Association québécoise Plaidoyer-Victimes

Mission et objectifs
Dès les débuts de l’Association, en 1984, les objectifs sont clairs :

  • sensibiliser les intervenants et le public aux besoins des victimes ;
  • informer les victimes des ressources disponibles ;
  • agir comme groupe de pression à l’égard des instances concernées ;
  • développer des propositions, des positions, des commentaires portant sur la situation des victimes, sur les améliorations à apporter, sur les droits des victimes ;
  • promouvoir la coordination des activités entre les intervenants, les réseaux d’entraide et les organismes communautaires ;
  • développer des connaissances sur la situation des victimes et la victimisation.

Depuis sa création, l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes a poursuivi sa mission et ses objectifs et a ainsi pu contribuer au développement de nombreux programmes et initiatives qui ont permis l’amélioration des pratiques à l’endroit des victimes, une meilleure compréhension de leurs besoins et l’humanisation du système de justice pénale.

L’Association est forte de la présence de ses quelque 275 membres (organismes ou individus) provenant des organismes d’aide aux victimes, du système d’administration de la justice, du réseau de la santé et des services sociaux, de la pratique privée, du milieu de l’enseignement et de la recherche. Elle compte aussi parmi ses membres des victimes et des proches de victimes.

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14/ Après un choc émotionnel, les prisonniers passaient au stade de l’indifférence et de l’insensibilité aux émotions

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On retrouve cette indifférence émotionnelle dans un contexte très différent, celui du camp de concentration, avec à nouveau les vertus positives et négatives d’une telle réaction. Le psychiatre V. Frankl précise qu’après une première phase assez courte d’intense choc émotionnel, les prisonniers passaient au stade de l’indifférence et de l’insensibilité aux émotions.
Par exemple, ils ne détournaient plus les yeux lorsqu’ils voyaient leurs compagnons d’infortune subir un châtiment quelconque. Ils étaient devenus insensibles aux émotions, indifférents à tout. Rentrer dans leur coquille leur évitait d’être atteints psychologiquement par les drames qui se jouaient autour d’eux. L’indifférence « faisait partie du mécanisme d’autodéfense de chaque prisonnier. La réalité s’estompait alors, et il pouvait concentrer tous ses efforts sur une seule chose ; sauver sa peau et aider ses compagnons à sauver la leur 42. »

Réaction utile de survie donc, mais qui comporte aussi sa face noire, puisque cette réaction, nous dit V. Frankl, réduisait également la vie intérieure du prisonnier à un état quasi primaire.

42 V. Frankl, Découvrir un sens à sa vie, op. cit. p. 47

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