Famille dysfonctionelle

Logo-Psy-a-MontrealLa famille dysfonctionnelle fait référence à un système familial relativement stressant, voire malsain,  au moment de l’enfance et/ou l’adolescence, qui fausse les repères par la suite et contamine l’humeur ou la personnalité à l’âge adulte.  Au lieu de se constituer en système ouvert et structurant, le système familial dysfonctionnel n’assume pas la fonction de permettre à chacun de développer une identité propre,  une autonomie normale et de développer des relations saines à l’intérieur comme à l’extérieur de son giron.

Dans la famille, les enfants et les adolescents sont assujettis aux adultes qui exercent l’autorité sur eux. Une autorité saine et rassurante permet d’encadrer et de soutenir les jeunes. Inversement, la violence, la cruauté, les abus de la  part des parents instaureront des rapports  de type sadique sur l’enfant.  De même, une autorité parentale débonnaire, caractérisée par le laisser-faire ou la négligence, laisse les enfants sans structure suffisante pour  se développer.

Les tensions entre les membres d’une même famille ne sont pas rares et dégénèrent parfois en conflits de toutes sortes (vexations, pressions néfastes, blâmes, engueulades, membres qui ne se parlent plus etc.). Ces dynamiques peuvent  entretenir, chez les personnes qui les vivent, des malaises, de l’anxiété, une pauvre estime de soi, des frustrations et autres émotions négatives.

Les rivalités entre frères et sœurs sont un phénomène normal et universel. Toutefois, faute d’être régulées par une autorité parentale compétente, elle deviennent alors excessives et viennent souvent empoisonner les relations familiales, parfois durant de longues années.

Les blessures d’enfance ou conflits familiaux non-résolus pourront affecter le fonctionnement de l’individu, qui, une fois adulte, ressentira souvent des malaises sous diverses formes : culpabilité, pauvre estime de soi, mode de relations instables, conflictuelles, incapacité de réguler ses propres émotions, insatisfaction chronique etc.  Les modes conflictuels de relations que cet individu aura vécu dans l’enfance pourront se rejouer de façon analogue dans sa vie adulte, dans ses rapports sociaux ou de collégialité, d’où l’importance qu’il en  prenne  conscience en vue de les régler.

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Jean-Michel Oughourlian – Dire une vérité au patient

PsychopolitiquePage 25
Le débat sur la transparence et la nécessité de dire la vérité au patient doit s’en inspirer. Dire à un patient « vous avez un cancer » ou à des parents « votre fils est schizophrène » peut entraîner chez des gens mal préparés à recevoir ces « vérités » des effets catastrophiques, car les mots sont souvent plus grands que les choses.

Balancer des vérités brutes à des patients ou des familles est une forme de lâcheté : le médecin, le psychiatre, le thérapeute, se débarrassent d’un problème en le mettant sur les épaules de l’autre, pour se protéger eux-mêmes, pour « qu’on ne puisse rien leur reprocher ».

Pour le politique, asséner une vérité sans savoir comment elle va être reçue, comprise, interprétée, digérée, est le comble de la naïveté ou de la perversité.
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