Livre – Les abus sexuels par Florence Thibaut

Mise en page 1Des clefs indispensables pour comprendre, aider et prévenir
Viol, inceste, attouchements… En France, une agression sexuelle a lieu toutes les sept minutes, dont plus de la moitié sur des mineurs. Depuis les années 1990, l’accueil et le soutien des victimes se sont organisés. Parallèlement, notre arsenal législatif s’est renforcé et la lutte contre la délinquance sexuelle s’est enrichie d’une prise en charge médicale de l’agresseur, visant à limiter le risque de récidive. Toutefois, aujourd’hui encore, moins de 10 % des victimes décident de porter plainte et les autres continuent trop souvent d’endosser la culpabilité de l’agression.

Qui sont les agresseurs ? Existe-t-il des déterminants au comportement sexuel déviant ? Peut-on soigner les délinquants sexuels pour éviter qu’ils ne récidivent ?

Quelles sont les répercussions psychologiques d’une agression sexuelle ? Comment aider les victimes et « réparer » le traumatisme subi ? Comment (re)vivre après un viol ?

Comment prévenir les abus sexuels ? Quand faut-il soupçonner qu’un enfant en est victime ?

Le professeur Florence Thibaut détaille les différentes étapes, qu’elles soient médicales ou judiciaires, auxquelles les victimes sont confrontées après une agression sexuelle et donne des conseils aux parents pour protéger leurs enfants et leurs adolescents des prédateurs sexuels.

Florence Thibaut est professeur de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Cochin et à la faculté de médecine Paris-Descartes. Elle est également chercheur au Centre de psychiatrie et neurosciences de l’Inserm. Elle a présidé l’Association française de psychiatrie biologique (AFPBN) et la Fédération mondiale des sociétés de psychiatrie biologique (WFSBP).

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3 réflexions au sujet de « Livre – Les abus sexuels par Florence Thibaut »

  1. Avec ce titre, ça commence mal :
    Abus = agression

    L’usage du mot « abus » résulte sans doute de la traduction de l’anglais abuse, qui correspond à cette réalité et est donc un « faux ami ». Quoi qu’il en soit, le terme est malencontreusement utilisé en langue française, dans la définition de l’Observatoire de l’Action Sociale Décentralisée (ODAS).
    La substitution du mot « abus » par agression ou atteinte sexuelle serait plus appropriée et en parfaite conformité avec les dispositions du Code pénal.

    Victor Simon : Abus sexuel sur mineur

    L’expression « abus sexuel », devenue courante sous l’influence de la terminologie anglo-saxonne (child abuse), n’est pas un vocable juridique, et si elle dit bien l’abus de pouvoir, ses connotations sont ambiguës en français : un « usage modéré » serait-il licite ?

    Hélène Parat, Que sais-je ? L’inceste

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  2. Je suis régulièrement révoltée par le terme « abus sexuel », alors que l’une des traductions de « abuse » (en anglais) est « sévice » (Collins Dictionary).
    Il me semble que l’utilisation du terme « abus » est révélatrice de la volonté de minimisation, voire de déni de la gravité des « violences sexuelles » (expression employée par Dre Muriel Salmona).
    Il en va de même de « pédophilie » selon moi : ne pas nommer les faits pour ce qu’ils sont : des crimes sexuels sur mineur-e-s.
    Pour info, Dre Florence Thibaut estime, page 11, que « le terme d’abus sexuel (…) présente l’avantage d’inclure les violences sexuelles commises sans violence physique. » (on peut lire le début du livre sur le site de l’éditrice) Sic !
    Malheureusement, sur le site d’Hélène Romano, il est aussi question d’ « abus sexuel ».

    Je réagis parfois à ce terme, mais je n’ai pas encore écrit aux Dres Thibaut et Romano ; je ne suis pas sûre d’être lue, ni d’être entendue.
    Devrions-nous rédiger un courrier collectif systématiquement aux « expert-e-s » qui emploient ce terme ?
    NB : Dr François Louboff l’a utilisé aussi dans son livre de 2008 après avoir expliqué son inconvénient (il a fait une remarque équivalente à celle d’Hélène Parat).

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    1. Pourtant c’est à la fac, à Paris V entre autre, que bon nombre de professeurs relèvent à chaque fois les incohérences de nos dires par rapport à nos pensées. On pourrait faire une pétition certes, mais pour l’instant je n’ai trouvé le moyen que de le relever à chaque fois, patiemment sur chaque blogue.
      Le combat le plus dur est « se faire violer » au lieu d’ « être violé »

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