des petits gestes serrés pour apporter et faire naître comme un effet mélangé dans les couleurs, un peu quand cela se mélange tout dans ma tête, rhonnn rien de bien méchant car ça se remet en place doucement parfois avec un peu de temps, mais l’ordre revient c’est ce qui est important non ? 🙂
Le jaune était présent dans mon esprit, le jaune de mes citrons pressés que je me prépare pour étancher mes grandes soifs.
Le jaune de ces jonquilles que l’on perçoit un peu partout en ce moment…
Le jaune citron de ma couleur aquarelle.
La couleur jaune de ce soleil qui me réchauffe le bout de mon nez.
Le jaune parfois de la peau des bananes qui vire au marron et noir.
Ce jaune de la couleur dorée marron de ce miel que l’on se met dans du lait chaud.
La couleur jaune de mes petits postits que je me colle partout pour ne pas oublier.
J’avais besoin de commencer n’importe où sur ma feuille, comme pour continuer à faire vibrer ce mot dissiper mais tout en restant dans les limites de mes couleurs, peut-être aussi dissipé dans mes gestes, je ris… Rien de bien méchant. Dissiper comme monsieur Grr Grr le grignoteur qui joue à cache cache dans ma tête, tout en essayant de rester dans les limites du possible. Je ris car au début j’écris limite, maintenant j’écris en essayant de rester, oui rien de bien sûr dans ma tête, mais rien de grave !
Le soleil était toujours là j’ai donc continué à faire naître mon dessin de couleurs un peu dans tous les sens… Quelle heure est-il exactement ? Je n’en sais trop rien finalement, je ne me suis même pas rendu compte que mon quadrupède à poils : Chocolat avait changé de place, oui c’est mon petit admirateur toujours couché de tout son long, jamais loin de mes pinceaux…, qui laisse échapper un petit ronronnement par ci par là, quand il suit le geste de ma main, prêt à bondir pour jouer.
Quelle heure est-il ? le soleil me parait plus discret. Le temps me paraît s’écouler très vite dans ma tête, avec une impression de creux et de silence, cette impression qu’il me manque une pièce. Heum rien de grave, j’essaie de finir mon dessin, c’était quoi mon idée de départ déjà ? Je ne sais plus trop, je vais continuer à faire naître ces petits traits de couleurs avec mon pinceau, j’ai juste à essayer d’observer le début de ma peinture, du moins essayer d’observer car je me sens légèrement dans un petit brouillard, légèrement lourde aussi dans ma tête, mais l’air rentre par mon nez, je ne vais donc pas mourir, je dois juste continuer à respirer cet air et à le laisser se promener dans mon corps. Les poumons c’est quoi cette chose, je n’en sais trop rien finalement, mais l’air passe c’est le principal non ?
Bon mon dessin est fini avec pas vraiment les mêmes gestes on dirait, ce n’est pas grave ce petit décalage qui apporte une petite touche à part. J’avais écrit quoi au début ? rester dans les limites. Oh aller ! je vais écrire que j’y suis restée mais j’y ai rajouté une petite petite touche à la façon de BMP légèrement un peu dissociée, un côté charmeur ? mais rien de grave finalement… si ?

Matériaux utilisés

Dessin conçu sur feuille de format de 36 × 48 cm. Peinture aquarelle. Pinceau.
Je dirais l’improviste c’est un peut cela aussi… A quel moment je me suis perdue, je n’en sais rien…

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BMP – Le geste du pinceau et les couleurs


Une idée qui jaillit en moi et qui, mine de rien, est très importante. Car si le “geste” si le “déplacement” du pinceau n’existait pas, les formes dans mes dessins, ne pourraient pas non plus danser sur ma feuille. Je mets ce mot “geste” en duo avec le mot “mouvement”. C’est à partir de là que naît une vie, vie qui apparaît dans des formes diverses : grosses, petites, minces tordues ! On peut presque dire que le geste du pinceau est le début d’un mouvement qui peut grandir encore et encore. Je dirais aussi que ce geste peut être un début d’une histoire.

Comment avez-vous procédé pour réaliser cette esquisse ?

J’ai commencé mon esquisse en dessinant en tout premier le pinceau. Mais je le voulais vivant, donc avec un peu de relief et aussi avec un petit mouvement qui exprime la légèreté.
J’ai ensuite continué en dessinant les formes qui partent du pinceau. Ce sont ces formes qui donnent la vie au dessin. Mais à ce moment-là, cela m’importait peu de savoir comment elles seraient… Elles partaient de mon pinceau et cela me suffisait.
Pour concevoir le manteau en aquarelle, je voulais voir absolument ce relief dans mes couleurs, et au niveau du pinceau. Sinon pour moi il n’y avait pas de lien, ça ne serait pas logique.
Je ne faisais par forcément de lien avec les idées gaies ou tristes. Je voulais de la couleur, peu importe laquelle. Et en même temps, il y avait l’image de quelque chose de tordu.
Je voulais également que cela parte un peu dans tous les sens, comme pour exprimer cette notion de liberté.
Mais une fois terminé, je trouvais que mon dessin manquait de pétillant. J’ai alors utilisé le rajout en pastel à l’huile que j’ai estompé avec mon pouce.

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Crayons de papiers HB, Crayons de couleurs, j’ai utilisé la peinture aquarelle.
Pastels à l’huile.

Qu’avez-vous ressenti ?

• Je me disais que mettre des couleurs, ça fait du bien pour le moral.
• Je me suis souvenue que lorsque j’ai commencé à dessiner sur le blogue, les couleurs étaient absentes. Là je me dis que c’est une grande évolution et c’est très agréable.
• Quelques moments de difficultés dans ma tête, mais je ne suis pas capable de savoir quel en est le point de départ.
• Je voulais vraiment que mon pinceau ait plus d’importance que ce que j’avais dessiné autour.
• Le passé est remonté, j’apprends à le laisser venir, après si c’est difficile, je fais un exercice du livre.
• Dans ma tête il y avait ce mot « dégradé » qui ne me quittait pas, je m’amusais à faire des liens. Dégradé de couleur, dégradé de colère, dégradé de rire.
• Des questionnements sont apparus, là aussi j’apprends à ne pas trop m’enfoncer dans mes questions, pour éviter de partir en vrille.
• Pour tenir ma concentration je m’amusais à suivre le mouvement de ma main et de mon poignet. Je m’amusais à faire danser mon pinceau sur la feuille, en y mettant un tempo dans ma tête. 1 2 3… 1 2 3…
• Par moment je me sentais en morceaux dans ma tête.
• J’ai ressenti une lourdeur dans ma tête mais que d’un côté.
• J’ai eu à un moment ou j’ai eu beaucoup de salive dans ma bouche, avec une très grande soif.
• Dans la naissance de ce tableau, je trouvais que le mot geste était important même primordial.
• J ’ai ressenti que j’ai passé un agréable moment mais cela par moment resté flou en moi.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Le pinceau m’attire plus que les couleurs, quand je regarde ma toile.
Je ne ressens pas d’angoisse. De l’air frais passe dans mon nez Le tempo est toujours présent dans ma tête, j’aurais pu continuer faire valser mon pinceau.