Des ateliers d’Art-Thérapie pour les personnes migrantes

LE migrant. Sculpture de Bruno Catalano. Venise.
Il s’agit de proposer un accompagnement multiple à un public de migrants confrontés à l’exil, aux persécutions ethniques, à la guerre et à la torture, à la précarité, aux violences politiques et sociales. Face au trauma, aux expériences extrêmes engageant le social, l’art-thérapie peut constituer une approche originale et novatrice favorisant la mise en place de différentes formes de narrativité : verbale, plastique, dramatique. Les médiations artistiques peuvent aider à explorer différents aspects du vécu interne des acteurs par la médiation d’un filtre permettant de contourner la confrontation directe à la remémoration traumatique.
A RIVO, Miguel peut dessiner, faire de l’artisanat, jouer avec de la pâte à modeler et bénéficier d’un soutien avec son thérapeute qui l’aide à surmonter ses craintes. « Les problèmes de santé mentale peuvent être un concept abstrait pour les personnes qui ne sont pas en contact direct avec les réfugiés souffrant de problèmes psychologiques », explique Véronique Harvey, porte-parole de RIVO et elle-même thérapeute.
« Il est important d’accroître la sensibilisation aux blessures émotionnelles de manière à les rendre visibles aux yeux du grand public et des gouvernements. »

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Nous avons réalisé un village d'argile avec les personnes réfugiées abritées par l'association Aurore au cours d'un atelier en cinq séances et une trentaine de participants.

La souffrance psychique des exilés, une urgence de santé publique


À l’occasion de la Journée mondiale des Réfugiés, le 20 juin, le Centre Primo Levi et Médecins du Monde publient le rapport « La souffrance psychique des exilés. Une urgence de santé publique ».
Les personnes exilées en Europe ont subi des violences dévastatrices, tant dans leur pays d’origine que sur leur parcours d’exil, et pour beaucoup d’entre elles encore sur le sol européen. La souffrance psychique des exilés constitue une part importante de ces violences insupportables.

Pourtant, aujourd’hui la santé mentale est un sujet oublié des gouvernements et pouvoirs publics européens.

Face à ce manque de volonté des dirigeants européens, chaque jour des associations et des citoyens engagés se retrouvent seules et impuissantes face à des troubles profonds. Ces lourds traumatismes s’aggravent très souvent une fois en France en raison des violences qui persistent. Les répercussions sont flagrantes en matière d’accueil et d’intégration de ces personnes exilées.
Le projet de loi asile et immigration, en cours d’examen au Sénat, durcit considérablement l’accès au séjour et à l’asile, ainsi que les conditions d’accueil et d’expulsion des exilés en France, dont beaucoup sont durement éprouvés. Les effets induits des Règlements européens ‘Dublin’ viennent aggraver la situation de ces personnes.
Le 5 juin dernier, lors du Comité interministériel à l’intégration des réfugiés, le Premier Ministre a annoncé, avec la Ministre de la Santé, vouloir faciliter l’accès aux soins de ces personnes et notamment la prise en charge des syndromes psycho-traumatiques. C’est un premier pas qui devra se traduire de manière effective.
Le Centre Primo Levi et Médecins du Monde, tous deux engagés dans l’accueil et le soin des personnes exilées, réunissent leurs constats, dressent un tableau sans concession de la situation et mettent en avant des propositions afin que soit enfin élaborée, au niveau national, une réponse adaptée à l’enjeu majeur que représente la santé mentale de ces personnes.

Pour lire le rapport, cliquez sur l’image du logo du centre Primo Levi

20 juin – Journée mondiale des réfugiés – Un village d’argile

Dans un monde où chaque jour la violence force des milliers de familles à fuir leur foyer pour survivre, c’est le moment pour la communauté internationale de se montrer solidaire avec les réfugiés.

#AvecLesRéfugiés

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a donc lancé en juin 2016, la pétition #AvecLesRéfugiés afin d’envoyer un message clair aux gouvernements afin qu’ils coopèrent pour améliorer les conditions de vie des réfugiés.


La pétition demande aux gouvernements d’assurer que :
chaque enfant réfugié soit scolarisé ;
chaque famille réfugiée puisse vivre en lieu sûr ;
chaque réfugié puisse travailler ou acquérir de nouvelles compétences afin de contribuer à sa communauté.
En cette Journée mondiale des réfugiés, nous rendons hommage à la force, au courage et à la persévérance de millions de réfugiés. C’est aussi l’occasion pour le grand public de montrer son soutien aux familles déracinées.


Nous avons réalisé un village d’argile avec les personnes réfugiées abritées par l’association Aurore au cours d’un atelier en cinq séances et une trentaine de participants.