2/ Régis Jauffret publie ses carnets du sous-sol par Pierre Assouline

17 janvier 2012
Ce livre, il brûle les doigts autant qu’il glace le sang. Non qu’il soit sulfureux à dessein.
C’est autre chose.
De l’ordre de l’oppression jusqu’à la suffocation. Un sentiment proche de celui qui nous étreint à chaque relecture du chef d’œuvre de Dostoïevski
Carnets du sous-sol (ou Notes du souterrain selon les traductions).
A vrai dire, Régis Jauffret devrait prendre comme un compliment le violent mouvement de rejet, sinon de dégoût, que certains critiques ont exprimé (dimanche encore au
Masque et la plume) à l’endroit de son Claustria (535 pages, 21,90 euros, Seuil).
Non seulement il a réussi son coup mais il donne l’impression d’avoir accompli ce qu’il avait tenté il y a deux ans avec son précédent livre sur l’affaire Stern. Comme si cette histoire lui avait permis de pénétrer plus avant dans l’au-delà du Mal, cette région enténébrée qu’il n’avait pu que survoler avec
Sévère. Rien de gore pourtant. Que de l’effroi.

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Autres billets sur le livre Claustria de Régis Jauffret
1/ Régis Jauffret dissèque l’horreur d’un martyre incestueux dans « Claustria »
3/ Claustria – Entretien avec Régis Jauffret
4/ La grande Librairie : Claustria, les machos prônent la vie dans la cave de Fritzl
5/ Régis Jauffret s’empêtre dans un entretien sur Claustria

2/ Le film Outreau : le contre-pied de Serge Garde par Christophe Guerra

17/01/2012

par Christophe Guerra
Intitulé « Outreau, l’autre vérité », le film documentaire de Serge Garde sera projeté en avant-première mercredi 18 janvier, à 20 heures, à la salle du Sénéchal, rue de Rémusat.
Il sera suivi de débats avec divers intervenants. Pour le réalisateur, journaliste d’investigation qui a consacré plusieurs ouvrages à la pédocriminalité, l’opinion publique a été manipulée. « On a installé depuis dix ans une seule vérité, au détriment d’éléments qui figurent pourtant dans le dossier d’instruction ».
Une attention uniquement portée sur l’innocence des adultes, alors que des abus sexuels sur douze enfants ont été avérés.
Dans le documentaire, Serge Garde donne la parole à certains d’entre eux, devenus majeurs. « Le but était de donner la parole à ces victimes oubliées, qu’on ne pouvait interroger au moment des faits puisqu’ils étaient mineurs. Une partie du dossier d’instruction a été délibérément mise en sourdine. N’oublions pas que quatre personnes ont été jugées coupables et n’ont d’ailleurs pas fait appel ».
La démarche de Serge Garde s’inscrit aussi dans un travail de décryptage médiatique. « Comment se fait-il que dans cette grande affaire judiciaire, il n’y a eu aucun recul critique, aucune interrogation ? ». Le pavé dans la mare est jeté.
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Autres billets sur le film Outreau, l’autre vérité
1/ Mercredi 18 janvier 2012 : Film – « Outreau l’autre vérité » à Toulouse
Les Lavier, indemnisés d’Outreau, un couple sans le sou