BD – Dessin n° 3 – Contours du corps

Consigne : Esquisser simplement les contours de son corps

Bon, je n’ai pas un corps de rêve : assez forte ! un ventre plat non ! encore loin d’être une mannequin, un top modèle, une miss France.
Je mange quand j’ai envie et selon mon état, mon humeur, je ne suis pas une personne qui fait semblant : être ce qu’elle n’est pas !
Mais je suis une chieuse et une emmerdeuse comme pas possible et ça c’est vrai ! mes enfants me disent que j’aime bien que tout soit bien cadré mais si ce n’était que ça ?
Maintenant rentrons, dans le vif du sujet ! J’ai des attitudes plus ou moins répétées !!!

Je vais vous en dire un peux plus :
l’impatience et l’impulsivité vont souvent de paire chez moi ! déjà je ne sais pas bien gérer l’attente, rester à ne rien faire sans savoir ça me travaille dans la tête, ça tourne, et je ne suis pas patiente il faut que ça bouge. J’ai besoin d’être rassurée, tant que je n’ai pas de réponse, j’insiste, j’appelle, je texto, je mail. Autre souci, je fonce, je propose je prends les initiatives sans trop écouter les autres, les conseils et le truc qui peux compliquer certaines situations : une peur de l’abandon, je ne sais pas !
Pour les émotions et hypersensibilité, gros problème, j’essaie d’y travailler, mais toujours hypersensible, j’ai du mal à gérer mes émotions, surtout en période de gros stress ou de grosse fatigue et comme ma vie est très difficile à gérer, donc pas facile pour progresser, du coup cela donne de gros pettage de plombs, crises de larmes, énervement, et quand je me sens, malmenée, pas respectée et incomprise, là c’est l’apothéose… feux d’artifice…
Je reconnais que pour mon ami et pour mon entourage ce n’est pas très marrant et cela demande de leur part beaucoup de calme, de patience et de bonne dose d’humour.
Maladroite je crache, observatrice, je dis trop facilement mes pensées, je ne tourne pas autour du pot, disons que je pratique le perçage d’abcès à trop forte dose.
Mes paroles peuvent blesser et désarçonner, par contre, jamais je ne m’attaque à l’aspect physique ou intime, trop important pour moi. C’est plus fort que moi il faut que je dise ce que je pense, il faut que ça sorte, après je regrette mais le mal est fait.
Je suis aussi très observatrice, je regarde beaucoup les personnes, droit dans les yeux, je les teste, je les pousse à bout. Une crispation du visage, un sourire gêné, une attitude corporelle, un coup de fil importun, je décortique tout ; je traque. Peur peut-être que l’on me fasse du mal ou de me faire aimer, alors il faut que je trouve une excuse. Je sais que mon attitude peut embarrasser mais je suis comme cela !
Exigeante et insistante, Je suis très exigeante sur toutes les petites attentions, que je peux faire aux personnes que j’aime et que j’apprécie, il faut que cela soit nickel donc cela peut prendre parfois des jours et du temps pour les faire bien. Mais je ne suis jamais satisfaite. Concernant une parole donnée pour moi c’est important de la tenir aussi, je préfère que l’on me dise rien, que l’on ne s’avance pas que de me mentir et que cela face du mal à moi et à d’autre personne. Je n’aime pas non plus que l’on me prenne pour une girouette.
Pareil pour moi, quand je donne ma parole c’est important pour moi de la tenir. Je préfère passer des moments forts à cent pour cent et qu’ils soient moins nombreux que des moments où je sens la routine, et qu’ils ne soient pas honnêtes. Quand je veux une chose, même pas importante, je peux me montrer très insistante pour l’avoir.
Incompréhensible et têtue, je suis têtue, quand j’ai quelque chose en tête, il faut que je le fasse, quitte à me mettre dans tout mes états : je dois réussir. Un échec est une chose insupportable pour moi, cela veut dire que je suis encore incapable faire, de réussir, de venir à bout d’un travail et ça je ne comprends pas. Incompréhensible devant certaines situations, alors que l’on peut faire quelque chose. Alors là, je pète les plombs, ça me dépasse, devant certains comportements aussi là je ne fais pas de cadeaux, devant certaines paroles qui peuvent blesser.
Bagarreuse, pour moi c’est un besoin, une sorte de survie, peut-être vouloir détruire quelque chose, une chose, une amitié, un défouloir, un test ?
Voilà le plus gros : la réalité je suis chiante et une angoissée en plus : la totale quoi ! Ma façon de me voir à moi, je crois que je peux changer aussi ! Mais je commence à être vieille (je vous entends hurlez alors arrêtez !)
Ah ! autre chose de très important aussi : mon état peut, je pense, être très différent quand j’ai, comme je dis, ces moments d’absences. A vous de voir aussi !
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BD – Dessin n° 10 – Le dieu Pan n°2

Ce que la dissociation désigne aujourd’hui en psychiatrie par Marianne Kédia

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Dans la troisième édition du Diagnostic and Statistical Manual of 
Mental Disorders (1980), l’American Psychiatrie Association (APA) 
crée une catégorie à part entière de troubles dissociatifs.
Cette catégorie 
est nmaintenue, avec certaines modifications dans la quatrième édition du 
DSM et comprend alors : 
 • l’amnésie dissociative : qui consiste en « un ou plusieurs épisodes durant lesquels le sujet présente une incapacité à évoquer des souvenirs personnels importants, habituellement traumatiques ou stressant » (APA, 1994). Il s’agit donc de l’amnésie « lacunaire » ou « hystérique » des classifications traditionnelles. C’est une perte de mémoire
de tous les événements d’une période circonscrite (allant de quelques heures à quelques années) ;
• la fugue dissociative : il s’agit d’une fugue du domicile ou du lieu 
de travail, accompagnée d’une perte de la connaissance de sa propre identité, cette dernière étant souvent remplacée par une nouvelle. Une 
fois la fugue terminée, le sujet présente une amnésie la concernant ;
• le trouble dissociatif de l’identité : il était autrefois appelé « trouble de la personnalité multiple », mais la définition actuelle comporte quelques modifications, notamment la disparition du critère d’ignorance d’au moins une personnalité par une autre. Dans la définition 
actuelle, le sujet présente deux personnalités ou plus, chacune ayant 
sa mémoire, ses capacités et son caractère propres ;
• le trouble de dépersonnalisation : est une « expérience prolongée ou 
récurrente d’un sentiment de détachement et d’une impression d’être  devenu un observateur extérieur de son propre fonctionnement mental 
ou de son propre corps (par exemple, sentiment d’être dans un rêve) » 
(APA, 1994) ;
• les troubles dissociatifs non spécifiés : ce sont les états dans lesquels les symptômes de dissociation sont présents et dominants, le tableau 
clinique ne remplissant pas tous les critères spécifiques d’un trouble 
dissociatif particulier (c’est le cas par exemple des états de transe).