Le suivi des criminels responsables pénalement par Sylvie Menotti

Colloque à l’Assemblée Nationale

Neutraliser les grands criminels
Compte-rendu
mardi 28 octobre 2008.
Le vendredi 17 octobre 2008, ViES était conviée à un colloque intitulé « Neutraliser les grands criminels » par Jean-Pierre Garraud, député de la Gironde.
L’objet de ce colloque était de faire le point sur la législation, recueillir les propositions des intervenants « afin de provoquer une évolution du Droit et des procédures tant au niveau de l’identification de ces grands criminels que de leur jugement et de leur suivi ». Beaucoup d’interrogations entouraient donc cette journée : Les peines infligées aux criminels sont-elles réellement adaptées ? Ces peines sont-elles utiles, tant du point de vue de la protection de la société que de celui de leur réinsertion ? Comment intervenir après la fin de la peine lorsque le condamné est encore potentiellement dangereux ?

Sylvie Menotti explique que le profil du criminel dangereux a beaucoup évolué. La violence de notre temps est une violence sexuelle, le délinquant sexuel est un délinquant d’habitude. Tous les criminels dangereux ne relèvent pas d’un placement d’office : beaucoup n’ont pas à proprement parler de troubles mentaux mais de la personnalité. S’il n’y a pas de certificat médical il n’y a pas placement d’office. De plus, près d’un condamné sur deux ne perçoit pas le lien entre son acte et son incarcération donc il n’y a aucune transformation psychique. Il faut préparer l’après incarcération, cela doit s’amorcer dès l’entrée en prison.
Pour lire la suite du billet, cliquer sur le logo du colloque

3/ Que pense Freud de la dissociation par Marianne Kédia ?

Page 5
Contemporain de Janet, Freud intègre l’équipe de la Salpêtrière en 1885. Il admire beaucoup 
Charcot et est très influencé par ses idées.
Ainsi, entre 1892 et 1896, Freud suit le principe 
selon lequel le « subconscient » contient des événements d’une forte charge affective qui sont 
encodés dans un état de conscience modifié.
Il explique, lui aussi, les attaques hystériques 
comme étant la réminiscence d’un état psychique antérieur, traumatique, et reconnait l’influence 
de Janet.
Freud et Breuer, dans Les Études sur l’hystérie (1895), avancent l’idée selon laquelle 
le moi réprimerait activement les souvenirs traumatiques douloureux. La dissociation serait 
donc le résultat d’un mécanisme de défense qui protège la conscience : « Nos observations 
montrent qu’un traumatisme grave (comme celui d’une névrose traumatique), une répression 
pénible (celle de l’affect sexuel, par exemple) peuvent provoquer, même chez un sujet normal, 
une dissociation des groupes de représentations et c’est en cela que consisterait le mécanisme 
de l’hystérie psychique ment acquise » (in Études sur l’hystérie, p. 9).

____________________
Autres billets sur L’Aide-mémoire Psycho-traumatologie
1/ Psychotraumatologie par Marianne Kédia et Aurore Sabouraud-Séguin
2/ Une explication de la dissociation par Janet
4/ La théorie de la Confusion de langue entre les adultes et l’enfant par Sàndor Ferenczi
5/ Ann Burgess et Linda Holstrom décrivent 
« le syndrome traumatique du viol » qu’elles rapprochent de la névrose de guerre
6/ L’élaboration de la catégorie « ESPT » par Marianne Kédia
7/ la « misère psychologique » de Pierre Janet par Marianne Kédia – l’épuisement ou les états émotionnels extrêmes
8/ L’activation neurovégétative par Aurore Sabouraud-Séguin
9/ Définition du Desnos: Diagnosis of Extreme Stress Not Other-wise Specified par Rosemarie Bourgault