Les étés meurtriers par Carol Geoffroy

J’ai demandé aux étoiles de venir me chercher
Carol Geoffroy
Broché

Paru le : 03/05/2007

Editeur : Philippe Rey
ISBN : 978-2-84876-088-9

EAN : 9782848760889

Nb. de pages : 141 pages

Poids : 180 g

Dimensions : 14,5cm x 19cm x 1,1cm

« Pourquoi je ne veux pas accepter mon enfance ? Pourquoi je suis submergée en permanence par des angoisses qui gangrènent ma vie ? Bien des fois j’ai demandé aux étoiles de venir me chercher… »
« Guerrina tente de guérir de ses blessures de petite fille, de ces étés cauchemardesques passés dans le Sud-Ouest où elle accompagnait sa grand-mère, cuisinière chez les Morot. Étés meurtris par le « rockeur », beau-frère de Madame Morot, aux cheveux pleins de Brillantine, aux jambes de gallinelle sous un gros ventre mou, le rockeur qui emmenait Guerrina en bateau sur la rivière. Au retour de chaque promenade, alors que son corps brûlait de douleur, elle marquait son tableau noir d’une nouvelle croix…
Carol Geoffroy revisite la lumière menaçante de ces vacances suspendues, raconte les acteurs pittoresques de son enfance, cette enfance gâchée par la perversité d’un homme et par le silence des adultes qui ne voulaient rien voir. Un silence qui l’a laissée seule face à ses souffrances, à une insupportable culpabilité, et que l’écriture réussit aujourd’hui à conjurer, enfin.

Igas : Le rapport qui embarrasse sur les enfants d’Outreau

19/04/2007
C’est une note ultraconfidentielle, couverte par le secret médical, qui embarrasse au plus haut point le ministre de la Santé, Philippe Bas.
Ce document rédigé par l’Inspection générale des affaires sanitaires et sociales (Igas), remis en février 2007 au ministre, retrace l’historique médical de quatorze des dix-sept enfants cités comme victimes dans le procès d’Outreau. Pour cinq d’entre eux, dont les parents ont été reconnus innocents, l’Igas relève des indices évocateurs d’abus sexuels. Il ne s’agit pas de preuves, mais seulement de signaux d’alerte qui justifient selon l’Inspection d’être pris en compte au nom de la protection de l’enfance. C’est d’ailleurs à ce titre que le ministre de la Santé a adressé copie de ce document hautement confidentiel au médecin responsable de la Protection maternelle et infantile (PMI) du Nord-Pas-de-Calais. Avec pour consigne de veiller de façon attentive à la santé des cinq enfants.

Pour arriver à ces conclusions gênantes, l’Igas a épluché les dossiers médicaux récupérés au- près des médecins de famille, de l’hôpital et surtout des PMI que le juge Burgaud qui instruisait l’affaire n’avait pas recueillis dans leur totalité. D’où le malaise. Comment, alors que des innocents ont été jetés en prison, que l’on a arraché des enfants à des familles qui n’avaient rien à se reprocher, annoncer maintenant à l’opinion publique que la justice a tranché sans avoir tous les éléments et que des doutes subsistent ?
Pour lire la suite de l’article, cliquez sur le logo du Point.fr

_____________________
Autres billets sur les enfants d’Outreau
Outreau : Abus sexuel « argument fallacieux » comme un abus d’alcool, entre misogynie et enfants sataniques, dans le déni et l’ignorance
Outreau : Définition des négationnistes qui nient les viols par inceste transgénérationnels
5 mai 2011 : Ignorance des conséquences des viols par inceste transgénérationnels dans le Nouvel Observateur
Outreau : les enfants ont menti ! les nouveaux criminels
Justice : combien d’Outreau ? par Gilles Sainati
Outreau : la parole des enfants toujours en question par Maitre Rosenczveig
Qui a peur des enfants d’Outreau ? par Jacques Cuvillier dans le Monde
Outreau : que disent leurs souffrances ? par Jacques Cuvillier
24 février 2011 – La parole de l’enfant après la mystification d’Outreau à l’Institut de criminologie de Paris
Outreau : la partie n’est pas finie… par Frédéric Valandré
Quelques réflexions sur l’acquittement