Projection "Les Enfants du gouvernement" de Claude Lefevre-Jourde jeudi 14 janvier à 20h au Nouveau latina

Le centre audiovisuel Simone de Beauvoir présente
Les enfants du gouvernement
de Claude Lefevre-Jourde
France, 1974, 42 min
suivie d’une rencontre avec la réalisatrice
PROJECTION AU CINEMA LE NOUVEAU LATINA
20 RUE DU TEMPLE
75004 PARIS
MÉTRO HOTEL DE VILLE
« Les Enfants du gouvernement. » En France, au début des années 70, la contraception et l’avortement sont interdits. Le viol n’est pas reconnu comme condamnable ou si peu, avec des peines en justice dérisoires allant jusqu’à l’acquittement. Pendant ce temps, le généticien Jérôme Lejeune et son association « Laissez les vivre » triomphent impitoyablement dans les médias. En 1972, éclate la grève désespérée de toutes jeunes filles enceintes au Collège du Plessis-Robinson. Très vite, des femmes du MLF vont les soutenir. Le film « Les enfants du gouvernement » donne la parole à ces victimes d’une société qui veut contraindre au silence et mettre en marge celles qui, jusqu’ici, ne pouvaient se défendre et vont se rebiffer contre l’ordre établi.

Diplômée en cinéma et linguistique, Claude Lefevre-Jourde travaille de 1970 à 1976 en tant que conseillère d’éducation au Collège des mères célibataires du Plessis-Robinson puis au Lycée de Vitry. En 1974, elle réalise « Les enfants du gouvernement » produit par P. Braunberger et le Groupe d’Essai et de Recherche Cinématographique (G.R.E.C.), film qui obtient le Prix du Festival de Grenoble en 1974. Puis elle enseigne à l’École d’Architecture de Normandie (Rouen).

Claude Lefevre-Jourde produit en 1983 « Mémoires d’un non-conformiste : Charles- André Julien » et réalise en 1989 « Question de temps », film produit par le Secrétariat d’Etat au Travail Social et le Centre Simone de Beauvoir qui sera sélectionné au Festival d’Oslo. Enfin en 2005, Claude réalise « Notre refus » film financé par l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie, l’Agence Suisse pour la Coopération et le Développement et l’Association Futur Immédiat. Tourné en Ethiopie et en Guinée, ce film exprime, par la voix de femmes et d’hommes africains, le combat contre les mutilations génitales féminines et les mariages précoces et forcés.

Tarifs habituels du Nouveau Latina http://www.allocine.fr/salle/cinema-C0013/tarifs/
avec le soutien de la MAIRIE DE PARIS
Centre audiovisuel Simone de Beauvoir 28 place Saint Georges 75009 Paris

Film – Le souffle au cœur de Louis Mallle – Un viol par la mère 1971

Ciné études : le ciné club virtuel
France. 110 min. Format 1:66. Couleur
Scénario : Louis Malle
Avec : Lea Massari (Clara Chevalier), Benoît Ferreux (Laurent Chevalier), Daniel Gélin (Charles Chevalier), Michel Lonsdale (Père Henri)…

Le Souffle au Cœur est structuré en deux parties distinctes : l’une existe sous forme de chronique, la seconde comme une sorte de bulle hors du temps, mais toutes deux obéissent à des schémas différents du récit d’apprentissage, initiatique. Le personnage principal incarné par Benoît Ferreux apprend à exister face aux idées, au sentiment, à la sexualité qu’implique le passage à l’âge adulte. La fameuse scène d’inceste n’intervient qu’au milieu d’un processus bien balisé à ce niveau là, celui d’un dépucelage évolutif et presque symbolique : Laurent passe des bras d’une prostituée à ceux de sa mère pour finir dans le lit d’une camarade de son âge.

Pour lire la suite de l’article de Ciné études, cliquez sur l’affiche du film
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1954.
La guerre d’Indochine s’achève : on ne parle que de l’héroïque résistance des survivants de Dien-Bien-Phu.
Laurent, 15 ans, vit à Dijon avec son père, un gynécologue, ses deux frères, plutôt niais, en pleine crise de mutation virile et sa mère, Clara, une belle et sémillante Italienne, qui ne parvient pas à se plier au milieu rigide dans lequel vit son mari.
Laurent, lui non plus, n’accepte pas les préjugés bourgeois et religieux qu’on lui inculque. Sa vie se déroule en une suite de faits plus ou moins notables ; la découverte que sa mère a un amant, une confession qui devient, par la faute du prêtre visiblement tourmenté, un interrogatoire sur la masturbation, une initiation sexuelle écourtée organisée par ses frères chez l’accueillante Madeleine – jusqu’au jour où il est atteint d’un souffle au cœur.
Son existence change soudain ; il quitte le collège, reste au lit, puis, en compagnie de sa mère, part faire une cure dans le Morvan. Entre Clara et son fils se nouent des liens d’amitié presque fraternelle. Laurent devient le confident et le consolateur de sa mère, tout en flirtant avec de jolies jeunes filles en fleur, curistes elles aussi.
Comme il rentre, un peu ivre, du bal du 14 juillet, Laurent connaît l’amour dans les bras de sa mère. Après cet instant de folie, qui ne se reproduira jamais plus, sans remords ni regrets, il s’élance vers la vie.