Clémentine Autain : " Le silence fait le jeu des violeurs"

Par Claire Hache
le 19 octobre 2011
Elle avait 22 ans.
Un inconnu s’est jeté sur elle dans la rue alors qu’elle se rendait à son cours d’histoire à Stains (Seine-Saint-Denis) et l’a violée sous la menace d’un couteau.
Longtemps, Clémentine Autain a tu cette agression.
Mais avec l’affaire DSK, la co-directrice du mensuel Regards et ancienne adjointe au maire de Paris a ressenti l’urgence d’en parler. Pudiquement. Évoquer en quelques lignes son histoire dans « Un beau jour… Combattre le viol » (Indigène éditions), c’est surtout l’occasion de déconstruire les idées reçues, d’expliquer ce qu’est ce crime « dans la vraie vie ». Interview.
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Il y a aussi une grande méconnaissance des nombreuses conséquences du viol…
C’est un autre poncif qui entoure le viol : on s’imagine que seule la sexualité est impactée (des femmes ont extrêmement de mal à faire l’amour après et ce pendant des années). Or, ce qui est en jeu dans le viol, c’est la négation de l’autre comme sujet. D’où la dépression, la boulimie, le rapport au corps qui est altéré, la culpabilité, le sentiment de dévalorisation voire le suicide parce que c’est quelque chose qui touche l’ensemble de notre être et pas seulement la sexualité.
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