Lettre posthume à ma mère par Brigitha Balet

Maman dis-moi pourquoi : mon enfance fut un enfer ?
Maman dis-moi pourquoi : ma vie fut un calvaire ?
Maman dis-moi pourquoi : ta vie fut un mystère… ?
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Maman encore pour la énième fois tu es partie t’amuser le soir, me laissant seule avec mes petits frères et sœurs et ton mari abuseur. Je dors dans votre lit. Tu le sais bien puisque tu veux que je dorme avec toi lorsqu’il travaille la nuit. Pourquoi ce désir,aurais-tu peur de te retrouver seule avec toi-même. 
Environ une heure avant son départ au travail, mon père entre dans la chambre où je dors, il se déshabille et se couche auprès de moi pour accomplir son funeste besoin sexuel. Je suis terrorisée, ses yeux sont globuleux, je tremble de peur et je hurle mais il met sa main sur ma bouche, je n’arrive plus à souffler, il me dit de me taire et affirme qu’il ne me fera pas de mal. Il accomplit son monstrueux forfait, se lève et s’habille et m’ordonne sèchement de ne pas divulguer à qui que ce soit ce qui venait de se passer en signifiant qu’il me tuerait si j’avais l’audace de parler puis il se rend à son travail de nuit. Je suis seule, désespérément seule, c’est l’horreur, mes larmes coulent, je ne vois plus rien, elles ne s’arrêtent plus. Je sors du lit pour me laver, laver l’affront, laver les souillures, mais ces souillures restent à jamais marquées dans ma vie.
Le pire c’est ce silence que je dois garder, ne rien pouvoir dire car je sais que toi ma mère tu as déjà une fois consenti lorsque notre voisin ma violée, j’avais à peine six ans, tu es devenue la complice d’un acte criminel.
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Autres billets de Brigitha
Lettre posthume à mon géniteur de « père »

Augmenter notre intelligence émotionnelle

Hubert Guillaud, Xavier de la Porte et Rémi Sussan
17 août 2012
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La pantomime des émotions agissent comme des lubrifiants sociaux dans nos conversations », explique Sally Adee. Nos clins d’yeux inconscients signalent à l’autre que nous le comprenons, mais certains imperceptibles clignements d’yeux indiquent quand ce n’est plus le cas. Beaucoup de ces signaux peuvent être mal interprétés – sans compter que les différences culturelles font que certains signaux n’ont pas le même sens d’une culture à l’autre.
« La plupart du temps, en fait, nous n’arrivons pas à les repérer. Lors d’une conversation en face à face, des milliers d’indicateurs minuscules sur le visage d’une personne – plissement du front ou des lèvres, clignement et froncement des yeux – ajoutent une série d’indices non verbaux à nos communications verbales. »
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Contrairement à ce qu’on croit, »la capacité à lire les émotions de quelqu’un ne vient pas nécessairement avec l’empathie », prévient Baron-Cohen.
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