Le programme VISA du Canada = danger pour les victimes de viols par inceste

Le programme VISA a vu le jour à l’ÉMSF en 1991. Inspiré du modèle d’organisation de services proposé dans les années 1980 par les Américains Henry et Anna Giarretto, VISA offre une approche globale, intégrée et humaniste. Ainsi, bien que le programme s’adresse d’abord aux auteurs d’abus sexuels intrafamiliaux, il accorde une importance particulière au vécu des victimes et de leur famille.
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« D’autres moyens de réparation sont aussi proposés. Ainsi, les hommes sont invités à disculper complètement leurs victimes auprès des membres de leur famille. Si la situation s’y prête, ils sont aussi encouragés à rendre disponible à leur victime une lettre d’excuses sincères.
Comme le dit M Mailloux : « Les victimes s’attendent à ce que leurs pères posent des gestes concrets de réparation et VISA prépare ces derniers à payer en quelque sorte leur dette, non seulement à la société, mais aussi à la victime et cela, selon son souhait à elle. » »
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Disculper : DR. Prouver que quelqu’un est inculpé à tort.
Attention danger ! Valeur inversée = employer le terme de disculper entérine la culpabilité préalable donc l’inversion de la culpabilité, celle du pervers qu’il a voulu faire endosser à la victime et qu’il n’endosse toujours pas.
Une lettre d’excuses sincères : N »oublions pas que dans le système d’emprise, un viol était suivi d’excuses « sincères » et de la promesse de ne pas recommencer. Il y a pourtant eu les viols suivants.
« … payer en quelque sorte leur dette … à la victime et cela, selon son souhait à elle. »
La victime toujours sous emprise, système que l’on fait perdurer pas la lettre, ne peut savoir ce qu’elle souhaite. Elle souhaitera ce qu’on lui demande de souhaiter et ainsi les représentants de la société auront la conscience tranquille du devoir accompli.
Pour lire le programme, cliquez sur le logo du Service correctionnel Canada

Justice réparatrice, une illusion ? par Kieser ’l Baz

Samedi 28 juillet 2012
Associer la société, les délinquants et les victimes dans une même action responsable.
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Voilà pour le cadre général qui peut concerner tous les crimes et délits. Par contre, en ce qui concerne les crimes sexuels, les crimes pédosexuels, les crimes pédosexuels intrafamiliaux il nous faut apporter quelques indications importantes.
Dans ce genre d’affaire, le prédateur est souvent un terrible chasseur, rusé, dépourvu d’empathie et manipulateur. Sa victime, est réduite au rang d’objet. Ces prédateurs demeurent peu accessibles au remord. Si pour la plupart des crimes et délits classiques, le mobile est matériel, la victime spoliée est distincte du bien spolié. Elle demeure donc une personne et le criminel peut opérer cette distinction facilement car elle existe dès la commission du crime. Dans le cas des crimes sexuels, des violences familiales, des prédations et abus intrafamiliaux, la victime est l’objet du crime, elle n’est que ça et elle le demeurera longtemps dans l’esprit du criminel.
Elle est la victime, elle est aussi l’objet du crime !
Qu’on le veuille ou non, la spoliation est double ! Et on ne peut comprendre sa véritable blessure si on l’assimile à la victime d’un braquage, par exemple. C’est un des facteurs à prendre en compte dans ces affaires, on l’oublie souvent. Avant de discourir sur le bien fondé de telle ou telle mesure à l’encontre des criminels ou au profit supposé des victimes, il faudra déjà distinguer à quel genre de crime nous avons à faire, quel genre de criminel est en cause.
Avant de parvenir à une réparation, il faudra donc opérer une première mutation : rendre à la victime sa dimension de personne. Cela implique un travail en amont de la part des opérateurs sociaux. Dans ce cas, les programmes de « justice réparatrice » doivent comporter deux volets d’intervention supportés par des protocoles différents.
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