Film – "N’aie pas peur" (No tengas miedo)


Samedi 3 novembre 2012 par Kieser ’l Baz (Illel)
Le film rapporte l’histoire d’un inceste et la manière dont l’enfant victime va lutter pour faire entendre sa vérité, contre son entourage proche mais aussi au sein d’une société sensée protéger ses enfants. Le film semble déranger certains intellectuels parisiens.

Dans sa critique – Le Monde Culture de N’aie pas peur, Jean François Rauger nous dit : « N’aie pas peur » se veut donc une description à la fois romanesque et clinique d’une situation d’inceste dans l’univers a priori familier et rassurant de la moyenne bourgeoisie espagnole. On pourrait effectivement s’y intéresser si le film de Montxo Armendariz n’adoptait pas systématiquement les solutions les plus rebattues, les clichés les plus consternants, les choix les plus convenus pour parvenir à cette fin.

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L’expérience humaine, fondamentale, c’est l’abandon par Michel Serres

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EMPREINTES
LE VOYAGE ENCYCLOPEDIQUE DE MICHEL SERRES
Face à la caméra de Catherine Bernstein, Michel Serres, 77 ans, revient sur les lieux de son enfance, sur son plaisir d’écrire et d’enseigner, ainsi que sur sa vocation pour la philosophie. D’un lieu à l’autre, souvent au fil de l’eau, le citoyen du monde, comme il se définit lui-même, prend aussi le temps de confier sa vision de l’existence.La naissance, le sevrage, le départ le matin à l’école, l’amertume de l’adolescence, le début dans la vie, l’amour même quelquefois, le divorce, les fâcheries, et puis la maladie, l’agonie, la mort… Je crois que, quand on a fait cette liste, on s’aperçoit que l’expérience humaine, fondamentale, c’est l’abandon. (…) Qu’est-ce qui rachète l’abandon ? C’est la mémoire, le souvenir. Mais, à mesure que les abandons successifs sculptent notre existence de ses amères souffrances, on a l’impression que l’amnésie arrive peu à peu et on dit, un peu communément, « les pages sont tournées ». Il y a dans l’oubli quelque chose d’assez positif, enthousiasmant, rebondissant. Alors, oui mémoire, mais aussi beaucoup d’oubli. Si on se souvenait de tous ses arrachements, on en mourrait sans doute et on passerait sa vie à souffrir de ça.