Barbara : Lecture analytique de l’introduction d’ Il était un piano noir … – mémoires interrompus – de Barbara

Posthume et inachevée, l’autobiographie de Barbara a notamment eu le courage de révéler le traumatisme de l’enfance lié à l’inceste. Ce « détail » biographique a permis au grand public de mieux comprendre certains des mystères qui entouraient la « Dame brune », il a facilité le commentaire de quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres comme « L’aigle noir » et a suscité la mise en place du concept de « résilience » établi par le psychanalyste Boris Cyrulnik. Mais le mérite d’ Il était un piano noir… ne se borne pas à ces considérables atouts. Malgré son avortement, cette autobiographie déroule pour les premières années de la chanteuse un récit d’une grande densité où se met en place un jeu subtil, lucide et tendre entre l’auteur, son personnage et le lecteur. Ainsi le déroulement de la vie est précédé par une sorte de préface que Barbara appelle « introduction » quand d’autres lui donnèrent le nom de « Préambule ».

Le crime incestueux – Une spécificité à identifier et à reconnaître

Xavier Bebin et Jean-Pierre Bouchard
Le crime incestueux n’est pas réductible aux viols et agressions sexuelles commis en dehors du cadre familial. Sa gravité particulière, la difficulté de le détecter et d’en condamner les auteurs rendent nécessaire une évolution de la législation, avec en particulier un relèvement des seuils de prescription de 20 à 30 ans. Bien que la majorité des viols soient commis au domicile familial, on entend beaucoup plus parler des crimes sexuels commis à l’extérieur de la famille par des inconnus. Ce paradoxe montre à quel point il est nécessaire de mieux connaître les crimes incestueux. Le crime incestueux tire sa spécificité de sa gravité et de la difficulté de le détecter et d’en condamner les auteurs. Parce qu’il ne peut être assimilé aux viols et agressions sexuelles commises en dehors du cadre familial, plusieurs évolutions législatives paraissent nécessaires :
1. Introduire le terme « d’inceste » dans le Code pénal pour caractériser les viols et agressions s
exuelles incestueuses.
2. Élargir la notion de « contrainte » à la contrainte morale exercée sur le mineur par l’auteur d
e l’acte incestueux, afin de mieux prendre en compte la manipulation exercée par les auteurs d’inceste.
3. Relever les seuils de prescription de 20 à 30 ans (ce délai commençant à courir à partir de la majorité), pour lutter contre l’impunité des crimes incestueux

juin 2009