23 septembre 2010 – Violences faites aux femmes : causes et conséquences des psychotraumatismes à Troyes

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) organise en partenariat avec la Mission départementale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, l’association auboise d’aide aux victimes d’infractions et de médiation pénale (AVIM) et Solidarité Femmes
un colloque sur les :
«Violences faites aux femmes : causes et conséquences des psychotraumatismes »,
animé par Madame la Docteure Muriel SALMONA
Psychiatre – psychotraumatologue, médecin-coordinatrice victimologue responsable de l’antenne 92 de l’Institut de Victimologie
le jeudi 23 septembre de 9h à 12h et de 14h à 17h
à l’Ecole Supérieure de Commerce de Troyes.
9h Accueil des participant-e-s
9h15 Ouverture de la journée Par Monsieur le préfet ou son-sa représentant-e et par Madame et par Madame la directrice du CIDFF.
9h30 Introduction Définition et typologie des violences conjugales (notamment des violences psychologiques)
10 h Première partie Les troubles psychotraumatiques liés à la violence et leurs mécanismes
Échanges avec les participant-e-s
12h – 14h : Pause (repas libre – non pris en charge)
14h Deuxième partie Les conséquences psychotraumatiques chez la victime et leurs enfants (grossesse, enfance, adolescence) et du côté de l’agresseur Échanges avec les participant-e-s
16h 16h45 Clôture
Troisième partie : Comment prévenir les violences et prendre en charge les victime ? par Madame la directrice du CIDFF
Pour plus d’information, cliquez sur le programme

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Autres billets de la Docteure Muriel Salmona
°/ La mémoire traumatique
Elles crèvent d’être enfermées dans un no man’s land, de devoir se taire à cause de la honte et de la culpabilité
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11 mars 2010 – Colloque « Viols et aggressions sexuelles : comprendre pour agir » Extrait intervention de Muriel Salmona
Mécanismes des violences : quelles origines ?

Hypnose médicale par le docteur Victor Simon

Pour accéder au blog du Dr Simon, cliquez sur son portrait
Je reçois souvent des mails de thérapeutes ou de patients me demandant comment lutter contre les phénomènes psychiques douloureux qui parasitent désagréablement la sexualité des victimes d’abus.

Il faut tout d’abord expliquer au sujet que l’abuseur est sorti de l’interdit : on ne touche pas un enfant pour assouvir son propre désir ou sa demande de plaisir. Il y a des adultes pour y répondre.
La perversion de l’enfant n’existe pas. Freud s’est lourdement trompé. L’enfant n’est pas un pervers polymorphe (à moins qu’il ne parle de sa propre expérience, le cher Sigismund). Ou il a inventé cette théorie (jamais vérifiée) pour mieux étayer la sienne. Une de ses inventions parmi tant d’autres !
L’enfant peut rencontrer malheureusement un vrai pervers, qui va le pervertir, lui l’enfant, en lui imposant une séduction dans une ambiance sexualisée où il utilise la double contrainte pour obtenir ce qu’il désire.
De plus, les pervers repèrent leurs proies, comme des Vampires. Ils recherchent et reconnaissent ces enfants en souffrance, en demande d’amour, de tendresse et d’affection, ces enfants trop câlins qui adorent qu’on leur dise des mots gentils, qu’on leur manifeste du soutien et de l’affection.
Malins, les Vampires, ils fondent sur ces proies faciles, sans défense, le plus souvent investies d’une autorité ou d’une amitié familiale.
On ligote ensuite l’enfant dans le secret, et l’horreur survient.
Fascination, amour, tendresse, sexe, tout est mélangé par l’abuseur qui commet un double abus : sexuel, mais aussi abus de confiance…
Quand un des parents n’est pas complice actif ou passif, parfois les deux, au nom du silence et du scandale à éviter.
Pour survivre pendant et après cette violence, l’enfant se met dans un état de dissociation psychique, c’est-à-dire qu’il devient un mannequin qui laisse faire et agit sur ordre.
Il est « ailleurs », paralysé, comme mort… mais ailleurs ! Et laisse faire, et parfois même refaire, car il a pu quelquefois éprouver du plaisir. Toute muqueuse génitale excitée et caressée donne du plaisir.
C’est là qu’apparaît, une fois de plus, l’erreur d’interprétation des victimes : j’ai laissé faire, refaire et eu du plaisir.
Erreur, ma p’tite, t’as rien demandé, et l’autre porc s’est servi de toi comme d’un objet sexuel.
Depuis ce drame, ton corps fait une confusion grave : quand tu te retrouves dans une ambiance amoureuse, de désir, de sexualité, même avec l’homme que tu aimes, la pièce se rejoue, en coulisse, et c’est la Chute !

Déconfusionner le corps et l’esprit, tout l’art de l’hypnose est là !

Les techniques de dissociation thérapeutique faites et apprises en séance permettent à la victime de mieux contrôler ces accidents spontanés et répétitifs qui lui polluent sa vie quotidienne et sa vie sexuelle.
La régression en âge, chère à notre cher Sigismund (dommage qu’il ait si mal maîtrisé l’hypnose) permet alors de neutraliser les souffrances de l’abus et de la période post-abus sexuel.
Le sujet passe ainsi du stade de victime à celui d’acteur de sa propre vie, dont il écrit désormais librement le scénario.
Quelques techniques d’hypnose, assez simples, lui permettent enfin d’accéder au désir, puis au plaisir. Je les développe dans mon livre  » Comment résoudre ses problèmes sexuels grâce à l’hypnose » Ed Le Temps Présent. Paris.
En un mot, le sujet abusé utilise la dissociation pour se protéger, il devient un expert en dissociation, donc en hypnose pathologique.
A nous de le transformer en expert de la dissociation thérapeutique ,
pour son bon plaisir, le sien !