
Esquisse d’un corps… Le Mien ?… techniquement pourquoi pas ? intérieurement ? je ne me ressens pas… enfin, je m’explique, je reconnais ce corps comme étant le mien, mes cheveux, long, doux, soyeux, qui forment un masque ou un atout selon les jours, mes seins qui ont su accueillir et nourrir les enfants que j’ai mis au monde avec amour… un amour nourricier et gratuit, un exploit lorsque j’y pense… donner de l’amour, nourrir, porter son enfant avec bienveillance, lorsque soi même on n’a rien reçu durant sa première année de vie… Alors oui, mes bras, mes mains, mes cheveux et mes seins,je les aime… le RESTE ? ben !je sais en toute conscience qu’il s’agit des bouts de moi aussi… mais des bouts que l’on m’a volés, qui ont été souillés … alors, le mieux dont je sois capable c’est de ne plus haïr ces bouts là… J’essaie d’apprendre à être bienveillante avec ces bouts là… J’ai parfois de la compassion pour ces morceaux… mais je ne me ressens pas encore « comme un corps entier abritant mon âme »
Livre – La violence en Abyme de Claude Balier
Claude Balier, Collectif
Date de parution : 9 février 2010
Editeur : PUF
Collection : le fil rouge
ISBN : 2-13-054658-7
EAN : 9782130546580
Nombre de pages : 389
Présentation : broché
Poids : 0,475 kg
Dimensions : 13,0 cm × 21,5 cm × 2,4 cm
La violence destructrice, tel est notre sujet. Il est habituel de la sanctionner, d’exclure son auteur, d’en faire un monstre. Que peut dire le psychanalyste, au-delà de la reconnaissance d’une pulsion de mort ? La violence est aussi en nous. Pour la saisir, il faut vivre au premier degré, accompagner le monstre, ainsi l’intégrer parmi nous. Mais sans quitter un deuxième degré, celui qui nous la fait percevoir à distance, cette fois chargée de sens lui donnant un contenant. Telle est notre vision… en abyme. À partir d’un vécu immédiat chargé de quelque angoisse et souffrance, de quelle nature sont faits les mouvements intérieurs, qui nous portent au recul : images fantasmées, affects, pensées, références à d’autres, pairs ou anciens, et aussi vécus corporels, tensions, réveils de plaisirs secrets ? C’est aussi insaisissable que les processus tertiaires dont parle Green, capables d’établir un lien entre primaire et secondaire. Le « miroir en abyme », belle expression de Lebovici : tel j’ai eu le sentiment d’être, parfois dans le regard du criminel.
Autres billets du livre : La violence en Abyme
Le péril d’inexistence et le contenu du déni par Claude Balier
