1/ Ma vie en pièces détachées par Maritée

ISBN : 978-2-9811476-0-8
Date de parution : novembre 2009
Prix : 24,95 dollars Canadiens = 16 euros
Format : 6po x 9po (152 x 229 mm)
Nombre de pages : 342 pages

« Je ne comprenais pas ce qui me poussait à reproduire encore et encore sur moi-même ces scénarios profondément morbides et sadiques où je jouais à la fois le rôle de l’abuseur et de l’abusée.
Cela me plongeait dans une honte et un désarroi incroyables (…) »
« J’ai aussi réalisé que, non seulement la petite que j’étais a eu peur de mourir, mais que paradoxalement elle a aussi demandé à mourir en appelant intérieurement au secours : Petit Jésus, pourquoi ne viens-tu pas me chercher ? Après tout tu es bien venu chercher ma sœur. Pourquoi pas moi alors ? (…) »
« Tous ces moments où j’ai pensé à en finir avec la vie ont toujours été provoqués par cette extrême discordance entre mes flashbacks et cette « théorie » supportant la négation de ceux que j’aimais le plus au monde (…) » t= » »> rator » content= »Microsoft Word 2008″>

Témoignage inédit en lien avec un phénomène méconnu et controversé : les souvenirs d’inceste retrouvés à l’âge adulte…une preuve indéniable qu’il est possible d’avoir tout oublié pour survivre.

Ce récit de vie est une histoire vraie décrivant en détail les symptômes d’un mal pernicieux qui a fait des ravages dès la tendre enfance, les mécanismes de défense utilisés pour demeurer « fonctionnelle » et finalement le choc des souvenirs retrouvés de traumatismes d’inceste enfouis profondément et cela depuis au moins vingt-huit ans. A cela se sont rajoutés ce qui pour elle a été le pire : l’incompréhension, qu’elle qualifie de meurtrière, de l’entourage et de certains intervenants professionnels s’appuyant sur la thèse du syndrome des faux souvenirs, appuyant par le fait même les arguments employés par son abuseur pour se défendre.

Toute l’horreur de ce qui est vécu est racontée, analysée et supportée par des ouvrages de références consultés, dans le but de faire comprendre l’ampleur du drame. En effet, faute de preuves, de témoins, d’autres victimes, d’aveux, en présence d’apparences et d’une réputation irréprochables de son abuseur, elle n’a eu d’autre moyen pour survivre que de livrer sa propre histoire, seule preuve qu’un traumatisme intense vécu dans l’enfance a perturbé sa vie à tous les points de vue, jusqu’à en venir dès la prime jeunesse à s’abuser elle-même par l’automutilation :

« Je ne comprenais pas ce qui me poussait à reproduire encore et encore sur moi-même, ces scénarios profondément morbides et sadiques où je jouais à la fois le rôle de l’abuseur et de l’abusée. Ceci me plongeait dans une honte et un désarroi incroyables ».

Compulsion de répétition, tentatives de suicide, désespoir infini, soif d’absolu, de vérité. Cocktail explosif livré dans le but de pouvoir vivre enfin unifiée et non plus « en pièces détachées ». Témoignage d’espoir aussi à l’effet qu’il est possible de s’en sortir, à condition d’apprendre à SE faire confiance, à se fier à ce que l’on sent, ressent et pense et non pas à ce que l’entourage voudrait bien nous faire croire.

L’auteure est née au Québec. Elle est titulaire d’un Ph.D. en sciences. Elle a étudié auparavant en médecine mais a dû abandonner ses études au début de sa 4e année après avoir complété avec succès un premier stage d’externat en psychiatrie. Incapacité de continuer par blocage psychologique. Échec cuisant relié à un malaise profond et inexplicable relié à l’examen physique des patients. Plus tard, elle a aussi complété une formation de base de 750 heures donnée par une école privée de formation de psychothérapeutes.

Faut-il les castrer ? C Dans l’air

mercredi 28 octobre 2009
Faut-il les castrer ?

Le procès de Francis Evrard, jugé pour l’enlèvement et le viol du petit Enis, se déroule cette semaine, aux assises du Nord. Le justiciable, pédophile récidiviste, a reconnu les faits. Son cas relance les débats sur le suivi des délinquants sexuels et la castration chimique.
« Notre drame vient en France de la culture du secret »
Pronostic de dangerosité
Troubles du comportement – troubles de la personnalité

Professeur Roland Coutenceau – psychiatre
Madame la présidente de la Cour d’assise – Michèle Bernard-Requin
Serge Garde – journaliste
Geroges Fenech auteur de Criminels et récidivistes

Le procès de Francis Evrard, jugé pour l’enlèvement et le viol du petit Enis, se déroule cette semaine, aux assises du Nord. Le justiciable, pédophile récidiviste, a reconnu les faits. Son cas relance les débats sur le suivi des délinquants sexuels et la castration chimique.
A plus d’un titre, le procès qui s’est ouvert, lundi 26 octobre 2009, devant la cour d’assises de Douai suscite des débats. Sur le banc des accusés, Francis Evrard, 63 ans, comparaît pour l’enlèvement, la séquestration et le viol, en août 2007 à Roubaix, du petit Enis. Un drame qui, à l’époque, avait suscité une vive émotion et remis sur le devant de la scène la question de la récidive.
Francis Evrard, après avoir purgé une peine de dix-huit ans de prison, pour le viol de deux petits garçons, avait enlevé l’enfant moins de deux mois après sa sortie de détention. Le jour même, l’accusé, qui a reconnu les faits, avait pris un comprimé de Viagra qu’il s’était procuré grâce à l’ordonnance d’un médecin.
Devenu emblématique, le cas Evrard avait entraîné l’adoption, en février 2008, de la loi sur la « rétention de sûreté« . Celle-ci prévoit qu’un détenu, condamné à quinze ans de prison ou plus, puisse être enfermé à l’issue de sa peine.
Aujourd’hui, ce procès prend une dimension particulière à quelques semaines de l’examen par l’Assemblée nationale d’un projet de loi « anti-récidive », dans lequel a été intégré un amendement rendant la castration chimique « obligatoire ». D’autant que Francis Evrard a réclamé, dans un courrier adressé au président de la République quelques jours avant l’ouverture des audiences, une « castration physique », soit l’ablation par chirurgie des testicules. Une pratique à ce jour interdite en France.

Seule la castration « chimique », un traitement hormonal délivré par les médecins pour réduire la production de testostérone et diminuer les pulsions sexuelles, est légale en France. Celle-ci refusée à deux reprises en prison par Francis Evrard, il a été jugé « inadapté » au traitement par les deux médecins qui ont eu à l’examiner à plusieurs reprises lors de sa détention. Pour que celle-ci fonctionne, « il faut qu’il y ait un sentiment de culpabilité et une envie d’évoluer », a expliqué l’un d’eux, le docteur Jean-Pierre Choquet. « Le traitement hormonal ne suffit pas à lui seul (…) il n’empêche pas la tête d’avoir des pensées perverses et d’utiliser d’autres moyens pour assouvir sa perversion », a-t-il ajouté.

Et son collègue, le docteur Philippe Lorteau, auteur, en décembre 2006, d’un rapport alarmiste sur le « risque avéré » de récidive d’Evrard, d’ajouter : « Je ne suis pas sûr que la structure de personnalité de M. Evrard lui permette d’évoluer ».

Présenté jusqu’à vendredi devant les juges de la cour d’assises de Douai, Francis Evrard encourt la réclusion criminelle à perpétuité.