Inceste: la loi du silence par Frédéric Berg

Mercredi 19 mai 2010
f.berg@charentelibre.fr

La loi et le silence. L’inceste est le crime le plus secret, le plus tabou. Pourtant, deux millions de Français sont ou ont été victimes d’inceste selon une récente enquête Ipsos mandatée par l’Association internationale des victimes de l’inceste (Aivi). L’enquête révèle également que seuls 30 % des victimes portent plainte. Et ces chiffres cachent une vérité plus dramatique encore puisqu’ils ne tiennent pas compte de celles et ceux qui se taisent pour éviter de dynamiter leur famille, parce qu’ils ont peur, honte ou qu’ils veulent oublier.
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Démagogie dangereuse : Agressions sexuelles par Martine Warnier

« Savoir pour mieux combattre l’inceste » Victime d’agressions sexuelles par son propre père, la Lilloise Martine Warnier vient de sortir « Ma victoire sur l’inceste », une réédition de son premier livre. Rencontre avec une femme sensible et engagée qui souhaite briser l’un des tabous de la société actuelle.
Contrôleuse des douanes et militante syndicale, Martine Warnier s’est toujours battue pour prétendre à la stabilité. Mais la Lilloise a beaucoup souffert de l’inceste commis par son père à l’âge de 7 ans. Cette blessure enfouie l’a rendue malade pendant 45 ans. Urticaire et dépression faisaient partie du quotidien. Lorsque sa fille lui a avoué en mars 2001 avoir été victime d’agressions sexuelles par la même personne durant son enfance, les plaies se sont réveillées. Mme Warnier a alors décidé de briser le tabou et de porter plainte.
10 000 euros d’indemnités Justice a été rendue. En 2005, un tribunal civil lui accorde 10 000 euros d’indemnités. La même année, le père de Martine Warnier (aujourd’hui décédé) est condamné à 3 ans de prison avec sursis pour le viol d’une autre personne, en l’occurrence sa propre nièce. « La société a enfin reconnu ses actes », déclare la quinquagénaire. « Mais aucun suivi n’a été fait pour qu’il ne recommence pas », regrette-elle, pointant du doigt le manque de moyens des institutions.
Cette sortie au grand jour du déni a par ailleurs valu à Mme Warnier plus de trois ans de psychothérapie : « je me suis bagarrée pour me construire ». Avec le soutien de son entourage, la femme s’est investie d’un devoir de parole retranscrit dans son livre, « Le Vieux », retravaillé et réédité il y a peu sous le nom de « Ma victoire sur l’inceste ». « Je souhaite raconter la souffrance pour mieux l’expliquer. J’ai envie d’aider d’autres personnes », explique-t-elle.
Ce témoignage citoyen vise essentiellement à délivrer du « savoir pour mieux combattre l’inceste ».
A cet égard, Martine Warnier œuvre aussi en tant qu’animatrice pour l’association AIVI.

Références : Martine Warnier et son livre « Ma victoire sur l’inceste », éditions AàZ Patrimoine

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