4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l’enfant par Sàndor Ferenczi

Page 5
S’appuyant sur la deuxième théorie freudienne, la psychiatrie a alors eu tendance à ignorer 
les traumas réels au profit de la théorie du fantasme.
Ainsi, de 1895 jusqu’aux années 1980, 
quasiment aucune étude sur les effets des traumatismes sexuels chez les enfants n’a été menée, 
à l’exception de l’œuvre majeure de Sàndor Ferenczi*, célèbre disciple de Freud.
Sa théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l’enfant, présentée au congrès 
psychanalytique de 1932, montre le désespoir de l’enfant confronté à un adulte qui utilise 
sa vulnérabilité et son besoin d’affection pour l’agresser sexuellement. Ferenczi introduit 
un concept majeur de la psychanalyse : « l’identification à l’agresseur » qui est un des 
principaux mécanismes de défense de l’enfant victime de sévices. La réponse de la communauté 
psychanalytique à cette conférence a semble-t-il été le rejet et l’article n’a été publié en anglais 
qu’en 1949, soit dix-sept ans après la mort de Ferenczi.

____________________
Autres billets sur L’Aide-mémoire Psycho-traumatologie
1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
2/ Une explication de la dissociation par Janet
3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?
5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent 
« le syndrome traumatique du viol » qu’elles rapprochent de la névrose de guerre
6/ L’élaboration de la catégorie « ESPT » par Marianne Kédia
7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l’épuisement ou les états émotionnels extrêmes
8/ L’activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin
9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault

6/ L’élaboration de la catégorie "ESPT" par Marianne Kédia

Page 7

En 1980, le principal ouvrage de psychiatrie américain affirme toujours que 
moins d’une femme sur un million est victime d’inceste et que les effets de ce type de trauma 
ne sont pas particulièrement néfastes (Kaplan, Friedman et Sadock, 1980).

C’est pourquoi certains chercheurs très impliqués dans la prise en charge du trauma, et 
notamment Sarah Haley (elle-même victime d’inceste et fille d’un vétéran du Vietnam), doivent 
alors imposer la création du « Post-Traumatic Stress Disorder » (PTSD) dans la troisième 
version du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-IlI, APA, 1980).
Le « PTSD » synthétise tous les différents syndromes traumatiques relevés jusque-là : le 
« syndrome traumatique du viol », le « syndrome des femmes battues » et le « syndrome des 
vétérans du Vietnam ».

Parallèlement, un groupe de chercheurs et de psychiatres crée les diagnostics de syndromes 
dissociatifs pour le DSM-IlI, mais sans communication connue avec le groupe responsable 
du travail sur le trauma.
Dès lors, les recherches sur le stress post-traumatique sont de plus en plus nombreuses 
et aboutissent à la création d’une presse scientifique spécialisée très productive (Journal of 
Traumatic Stress, Child Abuse and Neglect, etc.).

____________________
Autres billets sur L’Aide-mémoire Psycho-traumatologie
1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
2/ Une explication de la dissociation par Janet3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?
4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l’enfant par Sàndor Ferenczi
5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent 
« le syndrome traumatique du viol » qu’elles rapprochent de la névrose de guerre
7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l’épuisement ou les états émotionnels extrêmes
8/ L’activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin

9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault