2/ Le regard du père sur sa fille par Delphine de Vigan

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Le regard de Georges sur sa fille semblait empreint 
d’étonnement.
Lucile avait quelque chose de sombre 
qui lui ressemblait. Depuis qu’elle était toute petite, 
Lucile l’intriguait. Cette manière qu’elle avait de s’isoler, de s’abstraire, de se tenir d’un seul côté des chaises, 
comme si elle attendait quelqu’un, d’utiliser le langage 
avec parcimonie, cette manière, avait-il parfois pensé, 
de ne pas se compromettre. Mais Lucile, il le savait, ne 
perdait rien, pas un son, pas une image. Elle captait 
tout. Absorbait tout.
Comme ses autres enfants, Lucile 
voulait lui plaire, guettait son sourire, son assentiment, 
ses félicitations. Comme les autres, elle attendait le 
retour de son père et parfois, lorsque Liane l’y encourageait, racontait sa journée. Mais Lucile, plus que tout 
autre, était reliée à lui.

Et Georges ne pouvait détacher son regard d’elle, 
fasciné.
Des années plus tard, sa mère raconterait cette 
attraction que Lucile exerçait sur les gens, ce mélange 
de beauté et d’absence, cette façon qu’elle avait de soutenir le regard, perdue dans ses pensées.
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Pédophilie : l’ambiance est à la tolérance par Ceri

par Ceri (son site)
samedi 1er octobre 2011
Faisons le point sur l’ambiance du moment, si tolérante envers les pédophiles, contrairement à ce qui est clamé haut et fort.
Parce que oui, aujourd’hui les pédophiles sont très à l’aise. Ils ont leurs forums, leur journée internationale, des « scientifiques » qui les défendent… On n’est pas encore revenus à leur grande période revendicative des années 70, mais on en prend le chemin.

Contrairement à ce qu’on croit, les pédophiles ne sont pas honteux, au contraire ils revendiquent. Ils ont même crée une journée pour cela, qui s’appelle International Love Boy Day[1] pour ceux qui préfèrent les petits garçons, et Alice Day pour ceux qui préfèrent les petites filles.
Crée en 1998 pour rendre « honneur et reconnaissance » aux « amoureux des garçons qui, dans leur quête d’amour et d’acceptation qu’ils ne pourront trouver nulle part ailleurs, choisissent de défier les règles artificielles et malicieuses qui interdisent un tel amour », nous dit-on. On reconnaît là la phraséologie classique des pédos, qui n’aiment rien tant que de se faire passer pour des victimes du système.
Ils ont même leur logos, leurs slogans etc. Une vraie stratégie de communication…
Leur jour, c’est « le premier samedi après le solstice d’été dans les hémisphères nord et sud ». Un peu ésotérique, mais passons. La « prochaine célébration » aura donc lieu le 24 décembre 2011.
[1] Je ne mets pas le lien de leur site pour ne pas mâcher le travail à d’éventuels pédos.
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